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L'hiver et ses inconvénients &John Price

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Erin FranteckRebels' leader
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MessageSujet: L'hiver et ses inconvénients &John Price Jeu 27 Jan - 18:53

Spoiler:
 

Il faisait froid, très froid même, dans la petite commune de Meryton. Une brise légère passant dans les long cheveux d'Erin. Elle revenait d'une longue promenade, à l'opposé de la ferme des O'Loughlin, ses cousins, où elle logeait avec son frère Yann. Comme d'habitude, elle y allait seule, elle avait en horreur la compagnie lors de ces promenades. Soit ils parlaient trop, soit ils n'avançaient pas assez vite, et au final elle était encore plus énervé en rentrant. Au début, son oncle avait essayé de la faire accompagné, car une jeune fille seule pouvait avoir des ennuis si elle croisait des hommes mal-intentionné. Maintenant, il ne s'en faisait plus pour elle, ce petit bout de femme pourtant assez menue, n'avait rien à craindre de ce point de vue là. Ceux qui lui cherchaient des ennuis par contre, pouvaient s'inquiéter, eux.

Erin pressait le pas pour rentrer, la petite brise de tout à l'heure commençait à se transformer en bonnes ravales de vent violents, et de grosses bourrasques venaient percuter de plein fouet son visage. Il était grand temps de rentrer, d'autant plus que la nuit commençait à tomber. Puis, la neige se mit à tomber très vite. Un vrai déluge! Vu la vitesse à laquelle toute cette neige tombait, elle n'était pas sure de pouvoir rentrer avant qu'une bonne couche se soit installer. Erin grommela. L'Angleterre, c'était nul! Elle préférait largement l'Irlande, avec ses belles prairies vertes. Quelle idée ils avaient eu, elle et Yann, en abandonnait leur ferme, et en allant rendre visite à leurs cousins hein! Parfois, elle se demandait quelle mouche l'avait piqué ce jour là. Oh bien sur elle le sait. Son père venait de mourir sous ses yeux, d'une longue et pénible maladie, choquée et déboussolée, elle n'avait pas trouvé d'autres réactions plus mature, que de fuir le plus loin possible. C'est tellement plus facile que d'avouer sa faiblesse, et de pleurer un bon coup. Erin atteignit le bourg de Meryton, et déjà la neige commençait à la ralentir. Elle avait du mal à marcher, avec les 5 bons centimètres qui étaient déjà tombé. Ca n'allait pas en s’arrangeant d'ailleurs, ça tombait de plus belle. Il restait un bon kilomètre à parcourir avant de rentrer à la ferme, et avec ce temps, même elle ne pouvait pas y arriver sans risquer de mourir de froid, Il fallait qu'elle trouve un endroit pour s'abriter.

Elle fit le tour des options qu'elle avait... L'auberge, mais elle n'avait pas d'argent. Et quand bien même, elle n'avait pas les moyens de le dépenser là-dedans. The Cave? Non, c'était hors de question. Elle ne travaillait pas ce soir là, donc elle n'avait rien à y faire. Elle n'avait pas non plus lier d'assez bonnes amitié avec une bonne âme vivant dans le bourg pour aller demander à y rester pour la nuit. L'église? Après tout, normalement c'est un endroit ouvert à tous et à toute heure du jour et de la nuit, où l'on peut se réfugier si besoin. Ça lui semblait être une bonne idée! Et l'église n'était qu'à une petite centaine de mètres de là où elle était. Elle y couru donc, et essaya d'ouvrir la grande porte en bois massif. C'était ouvert! Parfait! Il y avait même de la lumière, avec les bougies allumés de part et d'autre de la petite église. Se serait un endroit idéal pour attendre la fin de la tempête... enfin si elle s'arrêtait un jour.

Erin, curieuse comme elle l'était, s'occupait en faisant le tour du propriétaire en long, en large et en travers. Tantôt elle s'amusait à allumer toute les bougies, puis à feuilleter les bibles à disposition des paroissiens. Ne sachant pas lire, tout ça n'avait aucun sens pour elle, mais ça avait le mérite de l'occuper. Mais alors qu'elle commençait sérieusement à tourner en rond et à ne plus savoir quoi faire, elle aperçut une ombre, qui n'était autre que celle du révérend. Cependant elle n'y preta pas plus d'attention que ça, ne l'ayant pas reconnu, ni même réellement vu.


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MessageSujet: Re: L'hiver et ses inconvénients &John Price Mar 8 Fév - 18:12

Spoiler:
 

« Des raclures et des rogatons ! »
Furieux, le Révérend laissa brusquement retomber le couvercle de la malle. Encore une déception. Chacune de ses explorations dans l’étroit grenier surchargé de la minuscule sacristie revenait au même constat : rien de monnayable. Bien sûr il n’espérait pas trouver de trésor caché, mais tout de même, une petite antiquité, un objet semi-précieux offert par quelque bienfaiteur… Ce n’était pas possible qu’il n’y ait rien à tirer de ces vieilleries. Hélas, il fallait se rendre à l’évidence. Son regard erra un instant sur les quatre bustes mangés aux vers qui grimaçaient sur une vieille console : les précédents pasteurs de Meryton couvaient d’un regard placide leur peu glorieux successeur.
« Bande d’abrutis », grommela-t-il.
Les reléguer au grenier avait été une de ses décisions d’aménagement les plus satisfaisantes. Tout près d’eux, une caisse éventrée débordait de recueils de psaumes. Il en feuilleta rapidement un. Hors d’usage. Pour en tirer le poids du papier, cela en valait-il la peine ?
Il faudrait trouver autre chose… De toute façon la nuit tombait, et il neigeait de plus en plus fort. L’œil de bœuf ne laissait plus entrer assez de lumière pour continuer. Excédé, il lâcha le psautier qu’il avait encore en main. Celui-ci s’éparpilla sur le sol en feuillets jaunis, libérant quelques fragments oubliés : une fleur séchée, une image coloriée, et une lettre pliée en quatre, qui se répandirent sur le plancher. Le révérend, qui avait tourné les talons, ne les vit pas, et descendit le petit escalier très raide qui menait à la sacristie.
Le feu mourait tranquillement dans la petite cheminée de l’unique pièce. Sur son bureau, le début du sermon du dimanche suivant, déjà émaillé des citations bibliques et des commentaires auxquels ses ouailles ne comprendraient rien.
« Imbéciles », marmonna-t-il. Il choisit une chandelle et se pencha pour l’allumer aux tisons de la cheminée. Inutile de ranimer le feu : il allait fermer les portes, et puis rentrer chez lui supporter le regard des siens. Mieux valait se dépêcher avant que la tempête ne devienne trop forte pour rentrer. L’étroite banquette de la sacristie n’offrirait aucun confort.
Il passa dans le bâtiment principal. Le temple était silencieux mais quelques bougies avaient été laissées allumées par des crétins et des dépensiers. Il allait falloir faire le tour pour tout éteindre, quelle corvée. Non contents de lui imposer leur bêtise crasse, les bons paroissiens de Meryton le prenaient pour leur domestique.
Il en avait déjà éteint plusieurs quand il s’aperçut qu’il n’était pas seul. Une silhouette, indéniablement féminine, s’affairait dans un coin. Le révérend la voyait à peine dans le halo des bougies, mais en s’approchant, il leva un sourcil appréciateur : ce n’était sûrement pas une paysanne venue lui apporter ses compliments et une douzaine d’œufs. Pas du tout la paroissienne moyenne. Que faisait-elle là?
"Je m'en allais, Miss. Je vais fermer. Je peux peut-être vous aider?"
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Erin FranteckRebels' leader
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MessageSujet: Re: L'hiver et ses inconvénients &John Price Sam 12 Fév - 0:16

Spoiler:
 
Erin se retourna lorsqu'on l'interpella, pour faire face à son interlocuteur. Elle fit une moue contrarié. Ah, finalement non, elle n'était pas seule. Elle qui pensait pouvoir faire la foire en toute impunité, elle devait songer à réviser ses plans. L'homme devant elle n'avait pas vraiment l'air commode de surcroît. Erin était croyante, comme tout un chacun à cette époque, cependant il était rare de la croiser à l'église le dimanche, à chanter les louanges du seigneur. Elle n'y était allé tout au plus que deux ou trois fois depuis son arrivée à Meryton, à chaque fois pour faire plaisir à son oncle, qu'elle désespérait chaque jour un peu plus. Elle considérait que la messe était une perte de temps, il y avait bien mieux à faire d'un dimanche matin que d'écouter un homme droit et sec, qui vous récitait des psaumes d'un air las et fatigué. De toute façon la plupart du temps, elle n'y comprenait rien à tout son charabia. Et puis elle était loin de ressembler à la croyante lambda, elle se prostituait après tout, alors elle trouvait sa présence dans une église assez déplacé et hypocrite.

- La neige m'a surprise, je suis bloqué ici le temps que ça se calme... dit-elle perplexe.

Elle espérait grandement qu'il comprenne, et qu'il la laisse rester ici encore un moment. Elle avait des "arguments" qui ne se refusait pas en général, mais elle s'adressait à un homme d'église, qui était donc supposé avoir une certaine droiture d'esprit, pas sur qu'elle arriverait à le convaincre. Elle ne remettait pas en doute ces charmes, mais parfois elle devait bien admettre que tous les hommes ne tombaient pas à ses pieds comme des mouches. Bien dommage, mais la question n'était pas là.

Erin jeta un coup d'oeil au temps qu'il faisait dehors. Ca ne s’arrangeait vraiment pas, il y avait bien dix centimètres qui recouvrait les rues pavés de Meryton.

- Avec ce temps, je ne sais pas si sortir d'ici est très prudent...

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Dernière édition par Erin Franteck le Sam 12 Fév - 18:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'hiver et ses inconvénients &John Price Sam 12 Fév - 17:02

" Avec ce temps, je ne sais pas si sortir d'ici est très prudent…", disait l'alléchante jeune personne.
Le révérend Price eut un temps d’arrêt. La neige, bien sûr. Il n’allait pas pouvoir rentrer chez lui avant des heures, peut être même pas de la nuit. Bloqué ici, avec… ?
Il regarda un peu mieux son interlocutrice. Pas une habituée du dimanche, certes non. Une pelisse chaude, mais qui ne masquait pas une robe un peu trop près du corps, dévoilant un peu plus que la modestie ne l’autorise. Des cheveux libres, que ne retenait ni coiffe ni bonnet. Des mains trop soignées pour une paysanne ou une domestique… Autant de signes qui mis ensemble ne pouvaient mener qu’à une conclusion : ce n’était pas une jeune fille de la bonne société, mais une actrice ou une courtisane. En tout cas, c’était une vraie beauté, avec quelque chose d’étrange et de sauvage dans le regard.

« Vous avez raison, Miss, grommela-t-il. Il semble que vous soyez coincée ici… Et moi aussi par la même occasion. Je ne pense pas avoir eu le plaisir de vous avoir été présenté ? Vous l’aurez compris, je suis le Révérend Price. Je crois vous avoir déjà vue… mais pas ici. Je me trompe ? »

Elle le dévisagea, le menton levé, comme si elle le jaugeait avant de parler. Craignait-elle de lui répondre ? Ce n’était donc pas une actrice, qui aurait eu un mot d’esprit, une courbette… Elle ne pensait tout de même pas qu’il la jugeait ? Peut être que si ; elle avait l’air bien plus jeune vue de près. Si seulement elle savait à quel point la morale en était venue à l’indifférer. A quel point tout ceci n’avait aucun sens. Ou bien, se taisait-elle par pur défi ?

« Eh bien vous me le direz peut-être plus tard, alors », dit-il en haussant les épaules.

Il eut un soupir en pensant à son salon, au dîner chaud, à ses filles qui l’attendraient sans doute longtemps autour de la table avant d’oser demander à Emily de servir. Elles en profiteraient pour finir tous les plats et sortir des confitures pour Alexander. Au lieu de cela, pour le maître de maison, on ne sait quels restes froids dans la sacristie, un vieux bâtiment plein de courants d’air, une banquette inconfortable… Allons, il serait déjà bien avisé d’aller ranimer le feu dans la sacristie. Il avait déjà fait quelques pas dans cette direction lorsqu’il se retourna, comme à contre-cœur, et l’appela :

« Il y a du feu dans la sacristie, vous pouvez m’accompagner si vous le souhaitez ».
Elle sembla hésiter, puis le suivit, toujours sans rien dire.

« La nuit va être longue, Miss. Vous n’êtes pas obligée de me faire la conversation, mais il est possible que cela nous évite de mourir d’ennui. Puis-je au moins connaître votre nom ? »
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