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Froid, prière, peine et rencontre (pv Mary Springbury)

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Mary WyattPeasant
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MessageSujet: Froid, prière, peine et rencontre (pv Mary Springbury) Mar 28 Déc - 2:55

Cela se passait durant une après midi de décembre 1814 dans une région d'Angleterre. On était en plein hiver et la neige avait déjà tout recouvert. Où qu'on aille dans le village de Meryton ou ses environs, le sol était blanc. Il devait y avoir au moins dix centimètres de neiges au sol. Malgré cela le temps était quand même assez clément et doux, excepté quand le vent se levait. Or c'était précisément ce qui était arrivé dans les environs de cinq heure ce jour là. Les personnes qui se trouvaient dehors avaient été prises par surprise par un vent violent et s'étaient réfugiées chez elle. Pourtant, dans Meryton, il y avait une petite silhouette qui bravait la tempête. En effet, on pouvait voir une tache vert foncé se déplaçait dans la blanche neige. Cette étrange personne qui osait sortir par ce temps n'était autre que la petite Mary Wyatt. La fillette était bien loin de chez elle. Il était donc normal qu'elle n'ait pas pu s'y réfugier. Mais que faisait-elle donc tout seule à Meryton? Et par ce temps en plus? Vous allez l'apprendre. Si Mary était dans le village c'était pour se rendre à l'église et adresser une prière à sa mère. Pourquoi aller à l'église alors qu'elle aurait pu prier chez elle sans affronter le mauvais temps? Tout simplement parce qu'elle voulait également allumer un cierge en mémoire de sa mère. Si elle était venue seule et à une heure où il n'y avait pas de messe c'est pour plusieurs raisons. Tout d'abord, elle préférait quand il n'y avait pas trop de monde à l'église et que le pasteur n'était pas là. Ce dernier lui faisait un peu peur. Ensuite si elle n'était pas venue avec un membre de sa famille c'est parce qu'elle savait que parfois il arrivait qu'elle craque et qu'elle pleure en pensant à sa mère, et elle ne voulait peiner personne. Voilà pourquoi elle était tout seule. Elle luttait depuis déjà plusieurs minutes contre les éléments quand elle atteignit enfin la porte de l'église. Elle y entra et se retrouva enfin en sécurité et dans un lieu un peu plus chaud. Quiconque l'aurait regardé à cet instant, aurait deviné le mauvais temps qui régnait dehors. Le châle qui recouvrait sa tête et ses épaules était tellement couvert de neige qu'il était difficile de voir, avant qu'elle le nettoie, que sa couleur d'origine était le vert. La fillette n'était pas assez chaudement vêtue pour affronter le froid qu'il faisait à l'extérieur. C'est pourquoi c'est en grelottant qu'elle se dirigea dicrètement vers l'endroit où se trouvaient les cierges. Une fois qu'elle en eut allumé un, elle alla s'asseoir sur un banc et joignit les mains avant de se mettre à prier. Elle était toujours complétement gelée mais elle essayait de faire comme si de rien n'était. Elle commença en disant une prière qu'on lui avait apprise puis elle s'adressa à sa défunte mère. Elle espérait que là où elle était elle veillait sur les siens et les protégerait toujours. Elle lui raconta les efforts qu'elle faisait pour être une bonne petite fille afin qu'elle soit fière d'elle. Evidemment tout cela se faisait dans le plus grand silence. On était dans une église après tout.
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Mary SpringburyLady
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MessageSujet: Re: Froid, prière, peine et rencontre (pv Mary Springbury) Dim 2 Jan - 21:31

    Mary n'aurait pas du sortir alors qu'elle était déjà un peu malade. Mais peut lui importait, cela faisait un moment qu'elle n'était pas aller prier en dehors de la messe, et elle ressentait brusquement le besoin de le faire. C'était fréquent lorsqu'elle se sentait seule. Comme pour la plupart des gens, Mary se souvenait d'honorer Dieu quand elle n'allait pas très bien. Elle était très loin d'être une mauvaise chrétienne, mais c'était une tendance humaine assez naturelle envers laquelle elle ne parvenait pas à faire grand chose. Enfin bref. Elle s'était vêtue chaudement. Sa robe de velours bleu marine, qui surmontait un amoncellement de jupons, complétée par une cape en fourrure, la maintenait bien au chaud. Mais son père, inquiet et désapprobateur la supplia de prendre la voiture, même pour un trajet aussi court que celui de leur demeure à l'Eglise.

    Mary, pour lui faire plaisir, lui concéda cette faveur et grimpa dans la voiture. Elle se laissa bercer par le murmure des sabots des chevaux contre les pavés de la cour, puis contre la neige. Elle appuya sa tête sur la fenêtre et songea quelques instants à sa mère. Elle n'avait que peu de souvenir d'elle. Mais il lui semblait voir ses longs et soyeux cheveux blonds, presque blanc, dans l'étendu immaculé qui était devait ses yeux. La neige semblait avoir la même douceur, la même présence rassurante que le souvenir de Lady Springbury . Aussi froide, distante et diffuse que sa présence.

    L'attelage s'arrêta brutalement, extirpant Mary de sa rêverie. Le valet de pied lui ouvrit la porte et elle lui sourit gracieusement tout en se laissant glisser au sol. Elle pria ses deux domestiques d'aller trouver un endroit où se réchauffer, dans l'Eglise s'ils le voulaient, car elle ne voulait pas avoir à penser à eux, transis dans le froid, alors qu'elle se destinait à prier. Ils s'exécutèrent et s'approchèrent d'une taverne, pas si loin que cela. De là, ils guetteraient la sortie de Lady Springbury. Ils s'inclinèrent et disparurent. Mary poussa les portes de l'Eglise. Elle crut d'abord qu'elle était entièrement vide, ce qui n'avait rien d'étonnant : un jour de mauvais temps comme celui-ci décourageaient les plus fervents dévots.

    Mais, Mary ne tarda pas à apercevoir une petite silhouette, toute fine, assise sur un banc. Il s'agissait d'une petite fille. L'unique cierge allumé devait l'avoir été par elle. Mary ne souhaitait pas déranger ses prières, aussi s'approcha-t-elle, mais resta toutefois raisonnablement distante. Pas assez cependant pour ne pas entendre les légers claquements dents de l'enfant. Elle se leva alors, et vint discrètement s'asseoir près d'elle. Elle retira sa cape douce, chaude et moelleuse et la déposa sur les épaules frêles de l'adorable petite fille - car elle était jolie - en lui faisant un gentil sourire. Elle laissa à la jeune fille le soin de parler si elle en avait envie. Après tout, c'était Mary qui venait l'interrompre dans ses pensées, à elle de choisir si elle voulait lui adresser la parole ou non.
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MessageSujet: Re: Froid, prière, peine et rencontre (pv Mary Springbury) Lun 3 Jan - 14:48

Les mains jointes et les yeux fermés, Mary priait en faisant de son mieux pour faire abstraction du froid qui la tenaillait. Le châle avec lequel elle avait affronté le mauvais temps, et qui était fait avec la laine des moutons de sa famille, était plié près d'elle. Il n'était pas très grand et semblait usé par endroits malgré le soin avec lequel Mary s'en occupait. La petite fille y tenait beaucoup. C'était sa mère qui l'avait fabriqué pour elle quand elle était plus petite. C'était la dernière chose qu'elle avait cousu pour elle avant de tomber malade. La petite fille s'en séparait rarement. C'était un de ses trésors et elle ne voulait pas qu'on le lui prenne.
*Maman...Je suis désolée. J'ai dû t'inquièter pendant que je marchais dans la neige. Le temps m'a prise par surprise quand le vent s'est levé et j'était déjà trop loin de la maison pour pouvoir revenir en arrière. J'aurais voulu venir allumer un cierge pour toi le jour de noel mais... je n'ai pas pu. La neige a tout recouvert. Les champs, les prés, les plaines et les rues sont tout blanc. Il n'y a plus une seule fleur. Les animaux ne sortent plus. Malgré cela il y a toujours autant de travail et malheureusement je n'ai pas pu finir ton cadeau. J'aurai tant voulu pouvoir le terminer à temps.*
Depuis la mort de sa mère, la petite Mary avait l'habitude de venir secrètement à l'église presque tous les mois. Elle venait au moins une fois par mois allumer un cierge pour sa mère ou déposer une couronne de fleurs sur sa tombe. Concernant le cadeau qu'elle n'avait pas pu finir, il s'agissait d'un châle. Comme Mary passait souvent son temps avec sa mère quand elle était petite, elle avait appris beaucoup de choses en la regardant faire. Tricoter était l'une de ces choses. Tandis que la jeune fille s'adressait à sa mère, la sensation de froid, qui ne l'avait pas encore quitté, disparut et fit place à une douce et réconfortante chaleur. L'esprit totalement aborbé parce qu'elle racontait à sa mère, la petite crut un moment que c'était elle qui la réchauffait par son amour. Il lui fallut un moment pour comprendre que la source de cette chaleur était bien réelle. Quand Mary ouvrit les yeux et regarda autour d'elle, elle remarqua qu'elle était recouverte d'une cape. Une cape si douce et si chaude que, perdue dans ses pensées, elle avait cru que c'était un geste de sa mère. La fillette se sentait si bien, ne sentant plus le froid, qu'elle sourit. La cape ne pouvant être arrivée là toute seule, Mary regarda de nouveau autour d'elle mais plus attentivement cette fois. C'est alors qu'elle se rendit compte qu'une personne était assise près d'elle. Cette personne était une demoiselle. Il suffisait de voir ses vêtements pour comprendre qu'elle n'était pas pauvre et qu'elle appartenait même sans doute à l'aristocratie. Ses cheveux étaient blonds et la jeune femme la regardait avec un sourire sur le visage. Face à cette inconnue, la petite fille ne sut pas trop quoi dire ou faire. Elle n'avait pas l'habitude de rencontrer des personnes de l'aristocratie. Elle passait plus de temps à jouer dans la nature avec les animaux qu'à flâner dans Meryton. Elle ne connaissait donc pas grand monde bien qu'elle vive dans la région depuis toujours. N'osant pas regarder l'inconnue trop longtemps de peur de paraître impolie, Mary baissa la tête et un peu intimidée dit:
"Merci."
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MessageSujet: Re: Froid, prière, peine et rencontre (pv Mary Springbury) Dim 9 Jan - 18:43

    Mary admira la concentration de l'enfant en silence. Elle n'avait pas semblé être même consciente de sa présence. La jeune Lady se décida à suivre son exemple, mais sa prière fut nettement moins longue, bien qu'elle se fit dans le plus profond et digne recueillement. Elle adressa simplement un salut plein d'amour à cette mère presque inconnue et pria pour le salut de tous ses proches, et pour que tous puissent profiter encore un peu de la vie terrestre avant de partir rejoindre Dieu. Au plus profond de son coeur, Mary ne croyait pas à la Grâce de la manière dont l'enseignait les plus austères protestants. Elle ne croyait pas que l'on fût touché par la Grâce, dans toute sa générosité et avec une pointe de peur, elle osait croire que tout le monde aurait droit à Sa miséricorde infinie. Elle s'efforça cependant d'étouffer cette pensée et se montra plus assidue encore en récitant ses prières. Puis elle reporta son attention vers la petite fille qui n'était pas sortie de son pieu recueillement.

    Elle l'observa avec un doux sourire. Tout semblait indiquer qu'elle n'était pas de la haute société : tout d'abord elle était seule, c'était là un fameux indice, ensuite, ses vêtements n'étaient pas particulièrement bien adaptés à la saison et n'étaient pas fait d'une étoffe noble. Cependant, cette petite fille avait la dignité la plus parfaite. Le sérieux de son visage et son port de tête semblait indiquer une bonne nature. Elle devait sans doute mériter bien plus que ce qu'elle n'avait pensa Mary en remarquant avec air désolé la cape trempée de l'enfant. Elle tripota avec un semblant de culpabilité les dentelles qui ornait ses poignets et l'étoffe lourde et chaude de sa robe pâle. Mary avait l'habitude de fréquenter des gens d'une classe inférieure à la sienne, puisqu'elle avait, comme toute aristocrate, ses "pauvres", mais elle ne parvenait pas à savoir pourquoi, cette pieuse fillette lui attirait plus de pitié que tout autre personne, alors qu'elle avait eu l'occasion d'en voir de plus mal lotie.

    La fillette bougea enfin et se tourna vers elle. Ses grands yeux étaient rêveurs. Elle lâcha un faible merci après avoir baisser les yeux. Mary sourit avec bienveillance, et ses yeux se fermèrent légèrement, dans une expression de douceur infinie qui lui était coutumière. Elle lui répondit le plus sereinement du monde :

    "De rien, petite demoiselle, il ne fait pas froid dans cette église lorsque nos vêtements sont secs. Cette cape m'était inutile." Elle marqua une pause avant d'incliner la tête devant la fillette et de lui dire "Je m'appelle Mary Springbury... et toi, veux-tu bien me dire ton nom ?"
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MessageSujet: Re: Froid, prière, peine et rencontre (pv Mary Springbury) Lun 10 Jan - 2:32

Quand Mary avait regardé autour d'elle pour savoir qui lui avait déposé la cape sur les épaules, elle s'était rendue compte que l'église était vide. Enfin presque vide. Il y avait au moins deux personnes à l'intérieur. Mary bien sûr mais également la jeune femme blonde qui se tenait près d'elle et avait eu la gentillesse de lui prêter sa cape. Elle avait sans doute remarquée que la fillette était gelée. Un peu intimidée, Mary la remercia d'une petite voix sans oser la regarder. La jeune femme lui répondit que ce n'était rien. Comme il ne faisait pas froid dans l'église, porter une cape était inutile quand on était vêtu des vêtements secs. Ainsi la petite fille ne s'était pas trompée. L'inconnue s'était bien rendue compte qu'elle avait froid. Vu les habits peu chauds qu'elle portait et le temps qu'il faisait dehors, il aurait été étonnant qu'elle n'ait pas froid d'ailleurs. De plus le mauvais temps qui rêgnait et le fait que ce ne soit pas l'heure de la messe expliquaient qu'il n'y ait personne d'autre dans l'église. Ils devaient tous être chez eux bien au chaud. A moins que certains ne se soient réfugiés dans certains des commerces de la place. Une chose étonna un peu Mary dans les paroles de l'inconnue. Elle l'avait appelé "petite demoiselle". C'était mignon mais surprenant à entendre. Selon elle, une demoiselle désignait plutôt une jeune fille de l'aristocratie ou de la bourgeoisie. Et non une petite paysanne de dix ans. Après un moment de silence l'inconnue se présenta. Elle se nommait Mary Springbury. Mary? L'inconnue s'appelait Mary? C'était la première fois que la fillette rencontrait une personne portant le même prénom qu'elle. Un nom identique, voilà sûremment l'une des seules choses qu'avaient en commun les deux personnes répondant au nom de Mary. Elles appartenaient à deux mondes différents. L'une était une aristocrate tandis que l'autre était une toute jeune paysanne. L'une était blonde et l'autre était brune. Tandis que la jeune Mary regardait avec surprise celle qui se trouvait près d'elle, elle se disait que cette jeune femme blonde devait être certainement très différente de la femme blonde qu'était Amy Wyatt et que son frère avait épousé. Elle ne savait rien de Mary mais la gentillesse dont elle avait fait preuve à son égard et le doux sourire qu'elle lui faisait, lui disait que c'était quelqu'un de bien. Elle avait bon coeur. Alors que la petite pensait à cela, Mary Springbury lui demanda si elle voulait bien lui dire son nom. La fillette sortit de ses pensées et répondit doucement:
"Mary...Mary Wyatt."
Curieuse, elle se demandait comment réagirait la femme en face d'elle en apprenant qu'elles avaient le même prénom. Un prénom que la petite aimait beaucoup. Elle savait que c'était sa mère qui l'avait choisit pour elle.
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MessageSujet: Re: Froid, prière, peine et rencontre (pv Mary Springbury) Mar 18 Jan - 23:49

Un rire doux et complice s'échappa d'entre les lèvres rougies par l'air vivifiant de Mary. Elle n'avait elle non plus jamais rencontré une personne ayant le même prénom qu'elle, bien qu'elle sut qu'il était fort courant. C'était le prénom de sa grand-mère maternelle, et Mary se souvint avec amusement de la déception qu'avait été pour elle de ne pas porter le prénom de sa propre mère, Elinor. Ce dépit avait cessé lorsqu'elle avait vu pour la première fois une gravure de sa grand-mère et qu'elle l'avait trouvé fort belle. Elle espérait sans doute qu'un peu de la beauté de sa grand-mère rejaillirait sur elle grâce à ce prénom.

Elle baissa les yeux vers l'autre Mary, mais elle ne parvint pas à savoir si elle était jolie ; son visage était encore trop rond, trop enfantin, pour qu'on puisse dire d'elle qu'elle était belle. Mais ses traits, réguliers et souples, promettait un fort beau visage en devenir. Avec ses tâches de rousseur et la flamme de son regard, elle avait un petit air mutin et vif, que Mary n'avait jamais eu la chance de posséder. La petite Mary serait sans doute d'une beauté moins lourde et moins pompeuse que la sienne, plus sympathique, plus moderne. Elle lui répondit d'une voix amusée :

"C'est un fort joli prénom !"

Elle avait tant pensé au prénom de la fillette qu'elle n'avait pas tant prêté d'attention à son nom de famille. Elle était de la famille des Wyatt, un nom vaguement connu pour Mary, elle savait du moins qu'ils avaient été au service de ses parents -du moins il lui semblait. Il était toutefois certain à ses yeux que leurs familles fussent liés, puisque ce nom lui disait plus que quelque chose. Elle savait aussi que la famille Wyatt n'appartenait pas au milieu des plus aisés, et elle détourna un instant le regard pour que Mary ne voit pas l'éclair de pitié qui traversa un instant les yeux de l'aristocrate. Cela passa bien vite cependant, et Lady Mary se tourna à nouveau vers la fillette en lui souriant :

"Il me semble que ton nom ne m'est pas inconnu, mais je dois dire que je ne me souviens pas très bien d'où je pourrais l'avoir déjà entendu. Cela remonte à suffisamment longtemps cependant pour que toi tu n'en ai aucun souvenir, je pense. Quoi qu'il en soit, ta mère a eu bon gout de te donner un si joli prénom ajouta-t-elle avec un sourire.
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MessageSujet: Re: Froid, prière, peine et rencontre (pv Mary Springbury) Mer 19 Jan - 1:03

La jeune femme dût être amusée d'apprendre qu'elles avaient le même prénom car elle laissa s'échapper un petit rire. Quand Mary l'entendit, il résonna de mannière nostalgique en elle. Sa mère riait exactement de la même manière. Avec un mélange de douceur et de complicité. La petite se souvenait que, même si la famille n'était pas très riche et qu'ils devaient parfois surmonter des difficultés, sa mère ne perdait jamais le sourire. Elle priait le seigneur tous les soirs et travailler dur chaque jour en gardant l'espoir que leurs conditions de vies s'améliorent. Le plus important était que tout le monde aille bien et soit heureux. Son sourire réchauffait le coeur. Tout comme chacun de ses enfants elle amenait la joie de vivre dans la maison. Même si de toute la famille Wyatt, c'était la petite Mary qui avait vécut avec sa mère le moins longtemps, elle était une des personnes qui la connaissait le mieux par certains côtés. Quand elle était toute petite, elle était souvent dans ses jupes à regarder ce qu'elle faisait. Elle l'avait si souvent observé qu'elle était capable de la décrire les yeux fermés. Elle se souvenait des berceuses qu'elle lui chantait, des fleurs qu'elle aimait, de la manière dont elle riait. Le sentiment de nostalgie qui habitait la petite Mary était tel qu'il la rendait mélancolique. Tout à coup elle fut tirée de ses souvenirs par la voix de la jeune lady qui lui que c'était un fort joli prénom. En réponse à ces mots, la fillette se contenta d'hocher la tête sans rien dire. Le silence rêgna jusqu'à ce que la jeune femme blonde s'exprime à nouveau. Selon elle, son nom ne lui était pas inconnu mais elle ne se rappelait plus très bien où elle avait eu l'occasion de l'entendre. Elle conclut en disant que sa mère avait eu bon goût de lui choisir un si joli prénom. A l'évocation de sa mère, la petite brunette ne put s'empêcher de regarder le cierge qu'elle avait allumé pour elle et de replonger dans les souvenirs dont elle avait été sortie. Même s'ils étaient pauvres, ils étaient tous très heureux avant que sa mère ne disparaisse. Après sa mort rien n'avait plus jamais été pareil. Si seulement...si seulement sa mère n'était pas morte... Elle lui manquait tellement. Envahie par la mélancolie et une profonde tristesse, des larmes apparurent au coin de ses yeux et se mirent à couler le long de ses joues. Une petite voix triste brisa le silence de l'église:
"Maman..."
Même si elle savait que c'était impossible, elle voulait la revoir. Elle avait tant besoin d'elle. A la mort de sa mère, Mary avait perdu un peu de son innocence. Plus aucun sourire n'était apparut sur le visage de son père. Il avait beaucoup changé et faisait désormais peur à la fillette. Surtout quand il rentrait ivre à la maison. Perturbée par les changements qui se produisait dans sa famille, Mary avait perdu son insouciance et avait grandit trop vite.
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MessageSujet: Re: Froid, prière, peine et rencontre (pv Mary Springbury) Dim 20 Fév - 19:21

    Les yeux de la grande Mary suivit le regard de la petite Mary et la première, de nature plutôt fine et perspicace, comprit qu'elle avait fait une bourde. Elle fut confortée dans cette impression en voyant les larmes couler sur les joues rougies par le froid de la fillette. Lady Mary ressentit un pincement au coeur désagréable et coupable, tandis que la voix de l'autre Mary se brisait et laissait l'unique mot qu'elle avait prononcé en suspens dans les airs. Lady Springbury comprenait la détresse de la fillette. Elle aussi avait perdu sa mère, mais elle avait eu la chance d'avoir un père doux et compréhensif, et, il fallait bien l'avouer, une vie confortable, ce qui ne semblait pas être le cas de l'enfant. Mary se trouvait à la fois désemparée et compréhensive. Elle céda à une soudaine impulsion ; elle se pencha vers le jeune fille et la serra contre elle. Elle posa une main sur la tête de l'enfant pour la poser contre son cou et elle sentit quelques larmes humides contre sa peau.

    Les cheveux blonds et bruns se mêlèrent. Bien que Mary soit plus grande et plus forte que l'enfant, celle-ci n'aurait eu aucun mal à se dégager si elle en avait eu l'envie. De sa blanche main, Lady Mary caressait la chevelure soyeuse de la petite Mary, lui chuchotant des paroles réconfortantes qui résonnèrent dans le silence de l'église. Mary avait cessé depuis quelques années de pleurer lorsqu'elle pensait à sa mère, mais en voyant la détresse de l'autre Mary, elle sentit les larmes lui monter aux yeux. Elle desserra son étreinte et essuya les joues de la fillette.

    "Allons, allons, je suis sûre que votre maman est triste de vous voir ainsi quand vous pensez à elle. Je suis sûre qu'elle préfèrerait que vous souriiez, et pensiez à elle avec joie. Et puis je suis sûre que votre maman n'est pas seule, que ma mère lui tient compagnie, comme je le fais avec vous..."

    Elle sourit à Mary en essayant de se montrer réconfortante mais elle n'était pas sûre d'y parvenir. Elle avait un souvenir confus de la mort de sa mère ; elle ne se souvenait plus très bien de ce qu'on avait bien voulu lui dire pour la consoler, mais elle savait bien qu'elle n'avait rien voulu entendre. Il est bien beau d'utiliser des mots. Mais tout est toujours plus facile à dire qu'à faire...
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MessageSujet: Re: Froid, prière, peine et rencontre (pv Mary Springbury) Dim 20 Fév - 22:04

Maman... Dans ce simple mot on pouvait sentir toute la peine de Mary Wyatt. La tristesse de cette fillette dont l'enfance avait été bouleversée par la mort de sa mère et le changement de comportement de son père. Depuis que des larmes étaient apparues au coin de yeux de la petite fille et s'étaient mises à couler le long de ses joues, elles ne s'arrêtaient plus. La tête baissée, elle ne faisait plus attention à ce qui se passait autour d'elle. Elle se laissait totalement aller à son chagrin. Tout à coup elle sentit une personne la prendre dans ses bras et la serrer contre elle. Cette personne c'était Mary Sprinbury. La douce et gentille Mary qui, une fois de plus, ne s'était pas contentée de regarder ce qui se passait. Tout comme elle lui avait mis sa cape sur les épaules pour qu'elle n'ait plus froid, elle semblait désormais vouloir la réconforter. Même si elle la tenait dans ses bras, la jeune femme la laisser libre d'agir comme elle voulait. Elle pouvait s'écarter si elle en avait envie. Si la petite Mary avait été dans son état normal, il est probable qu'elle aurait été surprise face à un geste similaire venant de cette demoiselle de l'aristocratie. Elle aurait été étonnée mais elle n'aurait pas essayé de se détacher d'elle. Elle était encore jeune et avait besoin de tels gestes d'affection. Dans l'état dans lequel elle était ce jour là à l'église, elle en avait encore plus besoin. De se retrouver dans les bras d'une femme aussi tendre et qui lui rappelait sa mère ne fit qu'accroitre les pleurs de la fillette. Elle avait souvent pleuré par le passé en pensant à sa mère mais ces dernières années elle faisait de son mieux pour cacher sa peine en présence des membres de sa famille. Dans cette église, dans les bras d'une jeune femme qu'elle n'avait encore jamais vu avant et qui lui caressait gentiment la tête, elle était en train de relacher toute la peine et les angoisses qu'elle avait accumulé au fil des années. Quelques minutes s'écoulèrent ainsi avant que la grande Mary ne desserre son étreinte et essuie les joues de la fillette tout en parlant. Si la fillette avait été en état de faire attention aux détails elle aurait été très surprise par le vouvoiement utilisé pour s'adresser à elle et qui avait remplacé le tutoiement. Mary Springbury lui dit qu'elle était sûre que sa maman devait être triste de la voir dans cet état et qu'elle préférerait qu'elle sourit et soit joyeuse en pensant à elle. La petite fille savait bien qu'elle avait raison. Oui mais voilà c'est plus facile de dire ça que de le faire. On ne pouvait pas contrôler ses émotions et celles-ci étaient parfois trop fortes. Il suffisait de voir ce qui se passait pour le comprendre. Quand elle appris que Mary avait elle aussi perdu sa mère, elle fut peinée pour elle et ne put s'empêcher de réagir ainsi que son coeur d'or le lui disait. Elle vint se blottir dans les bras de la jeune femme blonde et lui fit un câlin. Elle était encore jeune et n'était pas toujours très douée avec les mots. Par ce câlin elle voulait montrer à Mary qu'elle était triste qu'elle ait connu ce drame elle aussi et lui montrer qu'elle l'appréciait. Elle la trouvait si douce et si gentille. D'une certaine manière elle lui rapellait sa défunte mère

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MessageSujet: Re: Froid, prière, peine et rencontre (pv Mary Springbury) Lun 21 Fév - 21:20

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    Lorsque petite Mary vint se blottir dans ses bras, la grande Mary eut un sourire doux et plein de gratitude, bien que celle a qui il était adressé ne put pas le voir. Elle devinait instinctivement que cette fois-ci c'était elle qui était réconfortée. Elle serra fort Mary contre elle et elle sentit une larme s'échapper de ses yeux clairs, rouler sur sa joue satinée et tomber sur les cheveux de la tendre enfant. Elle avait cru bien faire en la vouvoyant, en essayant de lui faire sentir qu'elles étaient égales, et qu'elle la considérait presque comme une adulte, mais la jeune Mary n'était plus sûre d'avoir bien fait, alors qu'elle sentait le corps si frêle si enfantin de la petite Mary. Et pourtant la distance entre elles semblait s'être considérablement réduite. Sans doute le fait qu'elles fussent toutes deux orphelines.

    May avait outre cela des pensées fort aristocratiques ; elle se demandait ce qu'elle pouvait faire pour cette fillette qui la touchait tant et qui semblait venir d'un si misérable milieu. Peut-être pourrait-elle accompagner l'enfant chez elle et rencontrer son père pour lui donner quelques sous. Ou alors, il pourrait y avoir une place de domestique chez elle, une place honorifique bien sûr, elle n'aurait pas grand chose à faire, bien sûr. Mary, en tant que Lady, avait bien évidemment ses "pauvres" mais elle les aimait de manière égalitaire et uniforme, aucun avait sa préférence. Elle doutait cependant de la réussite de ses attentions. Elle ne connaissait pas les Wyatt, et certaines familles étaient trop fières pour accepter les attentions des plus riches. Mary n'avait pas l'intention de manipuler l'enfant qui se blottissait contre elle, mais elle devait tâter le terrain avant de visiter la famille ou de lui montrer ses intentions plus franchement.

    Elle caressa encore les cheveux de la petite Mary puis lui frotta le dos avec gentillesse et lui demanda : "Aimeriez vous garder ma cape ? Elle est un peu grande mais elle sera plus chaude que la votre, ou je pourrais en trouver une à votre taille chez moi... Mais je ne peux vous laisser ainsi transie de froid !"
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MessageSujet: Re: Froid, prière, peine et rencontre (pv Mary Springbury) Mar 22 Fév - 5:00

Même si Mary Springbury était aussi blonde que Mrs Wyatt était brune et qu'elles étaient différentes par la classe sociale à laquelle chacune d'elle appartenait, elles étaient quand même très ressemblantes par bien des aspects pour la fillette qu'était Mary. Il n'y avait pas que le rire doux et complice de l'aristocrate qui rappelait sa mère à la petite. Il y avait mille autres petites choses qui éveillaient des souvenirs en elle. Quand Mary s'était blottie contre la jeune femme pour lui faire un câlin, elle avait pu sentir son parfum. Un parfum doux et floral. Un parfum apaisant rappelant celui de sa mère, fabriqué avec des fleurs des champs. Des fleurs, Mary en amenait souvent à sa mère que ce soit de son vivant ou non. Avant c'était pour lui faire plaisir car elle savait qu'elle aimait les fleurs. Après, à cette raison s'était ajouté le fait qu'elle voulait lui montrer qu'elle ne l'oubliait pas et qu'elle pensait à elle. Dans les bras de Mary Springbury qui l'avait serré contre elle, la petite avait également retrouvé une sensation qui lui manquait beaucoup. Son frère, son cousin et même parfois l'une de ses soeurs l'avait parfois pris ainsi dans leurs bras durant les dernières années mais même si c'était agréable il y avait un petit quelque chose qui manquait. Jamais encore avant ce jour d'hiver une personne n'avait pu faire à Mary un câlin qui lui rappelle à ce point ceux que lui faisait sa tendre mère. Mrs Wyatt était une femme douce et une mère tendre et affectueuse. Elle trouvait toujours le temps d'avoir des gestes de tendresse envers ses enfants et tout particulièrement envers Mary qui était la plus jeune et qui était souvent dans ses jupes. Comment résister à une aussi adorable fillette? Quand la petite avait fait un cauchemar, s'était fait mal ou était malade, c'était toujours la même personne qu'elle réclammait: sa maman. Sa présence lui faisait du bien et ses câlins encore plus. Quand elle était dans les bras tendres et chaleureux de sa maman, elle se sentait bien. Elle était au chaud et savait qu'elle n'avait rien à craindre, que les cauchemars ne pouvaient plus l'atteindre. Voilà les souvenirs qui revenaient à Mary tandis qu'elle était toujours blottie dans ceux de son homonyme. Tout à coup cette dernière se mit à lui caresser la tête et à lui frotter gentiment le dos avant de dire quelques mots. Elle voulait savoir si elle aimerait garder sa cape. Elle était un peu grande mais elle était plus chaude que celle qu'elle possédait. Elle pourrait aussi à la place lui en trouver une à sa taille chez elle. Quoi qu'il en soit elle ne pouvait pas la laisser transie de froid. Mary ne savait que répondre à tout cela. Avec ce qui était arrivé elle en avait presque oublié la cape qu'elle portait toujours. Elle était si douce et si chaude qu'elle plaisait beaucoup à la petite. Elle ne craindrait plus le froid si elle avait une telle cape pour la protégeait. En même temps, elle était trop grande et elle courrait le risque de marcher dessus. Or elle ne voulait surtout pas l'abîmer. Si le côté enfantin de Mary était très tenté par cette jolie cape, le côté raisonnable lui hésitait beaucoup. Cette cape allait beaucoup mieux à sa véritable propriétaire et tout particulièrement au niveau de la taille. En même temps, si elle ne gardait que son châle, elle ne pourrait pas affronter la tempête et le froid rêgnant dehors et serait contrainte de rester dans l'église. La petite risquait fort d'y passer la fin de la soirée et une bonne partie de la nuit car la tempête n'était pas prête de s'arrêter. Même avec une meilleure cape il serait imprudent la laisser affronter le mauvais temps. Le vent devenait si violent qu'on pouvait l'entendre même à l'intérieur de l'église.

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MessageSujet: Re: Froid, prière, peine et rencontre (pv Mary Springbury) Lun 7 Mar - 14:31

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    Mary ne sut pas vraiment comment interpréter le silence de l'enfant. Mais comme elle ne se raidissait pas dans le creux de ses bras, elle le tint pour l'expression de son hésitation. C'était une preuve que la fillette était bien élevée, ou du moins qu'elle était pourvue d'un certain sens de la dignité, doublée d'un sens pratique. Mary sourit doucement, quand soudain, des bourrasques de vent ébranlèrent les portes de l'église, et ce la fit sursauter la jeune Lady et acheva de la décider. Il était absolument hors de question que la petite Mary retourne seule chez elle, alors que le temps était si effroyable, avec ou sans sa cape. L'intervention de Lady Springbury serait alors judicieuse et non déplacée, il n'y avait plus à tergiverser.

    Cette prise de décision tacite fut soulignée par l'arrivée des valets de Mary. Ils s'inquiétaient sans doute de ne pouvoir rentrer s'ils attendaient plus longtemps que leur maîtresse se décide. Celle-ci se leva, la fillette toujours blottie contre elle tandis qu'elle avait toujours une main posée sur ses cheveux. Elle fit signe à ses domestiques de préparer l'attelage avec un hochement de tête et un sourire, avant de se tourner vers la petite Mary, posant ses mains sur ses épaules et se baissa pour que leurs yeux soient au même niveau.

    "Voilà ce que nous allons faire, mademoiselle... Nous allons rentrer ensemble chez mon père et je vous trouverai une cape. Je me refuse à vous laisser repartir seule chez vous, alors que le temps et si mauvais. Ensuite je vous ramènerai chez vous car j'ai une proposition à faire à vos parents, nous en parlerons ensemble dans la voiture, le voulez vous bien ?"

    La petite Mary n'avait en réalité pas vraiment le choix, ou avec une autre aristocrate que Mary elle ne l'aurait pas eu. Quand une Lady ordonne, elle ne demande son avis à personne. Mais Mary était d'un autre métal, et elle préférait que tout soit fait au gré de la fillette. Elle savait cependant très bien que si Mary acceptait tout à l'heure son offre d'emploi dans la voiture, sa famille n'aurait rien à redire, et cela convenait fort bien à la jeune Lady, car elle ne savait toujours pas de quelle sorte de famille Mary pouvait bien sortir, bien qu'elle fut à présent persuadée d'avoir déjà entendu le nom de Wyatt quelque part...
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MessageSujet: Re: Froid, prière, peine et rencontre (pv Mary Springbury) Mar 8 Mar - 2:32

Mary était blottie contre son homonyme, en train de se demander ce qu'elle pourrait lui répondre, quand soudain elle fut interrompu dans ses réflexions par des bruits inquiétants qui la firent sursauter. Le temps à l'extérieur devait s'être gâté car elle avait l'impression qu'un vent violent frappait l'église de par et d'autre. Elle n'osait même pas imaginer à quoi cela ressemblait à l'extérieur de l'église pour qu'une telle chose se poduise. Depuis tout petite elle n'avait jamais aimé quand le temps était exécrable à ce point. Apeurée et inquiète à l'idée d'être obligée de rester dans l'église toute la soirée et peut être même jusqu'au lendemain matin, la petite se blottit plus près de Mary Springbury. Elle avait besoin de sentir sa présence chaleureuse et réconfortante. Il y avait tellement de bruit dehors, que la fillette ne se rendit même pas compte qu'une autre personne était entrée dans l'église et était venue vers elles. Elle croyait qu'elles étaient encore toutes les deux. Quand elle sentit la lady se lever, la petite fille fut très inquiète. Elle craignait que la jeune femme s'en aille afin d'avoir des chances de rentrer chez elle avant que le temps ne devienne encore pire qu'il ne l'était. Effrayée à cette idée, elle resta très proche d'elle, les mains tenant fébrilement la robe de celle-ci vu qu'elle ne pouvait plus désormais atteindre sa taille. Peu de temps après, Mary Springbury posa ses mains sur ses épaumes et se baissa à son niveau pour qu'elles puissent se regarder dans les yeux. On pouvait voir une nette inquiétude dans le regard de la petite qui craignait d'entendre quelque chose qui ne lui plairait pas. Heureusement ce n'est pas ce qui arriva. La jeune femme commença en lui disant comment cela allait se passait. Elles allaient rentrer ensemble chez le père de la jeune femme, où cette dernière trouverait une cape. La petite Mary fut très surprise en entendant cela puis rassurée en apprenant que la blonde demoiselle ne voulait pas la laisser repartir seule chez elle avec un temps aussi mauvais. C'était vraiment très gentil de sa part de se préoccuper ainsi d'une personne qu'elle n'avait encore jamais vu auparavant. Surtout qu'elle voulait l'enmener avec elle et lui donner une cape comme la sienne. La jeune femme ajouta qu'elle la ramènerait chez elle car elle avait une proposition à faire à ses parents. Une proposition qu'elle lui ferait avant dans la voiture. La blonde lady termina en lui demandant si elle le voulait bien. Suite à cette questions, la petite fille resta silencieuse. Elle avait besoin d'un peu de temps pour analyser tout ce qu'elle venait d'entendre. L'idée de pouvoir aller chez Mary lui faisait plaisir et ce pour plusieurs raisons. Tout d'abord, cela lui éviterait de rester tout seule dans l'église à espérer, peut être en vain, que le temps s'améliore. Ensuite, même si elle ne connaissait pas vraiment la jeune femme, elle l'aimait déjà beaucoup. Elle était si douce et si gentille qu'elle lui rappelait sa mère. Pour finir elle était attirée par la pensée d'avoir une cape douce et chaude. Si elle en avait une elle en prendrait le plus grand soin, en l'honneur de la généreuse personne qui la lui aurait offerte. Concernant le fait de vouloir la ramener chez elle, c'était une fois de plus une proposition généreuse et bienveillante de sa part. La petite ressentait de la curiosité car elle se demandait quelle proposition la jeune femme voulait lui faire. Cela devait être très important pour qu'elle ait besoin d'en parler à ses parents. Enfin ses parents... Si par parents elle parlait de ceux dont elle était la fille, il ne lui restait plus que son père et elle avait peur de lui. Elle trouvait qu'il avait beaucoup changer depuis la mort de sa maman. Ce n'était plus le même homme. Elle n'osait même pas imaginer Mary parler à l'homme ivre qu'était souvent son père. Par contre si par parents, elle parlait des membres de sa famille en général, alors là c'était plus rassurant. Pour résumer toutes ses réflexions, on pouvait dire qu'il y avait tellement de points positifs dans les paroles de la grande Mary et que la petite Mary avait été si inquiète à l'idée de se retrouver toute seule, qu'au fond la réponse était claire. Toutes ces réflexions avaient été faites en un très court instant dans l'esprit de la petite et elle était au fond si soulagée qu'elle ne put s'empêcher de sa rapprocher de la jeune femme et de passer ses bras autour de son cou. Elle était d'accord. Elle voulait aller avec elle. Elle le voulait vraiment.

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MessageSujet: Re: Froid, prière, peine et rencontre (pv Mary Springbury) Mer 9 Mar - 16:03

    Mary prit le geste de Mary Wyatt pour un oui. La Lady s'accommoderait bien aux défauts de la famille, s'il y en avait, puisque Mary désirait venir avec elle. Elle réfléchissait déjà de quel emploi elle pourvoirait la fillette. Elle ne voulait rien de trop dur, ni de trop contraignant, aussi il était plus simple qu'elle ait toujours un œil sur elle. Elle faisait bien sûr confiance à ses domestiques, mais elle savait que tous n'étaient pas partisans du laisser aller ou de la nonchalance, ou de quoi que ce soit qui y ressemble, de la part de tout le monde. Mary craignait de mettre l'enfant dans les bras d'une domestique un peu trop rude. Il faudrait même qu'elle ait un statut supérieur aux domestiques pour être tranquille. Si elle avait été plus âgée, elle aurait pu sans problème lui conférer un statut de demoiselle de compagnie. Oh et puis qui allait l'en empêcher ? Elle était maîtresse de la maison Springbury et pouvait faire ce qu'elle voulait. Elle pouvait tout à fait donner à Mary ce statut, la rémunérer autant qu'il lui plairait. Et d'ailleurs, c'est ce qu'elle allait faire.

    Elle se redressa, serrant l'enfant contre elle, la portant. Mary, avec son homologue dans les bras, toute fine et toute légère, se dirigea vers les portes de l'Eglise. Avant de les ouvrir elle reposa Mary au sol, et lui sourit avec douceur, comme à l'accoutumée. Elle prit sa petite main dans la sienne et inspira avant de lui faire sa proposition :

    "Vous plairait-il, Mary, de travailler chez les Springbury ? J'aimerai beaucoup vous avoir comme demoiselle d'honneur, si cela vous convient. Je demanderai bien sûr l'avis de votre famille, mais c'est d'abord à vous de choisir si cela vous ferait plaisir. Je ne vous demande pas de me donner une réponse immédiatement, bien sûr, il est normal que vous souhaitiez voir la maison et me connaître mieux avant de me donner une réponse, mais promettez moi d'y réfléchir, le voulez-vous ?"

    Elle n'aborda pas la question du salaire, se doutant que pour une enfant de 10 ans cela n'avait pas une si grande importance que cela. Mais elle serait payée, cela était certain. Bien sûr, elle devrait sans doute être hébergée par les Springbury mais Mary ne l'empêcherait jamais d'aller rendre visite à sa famille, cela aurait été injuste de l'en priver. Elle attendit la réponse de la fillette, avant de se préparer à sortir en ce jour de tempête.
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Mary WyattPeasant
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MessageSujet: Re: Froid, prière, peine et rencontre (pv Mary Springbury) Mar 15 Mar - 2:33

Peu de temps après avoir passé ses bras autour du cou de la jeune aristocrate, Mary sentit celle-ci la serrer contre elle, avant de la soulever de terre. Surprise, elle s'accrocha un peu plus sans pour autant serrer trop fort. Le fait d'être ainsi porté dans les bras d'une femme fit remonter des souvenirs enfouis dans la mémoire de Mary. Quand elle était plus jeune, sa mère la prenait souvent dans ses bras de cette manière là. C'était de cette manière qu'elle la berçait pour qu'elle s'endorme. C'était aussi l'un des moyens de la rassurer quand elle faisait un cauchemar. Les souvenirs de sa maman provoquaient deux sentiments chez la petite Mary: de la tristesse et de la sérénité. De la tristesse parce que sa maman était morte. De la sérénité parce que les moments de détente et de bonheur qu'elle avait vécu avec sa mère, elle avait l'impression de les revivre à nouveau grâce à la jeune lady. Mary Springbury était exactement la personne dont la petite Mary avait besoin. Elle n'aurait pas pu rencontrer une meilleure personne dans cette église par ce temps. Préférant la nature et les animaux à la foule et aux inconnus, la fillette était comme un animal sauvage quand elle était seule et non accompagnée par des membres de sa famille. La gentillesse et la douceur de lady Mary avait su l'aprivoiser. Elle n'avait pas eu peur d'elle une seule seconde. Même si elle la connaissait à peine elle l'aimait déjà beaucoup et ne voulait pas être trop tôt séparée d'elle. Cette petite fille, qui avait été privé trop tôt de sa mère, avait besoin d'affection et de se sentir en sécurité. Or, quand son père rentrait ivre à la maison, elle n'était pas sereine. Elle avait peur car elle trouvait son père violent. Il avait changé depuis que la maîtresse de maison était morte. Elle le connaissait depuis toujours et pourtant elle ne lui faisait plus confiance. C'était différent avec Mary. Elle avait confiance en elle. Elle sentait qu'elle ne lui ferait jamais du mal. Elle se sentait si bien dans les bras de son homonyme qu'elle poussa une petit soupir de déception quand elle retrouva le sol sous ses pieds. Cependant elle retrouva le sourire quand la jeune femme blonde lui prit la main. C'était mieux que rien après tout. Peu de temps après, Mary Springbury lui fit part de la proposition qu'elle avait mentionné quelques temps auparavant. Elle voulait savoir si cela lui plairait de travailler chez elle. Elle désirait l'avoir comme demoiselle d'honneur. Demoiselle d'honneur? Qu'est-ce que c'était? C'était la première fois qu'elle entendait une telle chose. La seule construction proche qu'elle connaissait était "demoiselle de compagnie". Est-ce que c'était la même chose? Est-ce que cela voulait dire que son travail consisterait à lui tenir compagnie? Si c'était le cas c'était plutôt tentant. La jeune femme la prévint qu'elle demanderait l'avis de sa famille mais que c'était d'abord à elle de choisir si elle en avait envie. Elle n'était pas obligée de donner une réponse tout de suite. Selon elle, il était normal de vouloir voir la maison et la connaitre mieux avant. Pour le premier point elle n'avait pas tort. Pour ce qui était du deuxième, la petite fille était sûre que la lady était une personne bonne, généreuse, douce et gentille et cela lui suffisait. Elle n'avait pas besoin d'en savoir plus. Quand la grande Mary lui demanda de réfléchir à sa proposition, c'est avec ferveur qu'elle répondit:
"Oui c'est promis."

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