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Replay, Replay, Replay [avec Gabrielle Brawne].

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MessageSujet: Replay, Replay, Replay [avec Gabrielle Brawne]. Ven 3 Sep - 3:19

Feat Gabrielle Brawne et Edward Formell.

Edward ferma un bref instant les yeux et resta parfaitement immobile, laissant le vent léger s'engouffrer dans ses cheveux. Tout ceci commençait à s'apparenter et à devenir comme un rêve. Il dissociait mal les choses ses derniers temps. Peut-être que s'il s'autorisait enfin à aller à la Cave afin d'avoir une véritable dose d'opium...

Non. Le laudanum prescrit par son médecin devait être suffisant pour l'instant. Il savait trop combien les choses pouvaient être hors contrôle dans une petite ville comme Meryton pour prendre le risque de tout voir s'éffondrer. Ce n'était jamais qu'un simple besoin, il n'était absolument pas accro... ça l'aidait temporairement à résister, voilà tout...

Ouvrant ses yeux à demi, il distingua les rues boueuses de la cité. L'église marqua l'angélus par ses trois tintements distincts et Edward rajusta instinctivement le col impeccable de son uniforme. Un aspect parfait qui rajoutait à son aura glacée;

Il ne la vit pas tout de suite (il ne le faisait jamais). Elle avait beau se déplacer avec une canne, elle faisait moins de bruit que la plupart des gens.

" Ca ira Miss Brawne? Vous êtes sure que vous ne voulez pas que j'appelle un de mes garçons pour vous accompagner?"

Edward tourna son visage vers sa droite et aperçut la silhouette et le visage déterminé de Gabrielle. Elle portait trois paquets ce qui s'avérait être trop. Le commerçant avait raison de s'inquiéter pour la jeune femme. Oh elle pouvait le faire. Gabrielle Brawne n'était pas du genre à se laisser vaincre par l'adversité, même quand il s'agissait de porter de lourds paquets malgré son handicap mais il était de bon ton de lui faciliter la vie tout de même.

Question de bienséance.

Peut-être même de plus. Edward était secrètement soulagé de tomber sur elle alors que l'après-midi s'achevait. Converser avec quelqu'un d'agréable qui ne posait pas avec de grands airs, qui ne minaudait pas et qui ne se laissait pas aveugler par l'uniforme lui ôterait momentanément tout soucis de la tête.
Glissant son chapeau militaire sur ses cheveux dorés, Edward fit signe au commerçant. Puis, en quelques pas à peine (l'avantage d'avoir de si longues jambes), il se trouva à côté de la préceptrice de la jeune Tidler et empoigna avec une facilité déconcertante les paquets avec lesquels elle se débattait quelques minutes aupravant.

" Ne vous en faites pas monsieur Miller. Je m'occupe de raccompagner Miss Brawne si elle me le permet." fit-il d'une voix rassurante.

La question était uniquement de facture. Gabrielle et lui avaient une sorte d'accord tacite à ce niveau. La présence de l'un était quasi réconfortante pour l'autre. Tout du moins selon Edward.

" Miss Brawne, vous devriez cesser de jouer à la fourmi." continua calmement le Colonel en la couvant de ses yeux cobalt.
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Gabrielle BrawneRebel
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MessageSujet: Re: Replay, Replay, Replay [avec Gabrielle Brawne]. Jeu 9 Sep - 17:33

Après cette épouvantable tempête qui avait frappé Meryton et ses environs, il était agréable d'avoir la possibilité de sortir de nouveau, en particulier pour Gabrielle qui affectionnait la marche plus que tout autre loisir. Elle était certes infirme, et pourtant cela ne l'avait jamais dissuadée d'entreprendre de longues promenades au grand air. Elle devait admettre que la région où elle vivait s'y prêtait tout particulièrement, regorgeant de superbes paysages et d'agréables sentiers. Elle tenait chaque jour à sortir, dès l'instant où les charges qu'imposaient sa fonction se trouvaient accomplies. Enseigner lui était agréable, d'autant plus que plus les jours passaient, plus elle se sentait attachée à sa jeune élève. Il s'agissait d'une chose qu'elle avait tenté d'éviter, puis d'ignorer. Mais elle ne pouvait plus y échapper. Sarah l'avait tout d'abord attendrie par les étranges dispositions de son caractère, avant que ses habitudes étranges et enfantines n'en fassent la préférée de la gouvernante. Néanmoins elle veillait consciencieusement à ce que cet attachement soudain ne soit nullement remarqué par quiconque. Que pourrait-elle bien gagner à éprouver de l'affection pour cet jeune fille, elle qui semblait ne jamais laisser paraître le moindre sentiment? Et pourtant, elle ne pouvait plus en nier la présence, mais craignait que cela ne produise un changement trop profond chez elle et l'empêche de quitter Meryton lorsqu'elle jugerait que le moment serait venu. Car elle ne comptait pas y demeurer bien longtemps. Sans doute resterait-elle un an, voire deux, puis elle partirait, avant que les attaches ne soient devenues trop profondes. Sans doute s'imposait-elle une grande souffrance dans son désir de toujours rester de glace, mais elle ne semblait avoir nulle intention d'améliorer sa situation. Bien au contraire, elle acceptait ce sort qui était le sien.

Lorsqu'elle voulut sortir ce jour là, se vêtant de sa pelisse, puis de son chapeau, elle se vit aborder par l'une des servantes, qui, voyant qu'elle s'apprêtait à entreprendre sa promenade quotidienne, la priait d'accepter d'effectuer quelques achats commandés par certains membres de la famille. En effet, l'employée de maison qui d'ordinaire était en charge de cela était prise d'un mauvais rhume. Gabrielle, après avoir prit connaissance des articles désirés, accepta d'un ton tel qu'il eut été impossible d'affirmer qu'elle en était heureuse, fâchée, ou simplement indifférente. Une fois libre de ses gestes, elle empoigna sa canne d'une main ferme et s'aventura à l'extérieur. Marcher jusqu'au village n'avait guère été dans ses projets, mais il le fallait. Elle se voyait chargée de rapporter des rubans, quelques chutes de tissus, entre autres objets. Fort heureusement, le propriétaire de la boutique, homme obligeant, l'aida à rassembler ses achats avant de les empaqueter afin qu'elle puisse les transporter. Il semblait inquiet de la voir rentrer seule, portant tout cela, et par trois fois lui proposa son aide. À chaque fois elle refusa, du ton le plus aimable qu'il lui était possible d'adopter. Un désir de solitude, son désir de ne pas déranger davantage ce brave homme, ainsi que, sans doute, une part d'orgueil, lui interdisaient d'accepter. Elle savait cependant qu'il lui serait difficile de transporter ces paquets aussi loin. Mais elle ne s'était pas attendue à voir soudainement à ses côtés M. Edward Formell, comme s'il fut apparu de nulle part. Elle en eut presque un sursaut, tandis qu'il prenait ses paquets, assurant qu'il la raccompagnerait. Elle le salua d'un signe de tête.


« Je vous en suis fort obligée. »

Il était entre tous le seul être qui eut pu lui faire accepter sans rechigner cette faveur. Et pourtant, elle en savait bien peu à son sujet. Sans doute avait-elle perçu cette étrange ressemblance qui, quelque part, les unissait. Sa réplique ne parvint pas à la faire sourire. Comme toujours, son visage semblait figé, et seul un œil alerte eut pu percevoir que ses traits étaient plus détendus que d'ordinaire.

« Ce n'est pas par plaisir, je vous l'assure. Je me contente de satisfaire au mieux ceux pour qui je travaille. » Puis, après quelques secondes d'interruption, elle s'adressa de nouveau à lui. « J'ose espérer, M. Formell que vous n'êtes attendu nulle-part, auquel cas, me raccompagner vous retarderait. »
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MessageSujet: Re: Replay, Replay, Replay [avec Gabrielle Brawne]. Mar 14 Sep - 0:00


« Ce n'est pas par plaisir, je vous l'assure. Je me contente de satisfaire au mieux ceux pour qui je travaille. »

Edward aquiesça et eut un léger sourire désabusé. Ils avaient ça en commun: travailler afin de satisfaire son employeur.

Au moins avait-elle la satisfaction de travailler pour des personnes honnêtes. Quand à lui, il n'en était plus si certain que ça.
Quand il était entré dans l'Armée, il l'avait fait parce que c'était la chose à faire. La question ne s'était pas posée quand à son avenir. On lui avait dit qu'il entrerait dans les armes et c'est ce qu'il avait fait.

Et il avait aimé ça.

De la chance vraiment. Edward avait rencontré un tas de jeune gens qui abhorraient leurs uniformes ou le port de sabre et ceux là finissaient toujours par mourir de désespoir. On parlait de héros alors et de soldats morts pour la patrie mais les trois quarts d'entre eux, Edward savait que ce n'était pas seulement une bombe ou une balle de baïonnette qui les avaient achevé, c'était le poids trop lourd de leurs vestes et la boue attachée à leurs chaussures en mauvais état.

Edward repositionna les paquets dans ses bras afin de ne pas les laisser glisser et marcha tranquillement en compagnie de la jeune femme. Gabrielle était comme un ion négatif.

Son calme et sa conversation parvenait à neutraliser la remontée de souvenirs désagréables. Elle agissait presque aussi bien que le laudanum et Edward s'en voulait presque de rechercher aussi brusquement sa compagnie tant cette envie venait d'un élan parfait d'égoïsme de sa part.

« J'ose espérer, M. Formell que vous n'êtes attendu nulle-part, auquel cas, me raccompagner vous retarderait. »

Edward tilta son visage vers Gabrielle.

« Les gens attendront Miss Brawne. Ces paquets viennent de devenir une priorité nationale. » fit-il sur un ton léger. « En tout cas il y en a aisément pour une fortune... je ne comprendrais jamais pourquoi les gens s'obstinent à avoir autant de tenues différentes. Sans doute suis-je trop habitué à l'uniforme. »

De fait Edward portait rarement autre chose et quand cela était le cas c'était d'un traditionnel terrifiant. Chemise blanche, pantalon noir. D'un autre côté il était tellement grand qu'il était obligé de tout faire tailler sur mesure alors si en plus il fallait s'amuser à rajouter des fioritures à la mode...

Le colonel jeta un bref coup d'oeil à Gabrielle. Elle était toujours vêtu très sobrement. Au limite de l'austérité. Et Edward se demanda si cela était dû à son goùt propre ou à sa condition.

« Avez-vous une couleur favorite Miss Brawne? » demanda t'il avec une courtoisie teinté de curiosité.
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MessageSujet: Re: Replay, Replay, Replay [avec Gabrielle Brawne]. Dim 19 Sep - 23:45

Gabrielle, en tant qu'employée digne de ce nom, n'en serait jamais venue à dénigrer ceux pour qui elle travaillait. Peu lui importait par ailleurs qu'ils aient été indulgents ou rudes à son égard. Certes, avoir la possibilité d'enseigner à une élève aussi aimable et attachante que Sarah Tiddler était un avantage et une chance qu'elle savait reconnaître. Cependant, s'il s'était agi d'une enfant insupportable et gâtée, élevée par des parents aussi pédants que méprisants, la situation n'aurait guère été différente à ses yeux. Elle aurait été moins agréable sans doute, mais la jeune femme ne s'en serait jamais plainte. Elle n'était nullement payée pour faire partager ses états d'âme, cela était clair. Elle semblait en tout lieu et à chaque instant, détachée de chaque situation. Y compris de celle-ci, où, à moins de l'observer avec la plus grande attention, il aurait été impossible d'affirmer si elle était satisfaite ou mécontente, si la présence du Colonel la réjouissait, si elle lui était désagréable, ou indifférente. Oui, Miss Brawne était bien l'une de ces personnes si énigmatiques qu'il sembleraient qu'elles aient été taillées dans le marbre, si bien qu'il était aisé d'en oublier que cette jeune personne était également capable de sentiments. Elle-même n'en était parfois plus tout à fait certaine, tant elle s'appliquait à se détacher des choses. Son existence n'était structurée que des règles avec lesquelles elle avait vécu à l'école, et dont elle ne s'était jamais détachée, d'où sans doute cette aura de complète austérité qui émanait d'elle. Mais, si les dispositions de son caractère étaient difficiles à percevoir, il était une chose que l'on pouvait affirmer avec certitude: elle n'était pas une femme heureuse. Non, il était évident que sa silhouette, les traits de son visage n'évoquaient nullement la moindre idée de bonheur.

La réponse qu'il lui fit eut pu la faire rire, sans doute, mais c'était sans compter le masque impassible que la demoiselle s'obstinait à porter sur la figure. Et pourtant, un miracle se produisit, sous la forme d'un léger mouvement des lèvres, constituant l'ombre d'un sourire, ainsi qu'une lueur venant marquer d'un éclat ses yeux noirs, l'espace d'un instant. Le signe sans doute, qu'elle se sentait plus détendue en compagnie d'Edward Formell qu'avec n'importe qui d'autre. Sa remarque sur les vêtements qu'elle transportait n'était pas dénuée de bon sens. Elle possédait elle-même en tout deux robes, toutes deux de couleur noire, et une troisième, grise, plus élégante que les deux autres et qu'elle avait acquis en vue d'assister au mariage de celle qui fut la directrice de son ancien établissement, mais qu'elle n'avait jamais porté depuis, l'estimant sans doute peu en accord avec sa condition. Néanmoins, elle se rappelait étant enfant, alors qu'elle avait la chance de vivre au sein d'une famille fortuné, sans pour autant s'adonner à un excès de coquetterie, avoir apprécié le port de jolies robes.


« Je suppose que la fortune offre de nombreuses possibilités, dont les plaisirs que peut apporter la coquetterie, du moins si celle-ci reste modérée. »

La jeune femme avait pour principe d'éviter tout interrogatoire, et ce autant qu'il lui était possible de le faire. Elle était donc passée maîtresse dans l'art de concocter aux indiscrets quelques réponses suffisamment évasives pour satisfaire sans rien avouer. Cependant, elle dut bien admettre que la question du Colonel la prit de court. Une simple question, fort simple, et pourtant si inhabituelle qu'elle en fut totalement déroutée.

« Veuillez m'excuser Colonel, mais je n'ai été guère habituée à fournir de réponse à cette question. » Puis, elle s'arrêta les yeux dans le vague quelques instants, tournés vers le ciel. « Le bleu... oui, le bleu est une belle couleur. » Puis, elle reprit la marche d'un pas aussi énergique qu'elle le pouvait, s'interrogeant sur le trouble qu'une question aussi simple avait pu produire chez elle.
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