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Love me, please love me. Je suis folle de vous. [William - Georgiana]

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MessageSujet: Love me, please love me. Je suis folle de vous. [William - Georgiana] Dim 22 Aoû - 23:56


Dimanche matin. Neuf moins le quart. Temps maussade. Gros nuage gris tristounet. Miss Georgiana Cleverley. Blasée.
Car comme tous les dimanches matins, il était l’heure de se rendre à l’Église. Une habitude, un devoir, une corvée dont elle se serait bien passée. On peut voir venir d’ici les mauvaises langues sauter aux conclusions hâtives et crier au scandale en dénonçant cette abominable petite mécréante désireuse de faire sauter la messe. Mais non, elle n’était pas impie, elle estimait simplement que Notre Seigneur bien-aimé se contrefoutait de voir si untel était assidu ou non à l’office dominical. Si Bruce Dieu était vraiment tout-puissant, alors il savait ce que pensait Georgiana de lui. A savoir qu’elle se le représentait comme un vieux monsieur aux traits bienveillants qui jouerait tout le temps à une sorte d’immense jeu de simulation de vie. Il créerait des personnages, leur construirait des habitations, les ferait interagir entre eux, assouvir leurs besoins, réaliser leurs désirs etc... Pas sûr que vous ayez bien saisi le principe.

Quoiqu’il en soit, Georgiana trouvait parfaitement inutile de faire semblant d’écouter pendant plusieurs heures les longs discours et sermons ennuyeux à mourir du pasteur. Même si celui-ci était son oncle. Mais elle était assez lucide pour savoir qu’elle ne devait parler à personne de ses réflexions.
Pour faire passer le temps, elle s’inventait des petites histoires invraisemblables et loufoques, s’inspirant parfois des personnes présentes dans la paroisse. Par exemple, elle avait un jour imaginé que Lord Vaughn était atteint d’une curieuse maladie qui le transformait peu à peu en un gros ourson en peluche rose avec deux cœurs sur le ventre. Dans ces moments-là, elle devait se retenir très fort de ne pas éclater de rire, ni même sourire. Et d’autres jours, elle luttait simplement pour ne pas s’endormir sur son banc. Elle ne comptait plus le nombre de fois où elle avait songé à faire l’Eglise buissonnière. Et qu’importent les menaces de finir en Enfer qu’une petite partie de son cerveau proférait. Georgiana ne croyait ni en l’Enfer, ni au Paradis de toute façon. Selon elle après la mort, il n’y avait rien, pas de réincarnation, pas de monde divin mais juste le repos éternel. Comme un sommeil sans rêves qui durerait à l’infini.

Hélas, en tant que nièce du pasteur Price, elle se devait de montrer l’exemple : ne manquer aucune messe et se montrer passionnée par les dires de son oncle, voilà ce qu’on attendait d’elle. Et son éducation stricte ne laissait aucune place à de quelconques facéties de sa part.
C’est pourquoi elle se dirigeait maintenant, d’un pas toutefois traînant, vers la maison de Dieu. Elle était en avance, peu de personnes étaient déjà arrivées. Une fois à l’intérieur, elle s’installa à la place qu’était habituellement la sienne, attendant impatiemment que l’officine débute. Plus vite ça commencerait, plus vite ça se terminerait. Cependant les minutes passaient au compte-gouttes et toute la patience de Georgiana fut usée avant même que tous les habitués soient présents.

Musiiiiiic!

Ne supportant plus de rester là à attendre, elle se leva et dans un élan de témérité, se dirigea très discrètement vers la sortie, à quelques secondes seulement de l’arrivée du pasteur. Une fois au niveau des portes, elle tourna la tête pour vérifier que personne ne l’avait suivie des yeux. La voie était libre, parfait. Ou pas en fait. Elle était quelque peu irritée que personne ne fasse suffisamment attention à elle pour remarquer sa disparition. Tant pis, pour le moment, tout ce qui comptait, c’est qu’elle était libre ! Elle pressa le pas, de nombreuses idées (parfois tordues) lui venant en tête sur ce qu’elle pourrait faire pendant que presque tout Meryton était coincé dans l’Église. Mais dans sa précipitation, elle ne vit pas l’ombre d’une silhouette se dessiner sur le sol au coin de la rue. Comme il fallait s’y attendre, elle percuta de plein fouet le propriétaire de cette silhouette et se retrouva les quatre fers en l’air. Elle leva les yeux vers ce dernier, qui, de carrure nettement plus imposante, était parvenu à rester debout. Georgiana prononça alors trois mots de circonstance :

- Oh My God !

En effet, Dieu venait d’apparaître devant elle.

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William LefroyLord
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MessageSujet: Re: Love me, please love me. Je suis folle de vous. [William - Georgiana] Mar 24 Aoû - 18:26


BAD ROMANCE - LADY GAGA


Spoiler:
 



    Dimanche, le jour de Dieu, les Lefroys comme toutes les autres familles de Meryton se rendaient à la Donwell Church, pour écouter la messe. William ayant été bien éduqué, il n'osera jamais discuter de la religion avec ses paires, car c'est un sujet assez tabou. Mais intérieurement il n'était pas forcément enthousiaste à l'idée de passer 2h dans une église à faire semblant d'écouter le sermon et les lectures du pasteur. En effet il faut être réaliste, qui écoutait attentivement les paroles du pasteur Price? En tout cas, pas William. Et même s'il mettait toute la meilleure volonté du monde, il pourrait être assidu au début, peut-être tenir une heure, mais deux heures, tout humain normalement constituer ne pouvait pas être aussi attentif. Alors la messe du dimanche était souvent un moment où William se perdait dans ses pensées, pensées où il réfléchissant à ses devoirs, à ses problèmes. Il fut un temps où ces pensées durant la messe, n'était occupée que par une seule personne.

    William n'était pas très enjoué de se rendre à l'église. L'ennui occupait une grande place dans ce manque de motivation. Mais il y avait aussi une autre chose, le paster Price, n'aidait pas à apprécier ce rendez-vous, rien que ce nom le rendait triste. Il faut dire qu'il y a peu, il avait fait sa demande à de sa fille, et si ça se trouve ce dimanche il aurait pu se trouver diablement bien habillé devant l'autel en compagnie de Miss Price. Voilà pourquoi était encore moins enjoué ce dimanche. Il venait juste de revenir à Meryton, c'était sa première office. Les rares qui n'étaient pas au courant de son retour, ne pourrait pas le louper cette fois. Il s'était donné une règle d'or, éviter celle qui lui avait causé tant de chagrin, mais serait-il possible? C'est pour cela que la famille Lefroy partit assez tard du manoir, au grand désespoir de Mrs Catherine Lefroy qui était exaspéré par le lenteur dont William s'activait.

    Mais tout avait été calculé par William, s'ils arrivaient en dernier, ils pourraient rester vers le fond de l'église et être placé le plus loin possible de l'autel et de la famille du pasteur. Une fois descendue de la diligence, la famille Lefroy qui comptait beaucoup plus de nombre maintenant que lors de son départ, se pressait sur le trottoir. Alice et William marchait à côté, sans vraiment échanger de mots, tous deux étant sans doute préoccupé par leur propre péripétie. Alors qu'ils arrivaient au coin de la rue où se trouvait l'entrée de l'église, William percuta une personne fort pressée. Il fit signe aux autres Lefroy de ne pas l'attendre, il les retrouverait à l'intérieur. Il se hâta alors d'aider la jeune femme, qui s'était étalée de tout son long par-terre.

    Il se baissa pour tendre ses deux mains, quand il détailla enfin son visage. Miss Georgiana Cleverley, une cousine de Lucy. Il déglutit, cela lui faisait toujours quelque chose lorsqu'il pensait à Lucy, de la tristesse mélangée à de l'amertume, du coup il ne préférait pas y penser. En tout cas, il était soulagée de tomber sur Georgiana plutôt que de tomber nez à nez avec .. vous savez qui. (Voldemort? xDxD) Il lui prit délicatement ses mains pour l'aider à se relever. Pourquoi donc était-elle si pressée ? Elle était la seule, des habitants de Meryton, à partir à contre courant, William fronça les sourcils affichant une moue surprise: avait-elle l'intention de rater intentionnellement la messe?

    - Miss Cleverley! Vous n'avez rien? *moue inquiète* Veuillez me pardonner, vous êtes arrivés si vite que je n'ai pas pu éviter cette regrettable..collision! Laissez moi vous aider à vous relever je vous prie!

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MessageSujet: Re: Love me, please love me. Je suis folle de vous. [William - Georgiana] Mer 8 Sep - 19:59


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Wiwi, William Lefroy!

Spoiler:
 

« NON ! C’est impossible ! Cela ne peut pas être… LUI ? Assurément mes yeux me jouent des tours ! Aaaah qu’ils sont cruels ! N’ont-ils aucun respect pour mon pauvre petit cœur fragile ? N’a-t-il point déjà assez souffert de ne pas être auprès de l’être aimé ? Je ne puis supporter davantage cette vision angélique. Je vais fermer les yeux et les rouvrir, et alors cette illusion aura disparu. 1…2…3 ! Bonté divine, il est toujours là ! S’il est toujours là, c’est que c’est un rêve ! Qu’avais-je entendu à ce sujet ? Ah oui ! Pour s’extirper d’un rêve, il faut se pincer très fort le bras… Aïeuh ! Pourquoi est-ce que je n’arrive pas à quitter ce rêve ? Se pourrait-il qu’il soit vraiment devant moi, en chair et en Dieu-ttitude os ? Et dans ce cas-là, qu’ai-je fait pour mériter une telle faveur ? C’est incompréhensible. D’ailleurs n’avait-il pas quitté Meryton ? J’ai entendu dire qu’il était parti à Londres pour passer son diplôme d’avocat. La Justice, quoi de plus naturel pour ce représentant de Dieu ? Lui qui est toujours si juste, si généreux, si aimable, si prévenant, si intelligent, si gracieux, si respectueux, si charmant, si cultivé, si beau, si modeste, si protecteur, si compréhensif, si sexy *BAF*, si serviable, si gentleman, si admirable, si gentil, si adorable, si parfait ! Quel homme tout de même ! J’aimerais tellement pouvoir hurler mon amour, ma vénération ! Tant d’émotions et de sentiments bouleversants en moi ! Rien que de penser à lui, j’en suis toute retournée ! Aaaaaaaaaah, c’en est trop ! Je défaiiiiiiiiille ! »

William avait fait signe aux membres de sa famille de ne pas l’attendre et cette idée était jouissive pour Georgiana. Leur premier tête à tête, rien que tous les deux, et devant le parvis de l’Eglise. Cela ne pouvait signifier qu’une chose : c’était le destin qui les avait réunis là.

Lorsqu’il lui prit les mains pour l’aider à se relever, elle crut que son cœur allait exploser, que ses entrailles étaient en feu et que son cerveau effectuait un programme complexe de gymnastique au sol incluant des sauts périlleux et un triple flip.

- Miss Cleverley! Vous n'avez rien? *moue inquiète* Veuillez me pardonner, vous êtes arrivés si vite que je n'ai pas pu éviter cette regrettable..collision! Laissez moi vous aider à vous relever je vous prie!


Il parut sincèrement inquiet d’avoir pu la blesser et cette inquiétude la rendait encore plus hystérique car elle voulait dire que Georgiana était suffisamment importante pour lui pour qu’il se soucie de ce qui pourrait lui arriver. (Ou alors il est tout simplement très poli et prévenant et n’importe qui d’autre à sa place aurait bénéficié de cette sollicitude, mais Georgiana préfère la première hypothèse).
Elle s’aida de son appui pour se relever, se concentrant pour le faire avec le plus de grâce possible. Elle songea un instant à faire exprès de se prendre les pieds dans sa robe afin d’avoir une excuse pour se jeter dans ses bras mais elle y renonça pour l’instant. Il serait toujours temps de mettre ce plan à exécution plus tard. Une fois debout, elle entreprit de lui répondre en faisant preuve d’une attitude exemplaire, tout en retenue et dignité.

- Lord Lefroy ! Je suis affreusement confuse. C’est à moi de vous présenter des excuses. J’ai été si étourdie. Mais je me porte à merveille et c’est grâce à vous. Rien ne pouvait me procurer plus de plaisir que votre présence parmi nous.
(Sous-entendu : vous êtes un ange et nous sommes tous des brêles à côté de vous xD). N’étiez-vous point à Londres ces temps-ci?

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MessageSujet: Re: Love me, please love me. Je suis folle de vous. [William - Georgiana] Dim 12 Sep - 17:32

Spoiler:
 


    Alors que les pensées de Georgiana se déversaient à une vitesse affolante, la discussion restait en suspens. Et William regardait attentivement Georgie, s'inquiétant de la voir si muette. En effet il ne connaissait pas énormément la jeune femme, après tout le peu qu'il connaissait c'était par le biais de la famille Price, ou plutôt de sa cousine, donc il ne pouvait dire qu'il cernait le personnage parfaitement mais le peu qu'il connaissait, il voyait Georgiana comme une miss pleine de vie, qui penchait plutôt du côté des bavardes que celui des muettes. Alors oui, il pensait au pire, peut-être que cette chute à priori sans trop de gravité, l'avait réellement affectée et elle était tellement sonnée qu'elle trouvait plus ses mots. Même s'il s'inquiétait, il ne pouvait enlever ce petit sourire amusé qui fendait ses lèvres. Il avait toujours trouvé la jeune femme, amusante .. ce n'était pas péjoratif, au contraire, il était certain que le temps passé avec elle, était synonyme de surprise, amusement et agitation.

    Certes le calme était une denrée rare et délicieuse, mais parfois ennuyeuse. Il était certain qu'en compagnie de la jeune femme, l'ennui n'était pas vraiment au rendez-vous. Bref, les pensées du jeune Lord, commençait à virevolter très loin de ce fameux incident. Il revint enfin à la réalité et observa avec attention les différentes réactions de la miss. Il la vit cligner bon nombre de fois les yeux, se pincer discrètement - hum - le bras, et son sourire doubla. Il se demandait vraiment ce qu'il se passait dans la tête de la jeune femme pour qu'elle paraissait si surprise. Il tourna même un moment la tête, pour voir s'il n'y avait rien derrière lui d'incroyable. Après tout, peut-être qu'un pachyderme rose volait dans le ciel, provoquant l'étonnement marqué de la jeune femme. Mais non, apparemment c'était juste sa chute qui l'avait momentanément sonnée.
    "Lord Lefroy ! Je suis affreusement confuse. C’est à moi de vous présenter des excuses. J’ai été si étourdie. Mais je me porte à merveille et c’est grâce à vous. Rien ne pouvait me procurer plus de plaisir que votre présence parmi nous. N’étiez-vous point à Londres ces temps-ci?"

    - Ne soyez pas si confuse ma chère, ne vous tourmentez pas pour si peu! Mais si cela peut vous soulager alors vous êtes totalement pardonnée!

    Il lui adressa un de ses plus beaux sourires, charmant, aguicheur, sexy (xD), et ... magnifique; pour lui faire comprendre qu'il n'y avait aucun soucis, et qu'il ne tenait pas rigueur de son étourderie. Après tout, l'étourderie était un trait de caractère bien vicieux! Et peu de personnes pouvaient fièrement énoncer qu'ils n'en souffraient pas. Et puis tellement de chose pouvait nous rendre étourdi! Un être aimé, des préoccupations plus graves, une mauvaise nuit ... Donc pourquoi lui en voudrait-il ? Ce n'était pas comme si elle s'était jetée volontairement contre lui. (Quoique xD xD)

    - Et bien je suis étonné que ma présence vous égaye autant, mais j'en suis ravi. S'il faut choisir être vous faire plaisir ou vous tourmenter, je préfère la première solution. Enfin bref... vous avez vu juste! J'étais à Londres, mais je suis revenu depuis quelques jours et il était temps! Mon séjour ne devait pas s'étendre autant, mais la tempête était contre moi.

    William, une fois Georgiana relevée, lui lâcha les mains, et croisa ses bras contre sa poitrine et lui lança un regard inquisiteur. Son sourire toujours présent sur ses lèvres, car .. comme cela a été dit précédemment cette jeune femme l'amusait beaucoup. Cela était agréable de voir des personnes pleine de vie. Cependant, William malgré ses nombreuses qualités (xD), avait un défaut qui persistait depuis toujours. Il était parfois un vrai emmerdeur, il taquinait gentiment ses interlocuteurs en jouant sur les mots, ou s'amusant de situations insolites dans lesquels ils se trouvaient souvent malgré eux. Et à cet instant, il avait décider de chercher légèrement la jeune Cleverley. Qu'est ce qu'une jeune femme de bonne famille -en plus famille du Pasteur- fichait-elle dehors à cette heure alors que l'office religieuse n'allait pas tarder à commencer? C'est un mystère que William se devait d'éclairer!

    - Et vous miss? Quelle était la raison de cet empressement? Avez-vous oublié votre livre de prière ? Et donc je comprendrais votre empressement, pour retourner le chercher! Mais peut-être souhaitiez vous volontairement manquer l'office? Ceci serait très fâcheux ... n'est-ce pas?

    Il lui adressa un sourire tout mignon, ces yeux pétillaient de malice. Il essayait de la faire culpabiliser : louper la messe, faire la messe buissonnière: UN CRIME! UNE HONTE! Mon dieu, qu'il était choqué et outré! Bien sur... vu la mauvaise chute de la jeune femme, il se devait de s'inquiéter de son état, et se rendre à l'office en la laissant sans surveillance serait irresponsable! Alors il semblerait bien, qu'il est trouvé une excuse pour lui aussi manquer l'office! A cet instant, il adulait (xD) cette jeune femme! Elle venait de lui éviter quelques heures d'ennui et de lamentation.

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MessageSujet: Re: Love me, please love me. Je suis folle de vous. [William - Georgiana] Dim 19 Sep - 16:26

Spoiler:
 


Georgiana avait dû faire de gros efforts pour ne pas harceler Lord Lefroy de questions (bien qu’elle se soit tout de même un peu emportée en montrant tant d’enthousiasme à l’idée de son retour à Meryton), mais ce n’était rien comparé à ce qu’elle devait désormais déployer pour se retenir de lui sauter dessus quand il lui répondit avec son magnifique sourire, capable d’anéantir à lui tout seul une armée de Georgiana surexcitées:

- Ne soyez pas si confuse ma chère, ne vous tourmentez pas pour si peu! Mais si cela peut vous soulager alors vous êtes totalement pardonnée!

La confession par le pasteur n’était que broutilles à côté de cette phrase prononcée par le Saint des hommes. Georgiana était pardonnée. C’était comme si on venait de la laver de tous ses péchés, encore mieux qu’un gommage à l’argile suivi d’une séance de sauna. Elle se sentait immaculée, intacte comme un nouveau-né, prête à rejoindre le paradis pour y vivre avec son l’élu de son coeur. Même le ciel était semblait nettoyé : le gros nuage gris avait disparu, il ne restait plus que le soleil. La jeune femme afficha un sourire radieux, qui lui donnait cependant l’air d’une abrutie.

- Et bien je suis étonné que ma présence vous égaye autant, mais j'en suis ravi. S'il faut choisir entre vous faire plaisir ou vous tourmenter, je préfère la première solution. Enfin bref... vous avez vu juste! J'étais à Londres, mais je suis revenu depuis quelques jours et il était temps! Mon séjour ne devait pas s'étendre autant, mais la tempête était contre moi.

« Il était temps de revenir a-t-il dit. Serait-ce parce qu’il était impatient de me voir ? C’est cela ! Cette séparation ! Tout ce laps de temps pendant lequel nous n’avons pu nous croiser. Cela a dû lui être aussi insupportable qu’il m’a été douloureux de survivre en sachant qu’il ne se trouvait plus dans la même ville que moi. D’après lui, la tempête était dirigée à son encontre. Je pense que c’était contre moi plutôt. Les éléments se sont déchaînés pour m’empêcher de le revoir ! C’est la seule explication raisonnable. La tempête a eu lieu par ma faute, c’était une épreuve pour tester mon amour ! Je devrais normalement porter le poids sur mes épaules de tous les malheurs qui se sont produits pendant ce cataclysme, toutes ces victimes, tous ces dégâts matériels ! Mais je ne ressens aucune culpabilité. Car je sais que comme dans toutes les histoires d’amour épiques, ce n’est qu’au terme de nombreux obstacles que les deux amoureux peuvent être enfin réunis. Et le prochain test sera pour moi de faire prendre conscience à mon bien aimé à quel point il pourrait m’aimer et être heureux avec moi ! Il a d’ores et déjà affirmé qu’il n’aspire qu’à me faire plaisir et préfèrerait mourir plutôt que de me tourmenter ! (Comment interpréter des paroles à sa guise xD) Je sens déjà des petites ailes pousser de part et d’autre de mon petit cœur ! Va-t-il les déployer et s’envoler tel un rossignol ? Oh ! Mais bien sûr ! Quelle bonne idée ! Je vais chanter pour Lui, comme mon ami le rossignol ! Ainsi il en sera tellement impressionné qu’il me suppliera de chanter encore et encore. Puis il voudra que je vienne tous les jours au Manoir Lefroy pour illuminer ses journées de ma voix et enfin il se rendra compte qu’il est éperdument amoureux de moi et me demandera en mariage ! »

Mais ces projets de parade nuptiale du rossignol tombèrent à l’eau quand il l’interrogea sur sa présence ici, alors qu’elle aurait dû être assise bien sagement à sa place à faire semblant d’écouter le sermon, tout en luttant pour ne pas piquer du nez.

- Et vous miss? Quelle était la raison de cet empressement? Avez-vous oublié votre livre de prière ? Et donc je comprendrais votre empressement, pour retourner le chercher! Mais peut-être souhaitiez vous volontairement manquer l'office? Ceci serait très fâcheux ... n'est-ce pas?

Georgiana sentit le ketchup lui monter aux joues. Comment le savait-il ? Devait-elle dire la vérité ? Le supplier de ne rien révéler ? Elle se sentait affreusement coupable. « Très fâcheux, n’est-ce pas ? » Mais non, il ne lui avait pas laissé le choix. Elle devait lui mentir car sinon il pourrait la dénoncer pour messe buissonnière et elle écoperait d’heures de retenue et de violentes réprimandes par son oncle. Même si mentir à un ange était un crime qui mériterait un châtiment pire que la mort.

- C’est exactement ça ! Je l’ai oublié et je… je me hâtais d’aller le récupérer, car comme vous le savez, les Prices habitent juste à côté.

Même si le livre en question se trouvait juste derrière elle, par terre. Elle ne l’avait pas ramassé après être tombée mais le Lord ne l’avait pas remarqué. Il fallait le faire disparaître, tout de suite.

- Oh regardez ! Un rossignol !

Pendant qu’il se retournait pour regarder dans la direction que Georgiana avait pointée du doigt, celle-ci se pencha et rapide comme l’éclair, ramassa le livre pour le jeter le plus loin possible de l’autre côté de la rue. Elle étouffa le bruit de sa chute en toussotant et pivota pour faire à nouveau face à William. Elle était bien décidée à ce qu’il lui tienne compagnie quelques minutes encore, peu importe s’il manquait l’office par sa faute.

- Quel dommage, il s’est envolé ! Lord Lefroy, puis-je vous demander une faveur ? Accepteriez-vous de m’accompagner jusqu’au cottage ? Je me sentirais beaucoup plus en sécurité ainsi.

C’est sûr qu’à 9 heures du matin, par une matinée ensoleillée, dans un petit village tranquille (ou pas en fait), il est très dangereux de se balader seule.

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MessageSujet: Re: Love me, please love me. Je suis folle de vous. [William - Georgiana] Dim 24 Oct - 17:12

    Spoiler:
     

    William l'observait sans broncher, la jeune femme avait l'air d'être ailleurs, perdue dans des pensées bien lointaines. Alors il restait silencieux, attendant qu'elle se souvienne qu'il se trouvait face à elle. Il était très loin de se douter que toutes ses pensées, il en était le centre au final. Il n'y songeait pas, et sans doute il n'y songerait jamais ... de son plein gré. William était parfois un peu handicapé (boulet <3), il avait du mal à se convaincre qu'il avait une image tout à fait plaisante, et que son côté gentleman parfait, appuyait son physique ravageur dans le ... "chavirement" de coeurs de jeune femme (xD). C'est pour cela que jamais, ô grand jamais il ne se réveillera un jour en se disant: mais bien sur, cette attitude farfelue de Miss Cleverley est causé par un béguin très fort qu'elle a vis à vis de moi.
    Non il était certain qu'il ne viendrait jamais à penser à cela. Par conséquent si Georgiana -ou quelqu'un d'autre- ne le lui faisait pas clairement comprendre, Georgiana resterait dans cette impasse pendant fort longtemps.

    "C’est exactement ça ! Je l’ai oublié et je… je me hâtais d’aller le récupérer, car comme vous le savez, les Prices habitent juste à côté."
    William allait s'empresser de proposer de l'accompagner, réflexe d'homme bien éduqué .. mais pas que. En effet, trouver une excuse pour échapper à cet office à ce retour à la civilisation "Pricienne" était une bénédiction. Oui voilà, cette occasion était en or, était rêvée... croiser Georgiana était une bénédiction en quelque sorte. Mais elle ne lui laissait pas le temps d'en placer une. A peine avait-il entrouvert la bouche, qu'elle répliqua de nouveau.

    " Oh regardez ! Un rossignol "
    Il ne sait pas pourquoi, mais il s'était directement retourné. Pourtant, il n'attachait pas vraiment de réelle attention à ces oiseaux, mais le ton qu'avait employé Georgiana l'avait persuadé de se retourner pour voir ce rossignol. Alors qu'il scrutait sans voir cet oiseau imaginaire, il se retourna de nouveau vers la jeune femme. Il la trouvait vraiment étrange. Il y avait ce petit quelque chose qui la rendait complètement barrée, mais pourtant il appréciait sa compagnie. Même si parfois on pouvait en douter, Georgiana lui inspirait confiance, elle avait une bonne aura, c'était quelqu'un de bien... de bien même si elle était un chouilla bizarre ^^

    - Comment vous refuser une telle faveur ma chère? Bien sur que cela est possible, j'allais justement vous le proposer mais vous m'avez doublé. Il serait réellement regrettable si un rossignol venait à vous attaquer.

    William paraissait très sérieux, coincé et tout ça... mais c'était un petit rigolo, légèrement agaçant qui aimait jouer avec les mots, les situations et qui ne pouvait se détacher de sa grande amie, l'ironie. Mais cette touche d'ironie récurrente n'était pas méchante ou désobligeante, cela faisait juste parti du personnage.

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MessageSujet: Re: Love me, please love me. Je suis folle de vous. [William - Georgiana] Mar 23 Nov - 15:15

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Georgiana aurait donné n’importe quoi (sauf ses robes, il ne fallait pas exagérer tout de même) pour hurler à William tout son amour. Hélas, elle était bien trop timide pour cela. Elle n’avait même pas le courage de lui montrer son attirance. Les regards envoûtants, la main dans les cheveux, le mordillement suggestif des lèvres… tout ceci était encore inconnu à la jeune femme. Elle ne savait pas du tout comment s’y prendre avec les hommes. Et si l’on regardait son expérience en la matière, on comprenait aisément pourquoi. De toute sa vie, seuls deux hommes lui ont manifesté de l’intérêt. Le premier était allé jusqu’à la demander en mariage et elle avait été complètement paniquée par cette demande inattendue. Car bien qu’ils se soient vus plusieurs fois auparavant, elle n’avait remarqué aucun des signes avant-coureurs. Pourtant n’importe qui d’autre aurait compris ce qui se passait dans la tête de son prétendant. Dès qu’ils se retrouvaient au même endroit, à un bal ou à un dîner par exemple, il se précipitait vers elle pour lui parler. Il lui offrait de temps à autre des petits présents et ne cessait de la complimenter, chose qu’elle n’appréciait généralement pas d’ailleurs car cela la mettait mal à l’aise (sauf si c’est de la part de Wiwi, là il n’y a pas de problème). Quoiqu’il en soit, lorsqu’il s’était déclaré, Georgiana avait refusé tout net, sans vraiment faire preuve de tact. Elle était tellement embarrassée qu’elle avait fixé son regard sur ses souliers tandis que son visage devenait cramoisi. Quant à son deuxième courtisan, lui n’avait pas eu le temps de demander sa main. Cette fois-ci, elle avait senti le coup férir. A vrai dire, cela n’avait pas été bien difficile : la subtilité n’était pas le point fort de ce monsieur qui aurait bien eu besoin de prendre des cours sur la gente féminine, le mariage et les allusions qu’on peut y faire. C’est pourquoi Georgiana le repoussa froidement en lui demandant d’aller voir si l’herbe était plus verte dans le pré du voisin.
Tout ça pour dire qu’elle ne comptait absolument pas faire le premier pas. (On est dans une belle impasse xD) Elle misait sur la chance, l’espoir qu’un beau matin, William se réveillerait avec l’inébranlable résolution de l’épouser. Il débarquerait chez les Prices, enlèverait Georgiana et l’emmènerait très loin de Meryton sur son beau cheval blanc. Ils se marieraient et ils achèteraient une belle propriété avec un immense parc, puis ils auraient beaucoup d’enfants (William serait un père formidable) et ils mourraient ensemble le même soir dans le même lit après un dernier tour de toupie leurs mains entrelacées. Voilà ce à quoi pensait Georgiana lorsqu’elle s’endormait le soir dans son petit lit douillet.

- Comment vous refuser une telle faveur ma chère? Bien sur que cela est possible, j'allais justement vous le proposer mais vous m'avez doublé. Il serait réellement regrettable si un rossignol venait à vous attaquer.

« Ma chère » cela faisait deux fois qu’il la désignait ainsi. Toute à son idolâtrie, elle n’appréhendait plus les mots de la même façon. Pour elle, cela signifiait « Vous êtes chère à mon cœur » et non une simple formule de politesse. Ce qui déclenchait chez elle une réaction semblable à celle-ci :

« Ô William! William! Pourquoi es-tu William? Renie ta Pearl et ne la revois jamais ! Ou, si tu ne le veux pas, jure de m'aimer, et je ne serai plus que ta plus grande fan. »

Georgiana n’aimait pas beaucoup les animaux de manière générale mais sur son échelle des animaux à éviter, les oiseaux étaient en bonne position. Elle sursautait toujours lorsqu’ils atterrissaient ou s’envolaient près d’elle, sans parler des bombes qu’ils lâchaient régulièrement. Fort heureusement elle avait été épargnée jusqu’ici. En outre, elle craignait intérieurement que l’un d’entre eux ne l’attaque. Elle lui répondit donc avec le plus grand sérieux :

- N’est-ce pas ? On ne sait jamais ce qui peut nous arriver.
(Elle aurait pu enchaîner en disant que quitte à mourir demain, il fallait justement en profiter pour vivre pleinement sa vie, prendre des risques fous, se laisse emporter par la passion et se déclarer à l’être aimé mais… non). Cependant, j’ai peur que cela ne vous fasse arriver en retard à l’office. Je ne voudrais pas vous ennuyer ><

Cette inquiétude était sincère et toute en contradiction avec le reste. C’est vrai qu’elle insistait pour qu’il reste avec elle mais en même temps, cela lui donnait mauvaise conscience. Elle ne voulait pas profiter de sa gentillesse. Ce qu’elle ne savait pas, c’est que cela arrangeait les affaires de son adulé. Ils se mirent en marche en direction du cottage des Prices.

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Love me, please love me. Je suis folle de vous. [William - Georgiana]

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