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C'est derrière les masques que ce cache le camembert [...] Daphnée

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MessageSujet: C'est derrière les masques que ce cache le camembert [...] Daphnée Mer 14 Avr - 21:42

    Finalement, j'étais là, habillé classe, un masque sur le nez, rouge, me cachant de tout le monde mais pas d'elles. J'étais dans un beau pétrin et je ne savais plus ce qui se passait en moi, ma mère discutait avec des femmes et je me débrouillais pour ne pas qu'elle me voit, je ne tenais pas a embrasser de vieilles mégères radotant sur leur fortune, sur leur famille et sur leurs magnifiques filles qui n'attisait aucunement mon regard, je la cherchais, ma cavalière, j'étais parti plus tôt et me demandais ou elle était et quand elle arriverait, c'était étrange. Je pensais a une autre, je la cherchais, mais comment la reconnaître, elle serait surement elle aussi avec un cavalier, ou attendrait que l'on l'y invite, il y en avait tellement sans cavalière, des jeunes qui attendaient que une cavalière daigne lui montrer de l'intérêt, s'en était pitoyable. J'étais impatient, mais je me rapprochais du bar, demandait un verre de ponchs et je le bus rapidement, n'attendant pas, je ne voulais pas être là, je n'aimais pas, mais je voulais danser avec elles, elles étaient dans ma tête et je ne pouvais les détacher, c'était ça les ravages de l'amour, j'étais amoureux certes, mais il ne m'en fallait pas qu'une, c'était si dur d'être moi, pourquoi n'étais-je pas normal et suffisant ? Car j'étais le fils de David Fieldway, un être abject ne faisait qu'un fils abject. Je m'en voulais d'être ainsi, mais maintenant que je l'étais, je ne pouvais que rester ainsi et essayait de comprendre par moi-même ce qui se passait en moi, ce que j'avais, pourquoi j'étais ainsi. Je marchais, a l'abri des regards de ma mère qui s'amusait a me chercher, me cachant vers les manteaux, je sentis doucement un parfum qui ne m'était pas inconnu.
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MessageSujet: Re: C'est derrière les masques que ce cache le camembert [...] Daphnée Jeu 15 Avr - 0:43

    Le grand bal masqué d’April Fool était enfin arrivé. Chaque année, toutes les demoiselles n’attendaient que cet événement, car c’était pour les classes sociales les moins élevées l’occasion de se faire remarquer et qu’ainsi un Lord ou peut-être même un aristocrate plus riche encore vous remarques et veuilles vous épouser. Mais c’était aussi une soirée pendant laquelle chacun peut être qui il désire et faire ce qui lui plait. Pour l’occasion, Daphnée avait fait un petit voyage à Paris afin d’y dénicher la robe parfaite. Après deux jours entiers passée là-bas, son créateur avait finalement trouvé l’idéale et avait terminé de prendre toutes les mensurations. Ainsi, deux nuits avant ledit jour, la demoiselle avait reçu sa robe accompagnée de tous les accessoires allant avec, y compris le masque. Même le corsage était français. Toute la journée Daphnée l’avait consacrée à sa préparation, elle n’avait pas de cavalier et cela était assez pathétique de vouloir y aller quand même mais après tout, n’était-elle pas méconnaissable ? La nuit s’était déjà installée depuis quelques heures lorsque la jeune Grant surgit devant Town Hall où de nombreuses personnes s’y trouvaient déjà. Certains attendaient leur cavalière et d’autre prenaient simplement l’air frais ou profiter du calme de la rue pour discuter un peu.

    D’un pas lent, la jeune lady s’avança doucement vers les marches de l’hôtel de ville. De nombreux regards étaient posés sur elle, qui s’avançait seule. Mais Daphnée s’en moquait bien, et gardant la tête haute elle préféra entrer sans même se retourner. Sa robe était longue et noire, elle possédait de nombreux volants tous munis de brillants. Tout autour du décolleté se trouvait quelques diamant qui scintillait dans la nuit. Ses cheveux étaient remontés et décorés de une ou deux plumes noires également. Quand à son masque, il était fait d’argent tressé, une pure merveille. Lorsqu’elle fût entrer dans la salle de bal, la seule personne qu’elle chercha des yeux fût l’homme qui n’avait cessé de hanter ses pensées. Elle ne lui avait toujours pas rendu son étalon, car cela consistait pour elle un prétexte pour le revoir. A son arrivée, on lui demanda sa veste et la jeune femme retira un chandail noir mélangé à des fibres grises dont on avait cousu sur les épaules de très jolie perles, rares.

    Son regard se déplaçait dans tous les recoins de la salle, mais il faisait noir et elle n’arrivait à reconnaître quiconque. Jusqu’à ce qu’elle se retourne et distingue malgré l’obscurité une carrure qui lui était familière. Ses traits étaient encore flous, il fallait que ses yeux s’habitue à si peu de lumière mais très vite tout devint clair, c’était bien lui. Comment ne pas le reconnaître ?.. Lorsque Daphnée discerna le costume de ce dernier elle ne put s’empêcher de sourire. S’avançant à pas lent, elle se posta derrière lui et murmura au creux de son oreille; comme quoi l’anonymat est quelque chose de libertin..

      - Il faut beaucoup de vanité pour oser se déguiser en homme de Satan…
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MessageSujet: Re: C'est derrière les masques que ce cache le camembert [...] Daphnée Jeu 15 Avr - 13:07

    Un doux parfum qui prenait au nez mais dont je ne me souvenais pas la personne. Ce parfum, cet odeur se fit plus intense et j'entendis cette douce voix qui me rappelait, doucement chuchoter a l'oreille. Je me retournais doucement vers la personne qui m'avait accoster, souriant a ce qu'elle m'avait dit, oui, c'était une fille déjà, une fille qui m'accostait, je ne devais pas la connaître, encore moins ce soir ou tout le monde était déguisé et tout le monde pouvait être qui il voulait. Daphnée ? Non, elle doutait de moi et je pensais avoir perdu sa confiance, j'en étais presque sûr. Mary ? Non plus, je n'avais vu aucune mèche blonde dans tout cet attirail qui ne me faisait que me rendre plus qu'attentif. Je la remarquais un peu plus, la contemplant, elle était magnifique, aguicheuse a mon point de vue, elle m'était complètement destiné a croire vu qu'elle venait m'adresser la parole. Mais tout cela ne faisait qu'endurcir le mystère qui se trouvait sur elle, sa parure ne me laissait de marbre, elle m'était magnifique, mais je ne la reconnaissais toujours pas, et je ne la reconnaitrais surement pas, mais tout chez elle m'attirait, j'essayais de croiser son regard mais ce n'était pas aux yeux que l'on reconnaissait une personne, surtout ici, en ce moment, je ne voulais pas m'aventurer dans une fausse recherche,r j'allais surement laisser faire, mais ce mystère restait plein & entier pour moi. J'étais habillé tel un démon, un diablotin venu tout droit des enfers, c'était ce que j'étais au fond, en y réfléchissant toujours, seul les gens bien changeait, je n'avais pas le droit a ce privilège. A ces yeux je faisais part d'une étonnante vanité en me déguisant ainsi, je ris légèrement, essayant encore et toujours de voir qui se cachait derrière ce masque, derrière cette volupte voix qui me rendait fou quand je l'eusse senti chuchoter a mon oreille. Me rapprochant d'elle a mon tour, humant son odeur une nouvelle fois, ça m'envoutait tellement, le mystère doublait ces sensations tandis que je frôlais la peau de son cou pour monter vers son oreille et dire d'un ton qui ne laissait qu'entrevoir une impatience non contrôlé.

    " Quand c'est un déguisement que tout le monde s'attend de me voir porter, on m'aurait pris pour un autre si je ne m'étais habillé que comme un ange, de cette sorte je suis protéger de toute personne que ma mère veux me présenter. A qui ai-je l'honneur ? "

    Oui, autant ne rien cacher, non je ne l'avais pas reconnu pour lui parler ainsi de ma mère, mais c'était juste la vérité que je lui avais dis là. Mon regard se tourna doucement vers ces yeux qui me donnaient envie d'y croquer, reculant légèrement, c'était mal vu que je continue a faire cela, même si je n'avais commencé, reculant quelque peu je fis un signe de tête de nouveau vers les bars et demandant deux ponchs, un qui je lui tendis, et un autre que je bus rapidement de nouveau, j'attendais avec impatience, cette même impatience non contrôlé qu'lele dévoile son masque, mais ce n'était pas avant tard que les femmes ôtaient leur masque pour dévoilez leur identité et que les hommes devaient faire de même. Mon regard ne la quittait pas, je ne trouvais dans ma tête aucune personne qui lui correspondait, qui était-elle réellement pour ainsi m'accoster et me faire avoir des sensations diablement excitantes sans qu'elle ne soit révéler a quiconque mis a part elle, elle me connaissait surement, mais pas le contraire, j'en étais sûr, je voulais savoir aussi ! Tout cela était frustrant et mon impatience commençait doucement a flancher, je lui enlèverais ce masque si je n'avais pas de réponse, oui, j'en étais capable, mais pas devant tout le monde, même si j'en étais capable aussi. On ne savait jamais sur qui tombais, je pensais la connaître a l'odeur et aux regards mais ça ne tiltait pas dans mon esprit, c'était comme si l'image était flou sur le visage de la personne ne voulant que me montrer ce que j'avais déjà, c'était dur, qu'elle se dévoile !
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MessageSujet: Re: C'est derrière les masques que ce cache le camembert [...] Daphnée Jeu 15 Avr - 16:09

    Lorsque la jeune femme avait prononcé ces mots, sa langue avait claqué contre son palais, ses dents avaient légèrement mordu ses lèvres tant être ainsi libertine lui était plaisant. Son cœur certes, battait à tout rompre, mais il lui était beaucoup plus aisé d’être elle-même; dévergondée, impulsive et suave. Une fois ces quelques mots murmuré, le bel oiseau recula délicatement pour afficher un sourire qu’elle n’aurait jamais osé en temps normal devant un tel personnage. Elle était désireuse de sa personne, car il était dans son costume de diablotin encore plus convoitable qu’à l’ordinaire. Henry se retourna lentement, Daphnée devina à son expression qu’il cherchait à reconnaître qui se trouvait derrière ce masque. D’un côté, cette dernière voulait qu’il la reconnaisse malgré son déguisement, mais de l’autre, si il la trouvait, alors elle ne se sentirait peut-être plus autant en sécurité derrière tout cet argent et redeviendrait la petite ingénue de l’autre jour. Et cela, elle ne le souhaitait guère. Enfin, ‘Satan’ se rapprocha d’elle, frôlant sa peau au passage, il lui révéla a creux de son oreille que cet accoutumance n’était que le fruit de sa réputation.. Cela blessa quelque peu la jeune femme de le voir si affligé, cet homme la rendait indéniablement folle. Finalement, il lui demanda son identité, ainsi elle pouvait être certaine qu’il ne l’avait reconnu. Sa tenue faisait donc son effet. Henry commanda deux punchs dont il but le siens à une vitesse exagérée. Daphnée le remercia d’un mouvement de tête et en but un gorgée sans détacher son regard de celui du jeune homme. Puis, toujours aussi charmeuse elle lui demanda :

      - Qui voulez-vous que je sois ?


    La seule crainte qui hantait la jeune Daphnée à cet instant fût qu’Henry la reconnaisse. Elle pouvait passer pour une catin, et sa propre réputation serait terni à jamais. De plus, si le captain s’en rendait compte alors toutes ses misérables chances seraient anéantis. Comme si elles ne l’étaient pas déjà… Mais il n’y avait aucune chance que quiconque puisse discerner son identité, les français le lui avait assuré. Reportant une nouvelle fois sa boisson à ses lèvres habillées de rouge, la demoiselle arqua un sourcil. Décidément, le couvent avait fait ses preuves…
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MessageSujet: Re: C'est derrière les masques que ce cache le camembert [...] Daphnée Jeu 15 Avr - 17:53

    Cette fille n'était pas une fille que je connaissais, mais elle semblait elle me connaître, cela m'irritait, je ne pouvais le comprendre, je voulais savoir, j'étais curieux et c'était un défaut qui ressortait pour une fois chez moi, d'habitude je n'étais pas aussi curieux mais là, si. Cette inconnue attisait en moi des sentiments plus contradictoires les uns que les autres, mais qui s'alignaient dans une suite logique des choses pour me rendre complètement fou de cette inconnue. La curiosité, puis la vue de cette exquise demoiselle avait éveillé le ravissement, puis le désir, les trois si rapidement en moi que ça avait fait un mélange explosif qui ne demandait qu'a exploser, je la désirais déjà, j'étais aussi partagé, entre d'apprendre sa vraie face et de la laisser inconnue, c'était si excitant, je m'amusais au fond. Après ce ponch j'en redemandais un autre, que je but avec toute la lenteur dont elle faisait preuve, elle prenait son temps alors que je ne voulais qu'assécher ma gorge du feu qui la tenaillait, je ne savais ce qui me prenait de ne point agir comme les autres, je n'avais peur de rien, cette détermination que je ressentais naître en moi avec lenteur mais d'une puissance. J'avais pris une décision mais pour l'instant je ne voulais que profiter de cette soirée qui ne m'était guère accoutumé, profitant de la compagnie que j'avais qui, du coin de l'oeil, ne plaisait pas a ma mère, ce qui me comblait suffisamment pour continuer a rester avec cette tendre inconnue qui ne faisait qu'éveiller en moi le diable que j'étais, a croire qu'elle le voulait vraiment. Elle l'aurait alors, mais avec douceur, je voulais toucher sa peau, voir si elle était douce, rugueuse, agréable au touche,r chaude, froide, je voulais la toucher tout simplement, avec tendresse et douceur, oui, je n'était rarement si doux, mais pour l'instant rien n'était fait. Son interrogation me fit rire une nouvelle fois, qui voulais-je qu'elle soit, je ne tentais plus de deviner qui elle était, mon regard fixait sa bouche, c'était tentant, d'un agréable rouge cerisier, je ne voulais que m'y mordre, mais je ne devais pas, ma détermination ne me disait pas que c'était ce que je devais faire, je ne devais plus faire honte au nom de Fieldway que j'avais, pour le peu de personne dans ma famille qui me semblait important, pour eux je me devais d'avoir une attitude correcte, mais je ne pouvais pas, mon père se chargeait de tout, et j'étais son fils, un démon comme moi pouvait devenir raisonnable ? Peut-être, mais sans doute pas, ce n'était point la détermination d'un homme qui le faisait, mais ces actes. Je me devais, enfin, de lui répondre, qui voulait-elle être ? Que voulais-je qu'elle soit ? Je souris et dit d'un ton mystérieux.

    " Mienne.. ? "

    Ce n'était pas la réponse a sa question mais c'était une réponse qui me plaisait, je souris, portant a mes lèvres ce doux liquide moi qui pensait prendre plus fort, un bon scotch me ferait l'affaire, mais pas ce soir, pas si tôt, en rentrant, avant de dormir surement. Mon regard se perdait dans le sien sans que je ne la reconnaisse, elle jouait vraiment bien un rôle pour que je ne la reconnaisse pas, elle était libre de tout derrière ce masque. Moi j'étais déjà classé, on m'avait aucunement complimenté sur mon costume, juste en mal bien sûr, le goujat, scélérat, coureur de jupon, perfide & trompeur. Au début ça me plaisait vu que j'en faisais souffrir le nom Fieldway, mais depuis j'ai compris que je faisais erreur j'essayais de rectifier le tout, mais la tâche était ardu, c'était ce qui me plaisait le plus au fond. Je finis mon verre, la regardant, je la regardais tout simplement, je réfléchissais au fond sur sa nature, si elle jouait vraiment ce rôle ou c'était juste pour se jouer de moi, car je n'aimais pas que l'on se joue de moi, j'étais captivé par sa beauté, surtout par son décolleté mais bon, passons (a).

    " Et vous semblez me connaître, me trompes-je ? "

    Besoin de certitude, je connaissais des gens, beaucoup mais personnellement pas beaucoup, mais qui sait, quelque se jouait de moi, raaah, la curiosité revenait a grands pas.
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MessageSujet: Re: C'est derrière les masques que ce cache le camembert [...] Daphnée Jeu 15 Avr - 19:14

    La salle se remplissait davantage au fur et à mesure que le temps passait. Il y avait ici et là des lustres qui éclairait quelque peu la pièce, mais près du bar se trouvait uniquement de simples petites bougies qui faisait virevolter les quelques silhouettes qui dansaient déjà au milieu de la piste. Daphnée reporta une nouvelle fois son verre de boisson à ses lèvres et en bu une autre gorgée, plus longue cette fois-ci. Son regard ne pouvait se détacher de celui d’Henry, comme si il l’avait envoutée. Elle avait dans ses yeux ce petit quelque chose qui le rendait pervers, ses lèvres dessinait un sourire narquois qui lui était inhabituel. Mais comment Henry pouvait-il le savoir, comment pouvait-il se douter qu’elle était même une Lady ? Daphnée était en cet instant méconnaissable, que ce soit sur le plan physique qu’intellectuel. C’était comme si son âme si pure s’était enfuie et que la débauche était venu s’y loger le temps d’une soirée. Son corps entier brûlait, elle avait chaud. Peut-être que le punch y était pour quelque chose, bien qu’elle n’en ai bu qu’un verre, mais elle se doutait aussi que la présence et le costume du jeune homme y était aussi pour quelque chose. Le rouge faisait ressortir son côté ténébreux, son côté mystérieux et impénétrable. Et cela rendait la demoiselle plus avide encore… Le captain finit par répondre. Qui voulait-il qu’elle soit ?.. Sienne apparemment. Un frisson parcouru le corps bouillonnant de l’aristocrate. Oh combien elle voulait être sienne, si seulement il pouvait le savoir. Mais pas ce soir, ce soir elle était plus puissante que jamais, plus dévastatrice qu‘aucune femme n‘ait pu l‘être jusqu‘à ce jour. Elle allait jouer. Baissant délicatement les yeux, elle les posa sur un couple qui dansait. Se connaissaient-ils vraiment ? Ou était-ce juste une invitation surprise entre une souillon et un duc ?.. Daphnée poussa un soupire discret et reposa ses yeux dans ceux d’Henry. Il souriait, et cela était réconfortant, plaisant. Il en était même contagieux car la jeune Grant se mit elle aussi à sourire, un sourire gracieux et charmeur qui ne dévoilait quasiment pas ses dents. Le jeune homme demanda alors si elle le connaissait. Accentuant son sourire, elle s’exclama alors, toujours sur un ton plus voluptueux :

      - Tout le monde vous connait ici Monsieur Fieldway.


    Sa voix était douce, calme avec une pointe d’audace. Ses lèvres s’articulaient parfaitement, laissant sa langue claquer contre son palais à chacune des voyelles prononcées. Daphnée termina son verre de punch et le posa habillement sur le comptoir du bar, s’humectant élégamment les lèvres. Jetant un regard vers les couples qui dansaient, la demoiselle replongea de nouveau son regard sur Henry et lui demanda, un large sourire se dessinant sur son visage :

      - Vous dansez Monsieur Fieldway ?


    Il lui avait avouer savoir danser et aimer cela lorsque sa mère ne l’y contraignait pas. Daphnée était curieuse de voir cela.
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MessageSujet: Re: C'est derrière les masques que ce cache le camembert [...] Daphnée Jeu 15 Avr - 19:54

    C'était de la pure torture, je ne pouvais plus tenir, l'impatience qui bouillonnait en moi mélangeait a cette envie de savoir, cette curiosité insatiable, je me devais de mettre un terme a tout cela ou d'en avoir le cœur net, de tout prendre, par la force ou pas, je me devais de savoir, mais ce que je n'avais pas prévu c'était la force de ma nouvelle détermination, je me devais de tenir, je ne faisais que la regarder, c'était déjà trop, son corps m'appelait, mais je n'osais pas, je me sentais coincé dans mon propre corps, je ne faisais que d'infimes mouvements, boire mon verre, il n'y avait aucun contact entre nous et c'était comme si il y en avait eu un, l'ambiance était électrique, mais pas si froide, elle brûlait même, une ambiance bouillante qui n'allait pas tarder a exploser, j'étais un homme, j'avais des hormones qui se voulait utiliser, et la je les conservais, je leur empêchais de faire ce que je faisais toujours. Céder a la tentation, mais je n'y céder pas, du moins pour l'instant, je ne me voyais pas tenir ainsi indéfiniment, sois je me lançais sois je partais d'ici contre l'envie de ma mère, je n'étais pas coincé mais j'en avais l'air, et c'était cela qui se rajoutait a toutes mes autres frustrations, le prix d'un changement fait mal, je le ressentais. Si seulement je pouvais lui enlever son masque mais je ne pouvais pas, nous étions d'abord en plein public et surtout, si je faisais ça j'aurais la honte sur ma famille en ce bal, je ne pouvais, c'était hors de question. Je me devais donc de ne pas quitter son regard, et j'eus un sourire lorsque je vis le sien, son naturel, sa beauté, me laissait sans voix, et je gardais donc le silence, il n'y avait pas de réel discussion mais tout se passait réellement dans le regard, il y avait une alchimie qui nous liait, enfin c'était dans ma tête que je pensais cela, peut-être qu'il n'y avait rien du tout au fond et qu'on se jouait simplement de moi, si c'était cela, alors je serais vexé, mais tellement. Surtout que ma cavalière était en retard, mais cela j'essayais de ne pas trop y penser, si elle me surprenait avec un autre elle en souffrirait autant que j'en souffrirais. Mon regard s'engouffrait dans le sien, et le temps d'une réponse était venu je pensais, mais que répondre a ça ? Tout le monde me connaît, c'était vrai, ça avait des bons côtés mais surtout des mauvais, avec ma sale réputation et celle de mon père en surcroît, j'en avais de la chance, et elle devait sans doute connaitre ma réputation, elle devait donc juste vouloir quelque chose de moi, mes entre ces longs regards tentateurs, rien n'était encore décidé dans ma tête, je ne pouvais deviner ces pensées par ces gestes, je ne pouvais rien faire, j'étais a sa complète merci, a la merci d'une inconnue. Mon point faible se dévoilait : les femmes. Mais pas des milliers, certaine seulement, celle qui se démarquait du lot, et elle, se démarquait admirablement du lot, c'était sans doute la première fois que j'étais accosté a un bal, une grande première. Du coin de l'oeil je vis ma mère ravi que je parle a une femme, sans doute y voyait-elle des projets de mariage, mais si ma mère ne la connaissait pas, moi non plus, et qui la connaissait ? Personne, mais elle me disait tellement une personne que je n'arrivais même pas a mettre la main dessus, c'était tellement frustrant. Je décidais donc de ne pas répondre, continuant a nous regard et attendant qu'elle engage a son tour la discussion, qui cette fois tourna autour de la danse, elle me proposait a danser, mon regard se figea dans le sien, c'était tellement tentant que je ne pouvais l'y refuser, ignorant les conséquences de mes actes, j'allais accepter.

    " J'en serais tout honoré d'accepter, une valse ? "

    Je lui tendais mon bras, elle s'en appuya dessus, nous marchâmes vers le centre de la piste, nous étions accueillis par des regards et je voyais ma mère se déplaçait pour regarder son fils montrait une élégante danse, j'étais très bon danseur, mais cela, personne ne le savait. Ma main sur sa taille, l'autre dans sa main, j'attendais un signe, plongeant mon regard dans le sien, enfin j'avais eu un toucher avec elle, c'était bon, je me sentais réjoui, j'avais un sourire béant sur le visage, ridicule ! Je me trouvais ridicule, mon cœur battait plus vite, je ne savais ce que j'avais, j'étais sous un charme sur lequel je n'avais aucun contrôle ce sentiment d'exaltation, je me sentais au Paradis, j'avais déjà gouté a ce sentiment, mais pas avec cette personne, étais-je .. ? Non, impossible.. mais pourtant ? Non ! Une vraie lutte intérieure, la cadence se faisait lente et je me devais de lancer la discussion, mais a quel sujet ? Je ne pouvais, humectant son odeur une nouvelle fois, je me sentais aux anges, quel adorable sensation que j'avais là, j'étais charmé et je ne savais même pas si elle aussi, je ne savais rien d'elle, elle m'était totalement inconnue mais si familière d'un côté, je ne savais que penser, je souffrais le martyr a ne plus savoir quoi faire, j'étais en totale contradiction envers moi-même, mais heureusement, mes mouvements eux, était en totale harmonie dans cette danse ou doucement et peu a peu, plusieurs personnes nous regardaient dans cette élégante danse que nous faisions avec une tel sensualité, une tel douceur mais si provocante mais juste a la limite de l'indécence, qui nous rendait si spéciale. Je murmurais alors a son oreille lorsque je l'a faisais glisser, elle en arrière, puis revenant vers moi.

    " A croire que je ne suis pas le seul a succomber a votre charme, vous attirez les foules très chère. Vous ne pouvez savoir a quel point vous me rendez.. dingue. "

    Je n'avais trouvé d'autres mots, mais c'était vrai, j'en devenais fou, littéralement, fou d'elle et fou dans ma tête, l'amour m'était un tourment et une bénédiction.
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MessageSujet: Re: C'est derrière les masques que ce cache le camembert [...] Daphnée Jeu 15 Avr - 21:43

    La danse est un art qui permet d’exprimer à la fois ses sentiments, ses états d’âme et ses fantasmes. Diderot a dit «  Une danse est un poème » . Sachant qu’un poème à comme fonction majeur l’expression des sentiments, je trouve qu’il n’avait pas si tort. Après avoir demandé à Henry s’il souhaitait danser et que ce dernier ait accepté, Daphnée s’appuya sur le bras que le jeune homme lui tendait. Ils arrivèrent, tels deux monarques au milieu de la piste, laissant les regards se fixer sur leur personne. Ils étaient à présent face à face, une main de Sir Fieldway sur sa taille, l’autre dans sa propre main. Lady Grant quand à elle, avait posé délicatement sa main gauche derrière la nuque de son cavalier et ne cessait de le regarder dans les yeux. Henry affichait un large sourire, il avait l’air heureux et cela ne put que faire sourire également la douce lady. Le cœur de la demoiselle ne faisait que de s’accélérer, cela faisait deux fois qu’ils se trouvaient si proche, mais cette fois-ci le jeune homme n’en était pas au courant, et leur rapport allait duré plus longtemps que la précédente, le temps d’une danse.
    La danse commença alors, ils étaient en une parfaite harmonie et offraient un spectacle doux et mélodieux. Henry était un bon danseur, et Daphnée se défendait pas mal non plus. Il fallait avouer que le fait d’avoir grandit dans les soirées mondaines de la capitale à la fois Britannique et Française y étaient surement pour quelque chose. Tout deux se bougeait d’une manière qui leur étaient propre, à la fois sensuel et élégante, comme si ils avaient eu l’habitude danser ensemble depuis toujours…
    Henry fit glisser la jeune femme en arrière, cette dernière accentuant son cambrage pour mieux revenir vers lui. La foule se dessinait autour d’eux, les dévisageants. Des murmures pouvaient aussi être distingué, certains se demandaient qui ils étaient et d’autres trouvaient cela indécent la façon dont-ils dansaient. Mais au fond d’eux, tous les enviaient. Henry entama alors la conversation, ce qui fit sourire la jeune femme, qui restait à ses yeux une inconnue. Du moins, elle l’espérait…

      - Vous rendre dingue ? Mais j’espère bien…


    Sur ce, Henry la fit tournoyer. Quand à elle, elle souriait franchement sans aucune pudeur. Ses yeux pétillait de bonheur, de désir, et de tous les sentiments à la fois. Elle était heureuse. Heureuse de danser avec lui, heureuse d’être aussi proche de lui. La danse s’accéléra légèrement, mais cela ne les perturba pas le moins du monde, c’était comme si les deux jeunes gens la connaissait par cœur, comme si elle faisait partie d’eux tant leur synchronisation était stupéfiante. D’un ton narquois mais qui restait tout de même poli, Daphnée demanda sans cesser de sourire :

      - Est-ce dans vos habitudes de parler pendant que vous danser ?

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MessageSujet: Re: C'est derrière les masques que ce cache le camembert [...] Daphnée Jeu 15 Avr - 23:08

    On ne pouvait qu'envier les deux danseurs que nous étions, Henry & cette inconnue, que personne avait l'air de connaître ou plutôt de reconnaître. Mon cœur battait au rythme de nos pas sur la piste, et plus nos pas accélérait, plus notre danse se modifiait ainsi que la musique qui ne faisait que suivre le mouvement de ceux qui attirer a présent les foules et les esprits, les pensées ainsi que les regards. Je ne pouvais que m'occuper d'elle, les regards des autres je m'en fichais littéralement, je pouvais la toucher, et j'en profitais un peu plus lorsque nous devions nous collés pour danser cette danse que les musiciens menaient, plus rapide et plus suggestive, le tango si je me faisais a mes oreilles et a mes pas qui se laissait guider par eux. Je souriais a ce qu'elle me disait, et attendant un moment propice pour continuais notre discussion, je ne pouvais retenir mon attention que sur elle et sur cette danse que nous partageons. Ce n'était finalement pas un tango mais une danse assez.. surprenante que nous faisions là, dont je ne me rappelais plus le nom mais qui était idéalement choisi pour nous deux. Mon envie voulait frôler ces lèvres mais je ne le faisais pas, je me réduisais a me garder a cette distance, a me contenter de sa peau, le toucher dont elle me faisait part était doux, je ne pouvais pas m'en passer, a main dans ma nuque, près de ma chevelure était une sensation dont je penserais ne pas pouvoir me passer. La curiosité d'obtenir son identité s'évaporait doucement durant cette danse qui nous rendait quelque peu indécent mais cela nous nous en fichions. Nos corps collés l'un à l'autre, nous dansions comme jamais nous n'aurions dansés sans ses masques. Moi je m'en fichais, le pêché était mon visage a présent, enfin pour toutes les personnes présentes ici. Je n'avais plus rien a cacher, alors que doucement, la musique reprenait un chemin doux, lent et j'en profitais pour lui répondre.

    " Pas quand c'est une vraie danse, comme maintenant. Vous êtes une bien douée danseuse. Est-ce dans vos habitudes de subjuguer une salle et votre hôte pendant un bal ? "

    Si c'était ainsi, je me rendrais a tout les bals sans exception si c'était pour la retrouver, s'en était tellement excitant mais ma détermination ne flanchait pas, j'en allais recevoir le contrecoup plus tard. Je ne disais autre mot, j'avais murmurait cela au creux de son oreille, en profitant pour humer son doux parfum puis me replonger dans son regard qui me rendait fou, la folie était atteinte a présent, je ne pourrais plus redevenir ce que j'étais avant, non je ne pensais pas que je pouvais faire encore marche arrière, la boucle était bouclé, je l'étais. J'attendais sa réponse tandis que la danse se terminait doucement, on nous applaudissait par la suite, a ma surprise, mais qu'une bonne moitié, le reste était principalement des vieillards outragés. A présent que nous n'étions plus le centre d'attention, nous marchions ici et là dans la salle, a l'abri des regards ou a la vue de tous, je m'en fichais, tant que j'étais avec elle, cela me suffisait, par contre ce que je comptais faire ? Je ne savais pas vraiment par quoi commencer, mais je savais que je ne pouvais le fair,e du moins pas de suite, je devenais fou d'elle et cela je n'aurais pas dû, mais cela était trop tard, mon corps la désirait plus que je n'eusse désirais quiconque, mise a part une personne. Elle avait éveillé en moi la partie que bien des gens n'arriverait a sortir plus tard, les filles de la Cave par exemple, car je n'y retournerais plus, enfin pour le moment, je n'en aurais plus jamais besoin j'imagine.

    " Cet danse était exquise tout autant que vous.. ne me laisserez-vous donc pas connaître qui se cache derrière ce masque ? "

    Autant tenté avant que je ne devienne encore plus fou.
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MessageSujet: Re: C'est derrière les masques que ce cache le camembert [...] Daphnée Ven 16 Avr - 0:34

    Les deux jeunes gens continuaient de danser, leurs pas étaient en parfait harmonie et leur corps valsait au rythme de la musique. Henry la fit se rapprocher de lui et ils dansèrent alors une toute autre symphonie encore plus aguicheuse que la précédente. Tous les sens de Daphnée étaient en ébullition; son regard se perdait dans celui de son partenaire, ses oreilles n’écoutait que le son de la musique résonner dans sa tête et de sa respiration plus haletante à chaque instant, son esprit était concentré sur la main du jeune homme posée à la fois fermement et avec douceur sur sa taille mais aussi l’habilité avec laquelle il la faisait tournoyer à chacune des notes qui se jouait. Le tempo s’accéléra, Daphnée continuait de lui sourire et cherchait toujours à revenir sur son regard, même lorsqu’il la faisait virevolter. C’était comme dans un rêve, les lumières dansaient autour d’eux, tout était flou mis à part les deux corps. Il y avait une alchimie, Daphnée la sentait, la sentait-il aussi ? Pendant un instant elle se demanda si elle ne devait pas retirer son masque pour qu’il sache que c’était elle, c’était elle depuis le début. Mais justement, non. Elle était suffisamment effrontée pour jouer jusqu’au bout. De plus, elle trouvait cela particulièrement amusant et plaisant, tirer les rennes. Cela avait toujours été son truc.
    La musique ralentit, Henry en profita pour lui répondre, un murmure contre sa peau qui la rendit encore plus folle qu’elle ne l’était déjà. Il la complimenta sur le fait qu’elle était une bonne danseuse puis sur le fait qu’elle était envoûtante. Un petit sourire ravi se dessina sur les lèvres de la jeune femme. Se déhanchant une dernière fois sur la piste, la danse s’acheva. Ils restèrent un moment ainsi debout face l’un à l’autre en se souriant écoutant leur cœurs battre à tout rompre à la fois par l’effort mais aussi par leur désir mutuels. Une partie de la foule applaudissait poliment et Daphnée en profita pour répondre :

      - Je ne suis douée que grâce à votre talent. Quand aux habitudes, ce ne sont que des vertus qui entrave à la liberté.


    La demoiselle lui adressa un dernier sourire avant de dégager la piste afin que d’autres couples puissent venir danser aussi. Elle était toujours accrochée à son bras droit, et ils marchaient d’un pas lent et régulier tels deux amants l’auraient fait tout autour de la piste. Henry lui redemanda alors son identité. Il était curieux et cela se comprenait, mais Daphnée prenait un réel plaisir à le voir tant frustré et il fallait avouer que ce jeu l’amusait particulièrement. Tout en continuant de se déplacer, la jeune femme répondit d’un ton qui se voulait attristé et morne.

      - Vous risqueriez d’être déçu…


    Car oui, la jeune Grant restait convaincu qu’Henry ne pouvait s’intéresser à une femme comme elle et que cette danse avait été un privilège qui ne pourrait guère se reproduire dans un avenir, qu’il soit proche ou lointain. La douce lady observa alors la pièce, les couples se faisaient nombreux même si certaines femmes préféraient rester entre elles pour mieux cancaner. Quand aux ménages qui ne dansaient pas, la demoiselle se demanda si ils s’aimaient véritablement, ou si ce n’était qu’un de ses mariages arrangés, loin du bonheur et de l’amour… S’arrêtant brutalement, Daphnée se fit face à Henry et, longeant son regard dans le siens lui demanda plus que passionnément :

      - Croyez-vous en l’amour Monsieur Fieldway ?


    Ses yeux pétillaient, son sourire s’était évanouit et le dévisageait fixement. Qu’attendait-elle après tout, sa réputation répondait déjà à sa question mais pourtant..elle avait de l’espoir, l’espoir d’y croire…
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MessageSujet: Re: C'est derrière les masques que ce cache le camembert [...] Daphnée Ven 16 Avr - 2:05

    Tellement de sentiments se chamboulait en moi au fur et a mesure de ces réponses, je savais qu'il n'y avait aucune inquiétude, je n'aurais jamais l'air déçu après cela. Je me sentais étrange, je me propulsais dans l'avenir, cette fille après cette nuit allait disparaître et je ne saurais même pas qui sait, a quoi ressemblerais mes jours par la suite ? Je ne savais, je ne devrais qu'attendre pour le voir. Notre danse enfin terminée, nous restions accolé sans que cela nous dérange en quelconque manière, marchant, de-ci, delà, attendant seulement que le temps nous sépare, il jouait déjà contre nous, je ne l'a connaissais pas mais elle me semblait si importante, je ne pouvais pas appeler ça un coup de foudre.. et puis pourquoi pas ? Si réellement j'aurais su j'aurais dit une suite logique mais là n'était qu'une accélération exagéré de mes sentiments envers une personne sans que je ne le sache. Ces compliments me touchaient, j'en recevais tellement peu mais je m'en fichais. L'important étais que je sache son identité, de toute façon, elle se devait a un moment ou un autre se défaire de son costume, de son masque, et là alors, je la découvrirais. Nous arrivions dans une sorte d'endroit ou tous les couples véritables ou pas se réfugiait, pour des baisers furtifs, un manque de sexe, c'était surement excitant en plein bal.. mais pour moi celle qui important était celle qui tenait mon bras et a laquelle je ne voulais que faire vivre le bonheur, elle m'apportait tant de joie en si peu de temps, jamais je n'aurais imaginé être charmé, être berné d'une telle façon que je m'en retrouves au supplice devant une inconnue qui ne l'était pas tellement si elle me connaissait, mais dont je ne reconnaissais pas l'identité. Je le saurais surement après, qui sait, ce n'était pas certain, mon désir de curiosité que je refoulais ne faisait qu'augmenter la frustration que j'accumulais depuis son arrivée. Je ne disais encore mot et décidais de ne pas répondre a la réponse qu'elle faisait a mon interrogation précédente. Me concentrant sur le reste alors que je m'accolais a un mur après qu'elle ai posé sa fameuse question, regardant le plafond, faisant mine de réfléchir, puis plongeant mon regard dans le sien, elle attendait une réponse.

    " L'Amour, avec un grand A. Oui j'y crois, mais détaillons un peu voulez-vous ? Pour moi il suffit de deux être assez ouvert l'un à l'autre pour que les charmes s'accomplissent, avec le temps, puis la confiance s'instaure et ainsi l'amour prend doucement ses formes. Il y a aussi une forme plus rapide, le coup de foudre ou le corps, et l'âme sont sûrs et rarement se trompe. Ce sentiment si fort qui vous fait battre votre cœur, qui vous fait si souffrir lorsque dispute il y a, tant de plaisir aussi psychologique que physique. Une chose que l'on ne peut arrêter qui peut faire des ravages ou un bonheur inconsidérée. Une chose fragile, innocente, mais aussi sans pitié et destructeur. J'y crois dur comme fer. Je suppose que vous aussi ? "

    C'était plus une question rhétorique, je supposais que elle aussi, mais je voulais entendre sa voix, simplement, des choses simples qui rendait si fou un être. Ma main toujours sur sa taille, je l'y caressais doucement avant de l'y enlever avec douceur, je ne devais pas abuser des bonnes choses, je souffrais de m'être si rapidement attaché a une femme que je ne reconnaissais pas. Je souffrais déjà quand l'heure sera aux adieux, ou au revoir, le coup de foudre hein ? Je pouvais admettre cela dans mes idées pour l'instant, je la regardais dans les yeux, espérant que ma réponse l'eut plus, je ne pouvais attendre, m'étant tellement approcher d'elle mon corps et mon âme la désirait plus que tout, mais je m'y refusais, pas ici, nulle part, je ne jouerais pas des femmes malgré que ce soir, c'était elle qui se jouait divinement bien de moi, que je m'étais fait avoir comme si tout cela avait été fait spécialement pour détruire mes défenses, me charmais. Un silence s'installait entre nous, seulement perturbait par les légers ébats des jeunes couples et des discussions lointaines et du fond musical qui se voulait classique et rigide. C'était si beau d'un œil extérieur, j'essayais de me voir moi-même de loin, voir si j'étais capable de tenir, ma détermination en flanché pas, moi non plus, j'en étais content mais j'en souffrais tellement plus de l'autre côté, j'en aurais pleuré toutes les larmes de mon corps si j'aurais pu ne pas entacher ma dignité et mon honneur. J'attendais impatiemment de pouvoir me noyer dans l'alcool et d'oublier cette divine soirée même si elle ne ferait que commencer pour ma part.

    Spoiler:
     
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MessageSujet: Re: C'est derrière les masques que ce cache le camembert [...] Daphnée Ven 16 Avr - 14:41

    En ces temps, l’amour ne semblait pas avoir de place. Seul l’argent et ses attributs s’avéraient compter. Les deux jeunes gens se regardaient, leurs regards plongés l’un dans celui de l’autre. Le beau captain paraissait penser, réfléchir à une réponse correcte. Pendant cela, la demoiselle en profita pour le dévisager un peu plus. Son visage était assez carré, et on pouvait remarquer qu’il avait une mâchoire des plus impressionnante. Les traits qui se dessinaient sous ses pommettes et qui remontait vers son front trahissaient de nombreuses années passées à feindre et à flatter… Quand à son regard, il était à la fois ténébreux et délicat. Sa carrure laissait penser qu’une femme dans ses bras ne devait être qu’une mince petite chose, et malgré ses airs de féministes, Daphnée aurait adoré pouvoir s’y blottir et sentir combien elle était en sécurité avec lui… Mais cela n’arriverait pas et le seul souvenir qu’elle aurait avec lui serait cette fabuleuse soirée dont elle resterait à jamais cette inconnu à plumes. Son cœur ne cessait de s’emballer, son corps de s’enflammer et ses yeux de pétiller. Cet homme la rendait littéralement folle. Mais comment faisait-il donc cela ?.. Daphnée porta machinalement ses mains à sa poitrine comme si elles pouvaient empêcher son cœur de sortir de son enveloppe. Ils étaient arrivés dans une petite pièce plus tranquille que la salle de danse, elle était éclairée uniquement d’un petit lustre de bougies qui faiblissait un peu plus à chaque instant. Il se trouvait ici quelques couples qui venaient échanger des baisers furtifs ou des caresses anodines… Henry finit enfin par trouver sa réponse. Il expliqua qu’il croyait en l’amour véritable, au coup de foudre comme au temps. Il énonça des choses tellement vrai que cela en bouleversa une nouvelle fois la jeune Lady.

    Un silence s’installa. Daphnée n’osait répondre, ne sachant quoi dire devant tant de beauté et de vérité. Leurs regards ne se quittaient plus, si seulement ils pouvaient ne jamais se quitter dès lors… Des centaines de questions se bousculaient dans son esprit, des milliers de réponse ne trouvaient où aller, des millions de raisons se perdaient en son corps. La passion. C’était cela qui l’avait envahis, qui l’avait subjuguée. L’amour peut-être ? Comment savoir… La demoiselle pinça délicatement ses lèvres puis cligna ses pupilles avant de rompre la magie en baissant ses yeux. Les reposant finalement sur Henry, elle se rapprocha un peu plus de lui et posa ses mains sur le torse de ce dernier. Puis, avec délicatesse et élégance, elle déposa un baiser sur les lèvres du jeune homme. Elle lui transmis toute sa passion, tout son amour, tout son désir en ce simple baiser. Et, sans lui laisser le temps de dire ou de faire quoi de ce soit, Daphnée s’éclipsa en courant jusqu’à la sortie. Elle traversa la salle en courant, laissant les regards et les commérages se colporter sur elle. Une fois sortie, en trombe elle s’appuya violement contre le mur du bâtiment n’arrivant à réaliser ce qu’elle venait de faire… Touchant subtilement ses lèvres de ses doigts, tout son corps tremblait. Enfin, elle laissa échapper un rire de bonheur et de béatitude.
    Comblée, elle resta adossée un moment contre ce mur froid à sourire bêtement.
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MessageSujet: Re: C'est derrière les masques que ce cache le camembert [...] Daphnée Ven 16 Avr - 16:04

    Une coupe de champagne à la main, une jeune femme revêtue d'une robe grise dont les reflets étaient brillants et d'un masque argenté en forme d'aile de papillon lui cachant les yeux, discutait avec des lady qui lui avaient dévoilé leur identité. Elle s'ennuyait ferme et scrutait donc la salle pour se distraire. Un couple qui dansait, les deux amoureux tendrement enlacés. Un dame au chapeau à plume qui buvait une coupe. Seule. Ces gens qui discutaient avec entrain alors qu'ils n'étaient même pas sûr de se connaître.

    - Lady Fieldway, m'avez-vous entendue ?


    C'était une des lady qui lui adressait la parole. Elizabeth revint dans la conversation, bredouillant un :

    - Bien sûr, et je porte exactement le même jugement que vous ! Ils devraient vous laisser des terres, seulement pour que votre mari puisse chasser en paix.

    Maintenant que les dames pensaient qu'elle les écoutait, Elizabeth pouvait de nouveau observer la salle, dans ses moindres recoins. Soudain, elle aperçut un homme en costume de Satan. Elle aurait pu le reconnaître entre tous, c'était son fils, Henry Fieldway. Mais curieusement, il était accompagné d'une jeune femme. Lady Fieldway pensa d'abord à sa nièce, Mary Springbury, qu'elle avait surpris dans les bras de son fils alors qu'ils s'étreignaient et s'offraient un baiser. Mais lorsqu'elle vit des cheveux bruns éparpillés sur les minces épaules de la cavalière de son fils, elle dut se rendre à l'évidence que cela ne pouvait être Mary qui possédait une belle chevelure dorée.
    Elle se souvint que lors d'un bal, un jeune homme pouvait inviter une femme sans n'avoir de sentiment pour elle. Elle fut rassurée et détourna sans regard, quand... Quand elle vit une chose qui la mit en fureur :
    La jeune fille s'était indécemment approché du visage de Henry pour enfin l'embrasser d'un baiser passionné. Captain Fieldway ne fit rien pour repousser sa cavalière se qui rendit Elizabeth encore plus furieuse.
    Enfin, telle une princesse, la jeune fille s'en alla en courant vers la sortie. Et si quelqu'un les avez apperçut ! Elizabeth ne put se retenir. Elle s'exclama :

    - Veuillez m'excuser mes dames, j'ai affaire à traiter.

    Elle s'approcha d'un pas vif de son fils qui n'avait pas bougé, quelque peu sous le choc de cette embrassade passionnée.

    - Henry !

    Elle attrapa ce dernier par le bars et l'entraina dans l'ombre – elle ne tenez pas à créer un scandale devant toutes les plus grandes familles de Meryton.

    - Comment avez-vous oser, fils ! Vous pensez pouvoir embrasser maintes filles à votre guise ! Et si quelqu'un vous avez vu ? Je ne pourrais le tolérer ! Savez-vous quelle honte vous abattrez sur notre famille, jeune homme ! Fou que vous êtes ! Qui était cette jeune femme ?


    La fureur la gagnait un peu plus. Comment avait-il osé !
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MessageSujet: Re: C'est derrière les masques que ce cache le camembert [...] Daphnée Ven 16 Avr - 18:15

    C'était totale, une sensation que jamais je n'avais eu, une situation tellement différente, je m'étais fait draguer, accoster, et maintenant, je la voyais, se collait a moi, puis doucement elle posa sa main sur mon torse, je savais ce qui allait se passer et je n'allais pas l'en empêcher, un baiser tendre, doux, puis passionné, fougueux qu'elle me donnait, ne faisant que répondre, j'en étais sous son totale charme et je ne pouvais en faire autrement, je n'avais rien fait, c'était elle. Mon cœur avait augmenté mais je pensais même mourir tellement sa cadence était inouïe, puis elle partie, s'envolant, me laissant la, pantelant, avide de ce baiser qu'elle m'avait donné mais trop tard, elle s'était enfuie et je n'allais pas la rattraper, pourquoi ? J'étais sous le choc, mais ce n'était pas si facile, je ne pouvais pas me permettre de partir d'une réception pour une fille, en faite, si, je l'aurais fait, mais une voix lointaine, forte, orgueilleuse mais si douce normalement me ramenait d'où j'étais, on ne pouvait même plus rêver tranquillement. La vie était si cruelle, doucement je revenais a moi sous la forme de Satan alors que je m'étais envolé au Paradis pour un certain temps. Ma mère arrivait et j'entendis mon prénom avec une colère contrôlé, je fixais mon regard dans le sien, nous avions le même. Ce n'était pas que je n'aimais pas ma mère mais ce qu'elle me dit me surpris, me fit mal, et j'avais envie de lui répondre aussi méchamment, elle frapper son fils en plein cœur, jamais je ne voudrais encore faire honte à notre famille, j'avais mon honneur et elle venait de l'écraser sans le faire exprès. Sans le vouloir elle me comparait a son mari, mon paternel, cet ordure. J'en revenais a ma mère, heureusement qu'elle était là au fond, et je l'écoutais donc entièrement, ravalant la réplique qui me brûlait les lèvres, je regardais le chemin que mon inconnue avait emprunté, elle me manquait déjà atrocement. Je regardais ma mère, je me devais de lui répondre a elle aussi, elle faisait assez de bruit mais elle était énervée, c'était tout a fait compréhensible. Pour une fois j'allais rapidement lui dire ce que je cachais, car cela ne serait que la stricte vérité, je pris donc doucement la parole, a voix basse pour que seul ma mère puisse m'entendre.

    " Mère, je n'ai point embrassez de filles, c'est elle qui m'a embrassé. Mon honneur et celui de la famille serait encore plus entaché si je retournais au Cave, mais je n'y ai point l'envie mère. Je ne l'a connais pas, enfin.. je ne sais que comprendre.. . Calmez-vous mère, je ne fais rien de mal. "

    Mes yeux se remirent a se lever vers le plafond, je rêvassais, le coup de foudre, mais ma mère ne se laisserait point impressionner par cela, je savais qu'elle avait d'autres questions en réserve, et je n'étais même pas sur qu'elle m'eut cru lorsque je lui avais dis que je ne la connaissais pas. Comparais a mon père, j'étais un ange en ce moment, un vrai ange, mais qui aimer se faire des collections ! Je la regardais, attendant qu'elle se calme aussi et que enfin nous ayons la discussion qu'elle voulait, je la connaissais ma mère, elle avait toujours pleins de choses en tête.
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MessageSujet: Re: C'est derrière les masques que ce cache le camembert [...] Daphnée Ven 16 Avr - 21:06

    Derrière son masque argenté, le calme reprenait peu à peu possession de Elizabeth. Elle ne devait point s'énerver, cela ne lui ressemblait pas. Peut-être était-ce la violence de David qui commençait à l'atteindre ? Qui commençait à s'emparer d'elle ? Non ! Elle ne voulait pas de devenir comme lui ! C'était un monstre, il l'avait fait tant souffrir, et la chose la plus terrible c'est que ces actes de maltraitance n'appartenait pas au passé. Peut-être même n'y appartiendront jamais jusqu'à que Lady Fieldway soit réduite au silence à cause de coup. Il ne fallait pas qu'elle pense à cela, elle le savait, cela lui faisait encore plus de mal. Mais elle avait si peur de lui ressembler envers Henry... Elle aimait son fils. Elle l'aimait plus que tout. Mais faire honte à sa famille qui déjà n'était point aimé au village à cause des malversations de David, c'était impensable, et pourtant il risquait de le faire ! A quoi pensait-il ? Pourquoi ne pas avoir repousser cette jeune fille ? Elle savait bien que se dire « J'aurais pu faire ci, il aurait pu faire cela » après l'acte était inutile. Elizabeth, elle, n'aurait jamais dû accepter de ce marier avec Lord Fieldway, elle aurait dû tenir tête à son père... Mais elle ne l'a pas fait et c'était trop tard. Oui, trop tard ! Il ne restait plus qu'à attendre... Attendre quoi d'ailleurs ? Un miracle ? Elle doutait même parfois de l'existence de Dieu. Ou du moins, de ce Dieu qui aide les gens, de ce Dieu dont on conte la générosité, non, ce Dieu là ne pouvait exister pour la laisser en une telle misère.
    Souvent, elle pensait à cela. Ce ne lui était d'aucun réconfort, au contraire, mais elle ne pouvait s'empêcher d'y penser. Il l'avait abandonné. Si lâchement, si cruellement ! Elle n'avait rien fait pour cela ! RIEN !

    - Vous ne l'avez pas repousser non plus, mon fils ! Et son baiser, vous le lui avez rendu, je l'ai vu, de mes propres yeux vu !

    Elle faillit défaillir. Trop de pensée se bousculaient en son esprit. Elle se rattrapa au dernier moment au mur. Elle ne voulait pas créer un attroupement. Si bien, qu'elle demanda à son fils :

    - Henry, je vous en pris, aidez-moi à trouver un siège.

    Elle était pâle, mais elle savait que cela allait s'arranger quand elle s'assoirait. Il lui arrivait souvent ce genre d'affaiblissement, et ça n'avait jamais mal fini.
    Cependant, elle ne voulait tout de même pas effrayer son fils. Il ne l'avait jamais vu ainsi ou du moins, Elizabeth en s'en souvenait pas.
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MessageSujet: Re: C'est derrière les masques que ce cache le camembert [...] Daphnée Mar 20 Avr - 21:34

    Oui, certes, ma mère soulevait un point, je ne l'avais pas repoussé, pourquoi ? Je n'en avais tout simplement pas envie, et je pense que si ma mère avait eu le choix d'épouser un autre homme, je suis sûr qu'elle l'aurait fait. Notre famille n'était pas certes aimait mais étant Captain de l'armée voisine, j'avais une certaine notoriété que j'avais surement vite gâché pour en utiliser le profit autour de la gente féminine. Bien sûr, depuis que mon cœur s'était ouvert, je n'avais plus côtoyé cet endroit, je voulais gagner sa totale confiance et j'avais donc arrêté. Mais Mary n'était pas encore arrivé, je me demandais ce qui causais tant son retard, peut-être fignoler t-elle une robe pour me plaire, et j'espérais que ma mère puisse tenir sa langue pour ce baiser, ce n'était pas ma faute si j'avais été charmer et eu, je n'avais était qu'un instrument dans ces mains, en tout cas quelque chose de plus alarmant attirant mon regard, ma mère avait un problème, elle blanchit d'un coup et quémanda mon aide pour trouver un siège. Prenant sa main et l'attrapant doucement par la taille je l'amenais de nouveau dans la salle, je la regardais, me disant ce qui se passait, je ne savais pas ce qui lui arrivait, je ne l'avais jamais vu dans un tel état et m'inquiétais-je donc en parlant rapidement, murmurant presque et demandait un verre d'eau en passant que je lui servis.

    " Mère, ne me cachais rien, quel est le mal qui vous as pris de suite ? Racontez-moi tout. "

    Mon regard ne la quittait pas, même pas pour voir la femme de ma vie entrait dans les minutes qui suivirent.


[ Dsl, pourri u.u ]
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MessageSujet: Re: C'est derrière les masques que ce cache le camembert [...] Daphnée Mer 21 Avr - 22:47

    Il y eut, en ce soir d'April Fools, bien des jeunes filles coquettes et empressées de faire spectacle de leur charme, mais nulle ne l'étaient de manière aussi charmante et maladroite que Mary Springbury, qui, tout en se croyant bien moins que belle, essayait de le devenir à ses propres yeux. Elle se vêtit avec une appréhension tremblant d'une robe d'un bleu nuit profond, bordée de fil d'argent. Une parure que son père lui avait offerte mais qu'elle n'avait jamais osé mettre, la trouvant trop décolletée et trop sophistiquée à son goût. Elle appela sa femme de chambre pour l'aider à lacer son corset et à entrelacer ses cheveux d'or de rubans argent, qui camouflait avec art, la quasi totalité de la couleur de ses cheveux. Un masque de velours bleu au fioritures d'argents fut placé devant ses yeux clairs, rendant son regard plus profond et mystérieux qui ne l'avait jamais été. Elle eut peine à se reconnaître dans le miroir, mais dés qu'elle bougeait, elle savait que sa manière timide et gracieuse de se mouvoir la trahirait aux yeux de ses amis. Elle se faufila jusqu'à la voiture qu'on avança pour elle, s'assurant de n'être vue de personne, et surtout pas de son cher cousin.

    Elle arrivait en retard, elle le savait fort bien, et déjà, la salle de balle était comble, si bien qu'elle fut bousculée une fois ou deux. Elle croisa des regards connus, mais ne sut pas réellement les attribuer à des connaissances précises. Il y avait trop d'agitation, trop de mouvements pour que cela soit clair dans son esprit. Toutefois, elle n'eut aucun mal à reconnaître sa chère tante, en compagnie de son très très cher cousin, et elle alla les rejoindre, refusant au passage quelques invitations à danser. Jusqu'ici, il semblait qu'elle n'avait point été reconnue. Elle fut parfois emportée malgré elle, mais se ressaisissait vite à chaque fois et elle finit par atteindre son but. Elle se ravisa toutefois juste à temps, se demandant si Henry serait capable de la reconnaître... Enfin, s'il daignait lever son regard du visage de sa tante, pour regarder au-delà...


[Oups, c'est pas terrible non plus... u.u]
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MessageSujet: Re: C'est derrière les masques que ce cache le camembert [...] Daphnée Sam 24 Avr - 11:32

    La santé de ma mère m'était préoccupante, mais pas pour longtemps, oui, après que je la fis s'asseoir, lui donner un verre d'eau semblait la requinquer. Elle retrouvait doucement des couleurs et mon inquiétude se dissipa doucement, mais je me demandais ce qu'elle avait eu, je ne l'avais jamais vu dans cet état, jamais. Peut-être qu'elle avait un mal du a mon père ou autre encore pire ? Cette frayeur emplit mon cœur, lui faisant oublier, l'espace d'un instant ma vie, que ferais-je sans ma mère ? Ma vie sans elle révélait du désastre, mon père serait là, et cette famille déjà mal prendrait un cap encore plus différent et terrible. Mais pour l'instant elle se rétablissait et j'en étais donc soulager, attendant qu'elle me dis ne serait-ce qu'un mot, j'attendais et quittant enfin mon regard pour laisser vagabonder mon regard sur la salle, d'autres personnes, en nombre étaient arrivés, c'était si fou, j'en étais surpris mais resta de marbre cependant je me devais de penser a ce qui me serait bénéfique, au fond j'avais fait une bourde, je m'étais laissé emporter par ma propre personnalité, mais je le regrettais, réellement pas trop mais j'avais une part de regret au fond de moi, j'aimais et j'aime Mary, pourquoi alors avais-je répondu a ce baiser ? La tentation avait été trop grande, et pour que ma mère s'offusque ainsi c'est qu'elle se douter que j'avais changé et que je respectais une femme, une seul, non, je me faisais es idées, tout simplement, il fallait que j'arrête de boire. Surtout que Mary n'était pas encore arrivée, ou je ne 'avais pas encore vu, je m'en doutais un peu que ma cousine, ma moitié s'amusait a se cacher de moi, pour me voir, m'espionner, jouir de son invisibilité a mes yeux mon cœur tressaillit. Elle arrivait, c'était un signe. Mon cœur ne me trompait jamais, et doucement mon regard fit plus attention aux personnes se trouvait dans son ensemble, oubliait les brunes, se concentrait sur le peu de mèches blondes qu'elle laissait voir, elle se cachait de moi, j'en étais sûr. Je laissais doucement ma mère, la prévenant puis me mêlant a la foule, cherchant de plus près.

    Je la trouvais, du moins je pensais, elle était belle, plutôt attirante, et blonde, mais ces yeux, non, pas vert, j'y étais presque. Je cherchais, encore et toujours, me fiant a mon cœur qui ne me trompait pas, du moins pour le moment, il battait étrangement mais la recherche de celle qui le faisait battre plus vite le rendait unique en son genre. Je ne la trouvais pas, elle s'était camouflée de sorte que je ne puisses la reconnaître. Je me devais de me juger au comportement. M'approchant de toutes les filles que je croisais je leur fis un sourire, les frôlant, et enfin, je tombais sur elle, je la pris par la taille, je l'avais vu feindre le sourire puis détourner le regard, c'était Elle. Sans hésiter je pris une de ces mains et me colla doucement a elle, murmurant a son oreille ce que je pensais d'elle.

    " C'est donc pour cela que vous m'avait fait attendre. L'effet que vous voulez est atteint je pense. Vous êtes resplendissante mon amour. J'ai de la chance d'avoir pour moi, la plus belle femme du monde. "

    J'entremêlais son regard au mien, je n'aurais pu la reconnaître que lorsque elle avait agi comme je la connaissais, elle s'était parée in-habituellement, offrant quelque peu sa beauté physique a son interlocuteur, j'étais possessif alors que je permettais d'être partager, enfin du moins, pour l'instant. Je la contemplais, j'étais surpris, et agréablement content. Elle était à moi, j'avais la plus belle femme du monde. Oui, qu'à moi seul. Je voulais l'embrasser mais je ne savais comment elle allait réagir en public, on ne la reconnaissait pas mais ma mère se doutait que c'était Mary, j'en étais sûr, et bien sûr je n'étais pas au courant qu'elle nous avait vu nous embrassés, je me devais d'être prudent.
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MessageSujet: Re: C'est derrière les masques que ce cache le camembert [...] Daphnée Dim 25 Avr - 22:06

    Mary guettait avec une joyeuse malice les recherches de son cousin. Elle s'autorisait la prétention de croire qu'il la cherchait, puisque visiblement il s'approchait de chaque jeune fille blonde comme elle pour s'en éloigner. Elle sortit son éventail pour dissimuler son sourire en coin, sourit à droite et à gauche, tandis que son regard revenait sans cesse à Henry. Il la cherchait toujours, et mettant fin à son supplice, elle fit un pas en avant pour entrer dans la clarté des chandelles. Cela ne rata pas car Henry l'aperçut quasiment tout de suite et s'approcha d'elle. Elle sentit la chaleur de ses mains sur sa taille, la douceur de son souffle sur sa joue, et son coeur chavira, sinon de surprise, au moins d'un terrible bonheur. Les mots qu'il lui prononça étaient si doux, que ses oreilles en bourdonnèrent et qu'elle rougit très légèrement, malgré la fine poudre qu'elle avait étalé sur ses pommettes. Elle trouva l'audace de répondre sur un ton taquin, qui coutât beaucoup à sa timidité :

    "Je dois avouer que j'espérais bien que vous me trouviez à votre goût et je vois à votre air que j'y suis parvenue..."Elle ne put cependant empêcher un naturel sursaut de modestie et ajouta presque malgré elle : "Mais enfin, ne faites pas l'injure aux autres femmes de me désigner comme la plus belle... Au moins puis-je espérer rivaliser avec les plus passables..."

    Reculant légèrement pour les protéger par l'ombre d'une tenture, elle posa délicatement sa main gantée sur la joue de son cavalier, et plongea son regard clair dans le sien. Il était furieusement beau, et bien que son déguisement soit plus remarquable que Mary ne l'aurait souhaité, elle devait avouer qu'il lui seyait fort bien. Son regard brilla de paillettes dorées, tandis qu'elle murmurait à son cousin :

    "S'il y ait mortel plus heureux que vous ici, il s'agirait bien de moi... Je puis vous garantir que je suis plus heureuse que quiconque ne pourrait l'être en cette heure... Vous êtes beau mon cousin, et j'espérais en me parant avec charme au moins être assorti à votre élégance. Il s'avère que j'en suis encore loin, mais ce soir, peu m'importe les regards que l'on posera sur nous, du moment que les vôtres ne me quittent pas trop..."

    Elle lui sourit, puis, après un regard furtif qui lui garantit qu'on ne les voyait pas, elle embrassa délicatement le coin de ses lèvres en les cachant derrière son éventail...
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MessageSujet: Re: C'est derrière les masques que ce cache le camembert [...] Daphnée Mar 27 Avr - 20:55

    Je ne pouvais empêcher la culpabilité de m'envahir, le sentiment partageait que je ressentais doucement se faire en mon cœur me déchirait au plus profond de mon être, l'être abject, l'ombre de mon père refaisait surface et moi pensant que je changeais, je me trompais lourdement. Oui, je ne pouvais supporter qu'elle s'offre a moi ainsi, en ne sachant pas que je changeais moi-même, mais je ne devais pas lui gâcher sa soirée, je l'aimais toujours, c'était certain et depuis presque toujours, la voir si belle me rendait si bêta, je ne faisais qu'être guider par mon cœur mais si j'aurais pu je lui aurais embrasser devant tout le monde, mais nous ne devions déclarer notre amour ainsi, elle n'aurait supporter, mais personne ne l'avait reconnu cependant, a par moi. Mais je savais que ma mère avait un œil sur moi, et me voir avec une nouvelle conquête a ces yeux, semblait trop, elle allait mal, je me laissais cependant faire par ma cousine, je l'aimais tellement, lui faire de la peine me déchirerais le cœur, et pour l'instant, je me devais simplement de lui faire passer la meilleure soirée de sa jeune vie. Oui, j'étais plus grand qu'elle, et pas seulement de taille mais d'âges, je me devais d'inculquer les bonnes manières, mais je n'en avais pas, je suivais mon père sans que je ne le veuilles, c'était irrémédiablement lassant de quitter un sentier et atterrir sur un autre sentier qui vous amène a une même destination, celle du bonheur, mais de la souffrance aussi, vers une ombre que l'on a toujours détester, crainte, maudit, mais dont l'on ressemblait un peu plus a chaque pas. Je la regardais de nouveau, elle s'était faite si belle pour moi que je n'en revenais toujours pas, et je l'écoutais par la suite, elle était si, mignonne, si elle-même et se laissant aller a des 'ces' interdictions qui n'était que des banalités dans un couple qui la rendait totalement craquante a mes yeux, et surtout unique a mon cœur. Bien sûr, j'essayais de m'en convaincre, mais je ne voulais pas jouer l'égoïste et gâcher notre merveilleux moment. Je ne pus retenir un léger rire lorsque sa modestie revint au galop, je me laissais aussi aller contre sa main lorsqu'elle vint me caresser celle-ci, j'étais totalement accroc a l'élue de mon cœur. Ce qui me fit le plus sourire c'est lorsque je la vis se rapprocher de moi et après un rapide coup d'œil, m'embrasser sur le coin des lèvres derrière son éventail, ayant une grande envie de prolonger ce baisser, je serrais l'étreinte que j'avais a sa taille pour glisser sur sa bouche plus réellement, puis lâchai. Je ne voulais pas attirer les regards sur nous, elle était a moi, et rien qu'a moi, un brin possessif ce jeune belliqueux.

    " Ma cousine, cessez votre modestie, l'injure n'existe pas, vous êtes la plus belle a mes yeux, il est vrai que l'amour est aveugle parfois, mais je ne suis pas aussi myope, vous êtes mienne, vous êtes la plus belle. Il n'y a rien de plus parfait en cette Terre. Et je vous interdits de me contredire, acceptez un peu les compliments, et n'essayez plus de me décourager a vous en donner car vous me désarçonner en disant que vous ne les méritiez pas. "

    Oui, ça faisait de la peine de se dire que les compliments ne marchais pas avec la femme de sa vie, mais là ce n'était pas le cas, enfin, juste un peu mais tout cela était moindre. Ce qu'elle m'avait dit par la suite, je ne le méritais pas non plus, mais je me devais de rester impassible, de lui montrer les sentiments que je voulais sur mon visage et qu'elle comprenne que cette soirée était sienne, et que je lui serais toujours, sien. Je pris doucement sa main et la serra un peu plus, elle contre moi, presque collé mais assez loin pour ne rien laisser paraitre.

    " Puis-je avoir votre main ? - Laisser un blanc puis poursuivit - Pour danser ? - J'avouais que je n'avais pas fait exprès, mais c'était sorti comme ça, elle & moi, mariez, mon rêve - Ma mère nous surveille, je le sais, et je ne sais pas si elle vous a reconnu, très chère. Je ne voudrais pas qu'elle s'imagine que je fasses des bêtises, je suis vôtre a jamais. "

    C'était comme une justification, si seulement la bêtise n'aurait pas été faite, mais c'était trop tard, je lui souriais, attendant qu'elle accepte, sauf si elle serait tout aussi déranger que moi après ma boulette si j'osais dire, même si j'en avais tellement envie.
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MessageSujet: Re: C'est derrière les masques que ce cache le camembert [...] Daphnée Jeu 6 Mai - 18:42

    Mary se cacha derrière son éventail pour y rougir en paix, tandis qu'elle chavirait devant la sincérité indéniable des yeux de son cousin. Et le lapsus d'Henry n'arrangea malheureusement pas sa confusion. Elle serra avec tendresse la main de son cousin, et plongea son doux regard dans le sien. Tout cela valait bien plus que mille oui. Au bien sûr, elle n'aurait peut-être pas était si sûre d'elle si il lui avait réellement demandé sa main, mais pour une jeune fille aussi sérieuse que Mary, une danse pouvait en cacher bien d'autres. Et cette promesse... Qu'elle vende son âme au diable pour entendre encore bien d'autres fois cette phrase dont elle n'aurait jamais la prétention d'être trop certaine. Elle répondit de sa voix douce et tremblante :

    "Ma tante me fait trop confiance, à tort ou à raison, pour croire une telle chose, et puis elle ne doit sans doute même pas avoir idée que nous puissions éprouver des sentiments l'un envers l'autre. Vous avez été fort discret, car je n'ai rien vu de votre affection avant que vous ne m'en fassiez part, et la mienne est toute récente. Mais pour bien d'autres genres de raison, j'accepte volontiers de passer cette danse avec vous, et bien d'autres encore que celles-ci..."

    Elle baissa les yeux, projetant l'ombre de ses longs cils sur ses joues. Son cousin comprendrait bien ce qu'elle voulait dire, et ce sous-entendu était bien assez gênant pour qu'elle ose exiger un serment officiel de la part de son cousin. Elle préférait d'ailleurs ne pas aller trop vite. Elle s'approcha de son cousin, et se serra contre lui, ce qui, dans l'ombre, pouvait passer pour une embrassade naturelle entre cousins, mais qui les rapprochaient bien plus que cela n'était perceptible, et Mary sentait l'odeur de son cousin dans le creux de son coup, le relief de son corps contre le sien, avec un plaisir qui la submergea et la surprit plus que toute autre chose. Son coeur battait trop fort dans sa tête et elle sentait quelque chose basculer en elle. Comme elle étouffait un soupir saccadé, elle s'écarta lestement de lui et lui demanda, confuse :

    "Allons danser le voulez vous bien ? Il me semble que j'aime fort cet air... J'essaierai de vous faire honneur mon cousin, et je n'ai nul doute d'y parvenir." Elle sourit, un peu plus sûre d'elle " je vous épargnerais ma modestie, Monsieur, en vous disant que je crois danser de manière assez plaisante."
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MessageSujet: Re: C'est derrière les masques que ce cache le camembert [...] Daphnée Jeu 27 Mai - 15:39

    Comment pouvais-je résister a cette tête blonde aux yeux émeraude qui n'était que mien ? Il me semblait que le visage des autres devenaient peu a peu flous, que nous étions dans une sorte de bulle, rien que nous deux alors que tout était au contraire emplie de personnes. Mon cœur ratait des battements, la cadence qu'il avait changea brutalement pour accélérer d'un coup, je ne savais pas ce que j'avais, je ne faisais que subir les tourments, les attaques incessantes de ma cousine sur ma personne et sur mon cœur qui était sans doute la victime de cette cousine qui ne savait pas ce qu'elle faisait sans le savoir. En clair j'étais son jouet, mais j'aimais ça a croire vu que je me laissais entièrement guider, j'étais soumis a cette amour que je désirais ardemment. Je savais que j'allais perdre la personne que j'étais auparavant et devenir quelque peu la personne que Mary voulait, je perdrais un peu de moi voir totalement perdre mes mauvaises habitudes, mais je savais qu'un jour, ou pas peut-être, je deviendrais pire que mon père. Il faudrait que je fasse fort alors, mais en avais-je envie ? Pas le moins du monde. Je voulais tout simplement être in love avec ma femme, avec la fille qui partagerait autant de jours et de nuits dont je pouvais la combler. C'était la première fois que je me voyais dans un tel état d'extase envers une autre personne que moi-même. Jamais je ne l'avais vu comme ça, mais je l'aimais plus que ma propre personne et que mon propre plaisir, je voulais tout avec elle, et pas avec les autres. Bien sûr ce qui s'était passé tantôt resterait entre ma mère et moi, du moins je l'espérais. En espérant aussi que ma mère ne reconnaisse pas Mary et que nous soyons à l'aise. Les paroles qu'elle me donnait me donnèrent a moi, le sourire. Ces sous-entendus me laissait légèrement rêveur. Lorsque je sentis le corps de ma cousine, plus près du mien, je ressentis un léger contraste de domination s'installait, chose qui ne me dérangeait pas, loin de là, et c'était cela qui m'étonnait le plus, pour elle, je changerais totalement, j'en avais peur mais je ne devais pas. C'était donc avec indécision que je me laissais aller contre elle, la tenant contre moi, une main sur la taille, l'autre dans sa main, pour une douce danse mais pourtant si fusionnelle et véridique de notre amour, mais lui répondant bien sur avant.

    " J'espère que rien ni personne ne nous interdiras de vivre nos jours ensemble très chère. J'ai beau avoir l'air d'un goujat parmi tant de personnes mais a croire que votre compagnie m'assagis; c'était sans doute ce que j'attendais depuis tout ce temps. J'ai su aux premiers âges de raison que si je devais vous appartenir je devrais changer, mais j'ai cru que je n'en avais pas besoin et ai continuer a faire des bêtises, tel père tel fils comme l'on dit. A croire que j'ai bien pris mon temps pour apparaître comme vous pensiez voir votre véritable cousin, a vous dire, j'ai peur de changer, j'ai peur de perdre mon véritable comportement, mais pour vous je serais prêt a tout. "

    Voilà qui était sincère, j'espérais ne pas faire naître de la culpabilité en elle mais bon, j'arrangerais cela si elle l'en serait. Je la savais timide et innocente, j'espérais ne pas avoir été trop franc et trop véridique dans mes mots, en tout cas je m'étais vidé en quelque sorte, maintenant j'amorçais le pas pour notre danse, nos corps, l'un contre l'autre, on ne pouvait pas dire que c'était une véritable valse avec l'écart voulu, mais je ne voulais pas, je voulais l'avoir rien qu'a moi. Il ne fallait pas comme tantôt que j'attire les regards car ma mère, je le savais, ne raterais aucun détail. J'en profitais pour lui jeter un regard et vit qu'elle avait repris quelques couleurs et cela me fit sourire, je n'allais pas gâcher ce moment donc et j'allais profiter et ne pas inquiéter ma cousine, je lui souriais et murmurais a son oreille.

    " J'ai l'impression d'être dans un rêve, que la réalité me frappe et me dise que jamais je ne vous aurais, je n'ose pas y croire. J'ai peur. "

    Peur de la perdre, j'avais rarement peur, et encore moins en faire part a quelqu'un, je changeais, indéniablement je changeais en bien.
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MessageSujet: Re: C'est derrière les masques que ce cache le camembert [...] Daphnée Jeu 27 Mai - 22:18

    Mary se laissa aller contre son cousin, se sentant rougir jusqu'aux oreilles. Voilà, il lui semblait qu'Henry lui avait promis l'amour éternel, n'est-ce pas ? Il voulait changer, et il changeait, grâce à elle, disait-il ? Etait-ce possible ? avait-elle ce pouvoir là ? Ou était ce simplement l'amour de Henry qui le rendait capable de changer... Mary espérait que lui la voyait réellement telle qu'elle était. Elle ne voulait pas le décevoir, pour rien au monde Mary ne lui dirait jamais quoi que ce soit, par exemple, de l'incident avec Lord Chesterfield. Elle tairait cela oui, elle n'en soufflerait mot. La tête posée sur l'épaule d'Henry tandis qu'ils dansaient, elle sentit la culpabilité la ronger, mais elle ne dit rien, se forçant à penser à autre chose. Hélas, la pensée suivante n'était guère plus agréable.... Oui quelqu'un pourrait bien se charger de les séparer... Oh oui, Mary avait bien une petite idée là-dessus... David Fieldway n'approuverait sans doute jamais rien de tout ça... Elle soupira discrètement. Il y avait tant d'amour dans les mots d'Henry que cela effaçait tous ses soucis. Elle se redressa et plongea son regard dans celui de son cousin.

    "La réalité nous frappe déjà, mon cousin, et elle est bien plus douce et belle que tout ce dont j'aurais pu rêver... Car vous êtes bien contre moi, vous me dites bien ces mots, je ne peux pas croire à un rêve, car aucun de mes rêves ne fut jamais si magnifique..."

    Elle glissa sa main gantée de l'épaule à la nuque du jeune homme pour renforcer l'intensité de leur échange, car Mary voulait que ses paroles rassurent tout à fait Henry. Oui, elle ne pouvait pas croire que le vrai Henry était celui débauché et méprisable qui courrait autrefois les bordels, mais bel et bien cet homme beau et élégant, qui parlait avec plus de sincérité que n'importe quel être au monde.

    "Croyez vous que c'est à présent que vous allez changer de nature ? Ne croyez vous pas plutôt que vous allez retrouver votre vraie nature ? Je ne peux pas croire que vous soyez comme votre père, car je crois en vous autant que je fais confiance à mon coeur. Je n'aurais pu aimer un homme pareil à votre père, et pourtant, pourtant Henry, je vous, je vous..."


    Pourquoi était-ce si dur à dire ? Pourquoi sa gorge se serrait-elle ? Etait-ce le bonheur ou la crainte de voir tout s'effondrer qui l'empêchait de parler ? Elle prit une grande inspiration, et, les yeux pleins de larme et la voix faible mais sûre, les mots franchirent enfin ses lèvres, comme une libération :

    "Je vous aime, Henry... Oui, je vous aime... Alors n'ayez peur de rien, comme je m'efforcerai de ne rien craindre..."
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MessageSujet: Re: C'est derrière les masques que ce cache le camembert [...] Daphnée Sam 29 Mai - 20:13

    Un choc électrique. Mon cerveau avait reçu une information qui accélérait mon rythme cardiaque, je ne savais pas ce que j'avais, un sourire régnait a présent sur mon visage, un sourire qui ne bougerait sans doute pas, un sourire qui ne serait sûrement pas là si je savais lire dans les pensées, heureusement pour elle je ne pouvais user de ce miracle. Je lui faisais une totale confiance, mais j'étais jaloux, et comme tout jaloux, j'avais peur de la perdre, j'étais possessif, c'était génétique surement et je voulais tout pour moi, même si c'était injuste pour les autres, je voulais mon propre plaisir mais mon propre plaisir avait un nom et une raison d'être a présent. C'était Elle, moi qui était égocentrique, je faisais des efforts, et c'était sans doute mon amour pour elle et non Elle totalement qui me faisait changer, elle en faisait part mais il y avait aussi de moi, car j'avais su que pour lui plaire il fallait que je devienne une façon d'être qui au fond commençait a me plaire a présent. Le genre que tout le monde aimait, poli, plaisant et courtois a point, mais je ne me faisais que rester moi-même pour l'instant, je me connaissais, et être tout le temps ainsi, ça m'énerverait, ça me rendrait irascible, rien de pire que la routine pour perdre la tête, péter les plombs, perdre la boule ! Je ne voulais pas, je ne désirais pas paraître ainsi, mais je décidais de laisser le temps faire ce qu'il avait a faire, notre couple allait surement mourir, et en y réfléchissant bien, je ne supportais déjà plus de cacher notre amour au monde, je voulais le crier, car il me faisait euphorique, heureux et je voulais le partager avec tous. Mais je ne pouvais, surtout après ce qu'elle venait de me dire, me rassurant de la véracité de notre moment, de la vérité tout simplement, m'éveillant a vivre pleinement la vie qui s'offrait à nous qui semblait presque idyllique si l'ombre d'une personne ne venait pas tout gâcher, je le savais, il y aurait confrontation chez la Famille Fieldway. Je l'avais contre moi, en face de moi et alors qu'elle me disait toutes ces belles choses, soulevait d'autre pas belle, elle me dit la plus merveilleuse des choses. Qu'elle m'aimait, autant que je l'aimais qui sait. Ceci éclipsa tout le reste, je ne pouvais y croire, c'était irréel, et pourtant, ça l'était, c'était vraiment réel et ces mots m'étaient entièrement adressés, à moi et moi seul. Je vis sur son visage l'effort que ça lui coutai,t et sans me retenir, sans me soucier des gens qui nous regardaient, je l'embrassais. Un baiser fort, amoureux, totalement libre de toute règles, un baiser emplie de sentiments, de promesses et d'amour. J'étais heureux, je n'avais jamais ressenti cela, et je me devais de l'exprimer. Mon front collé au sien, je rompis doucement le baiser. Mon regard dans le sien, le voulant tendre mais il fut sauvage, je la désirais mais je ne pouvais, c'était notre soirée. Je me devais de lui faire une réponse, une réponse et aussi une réponse a chacune des phrases qu'elle m'avait sorti de sa belle bouche.

    " La réalité est une belle chose en ce moment alors. Je ne sais si je la mérite vraiment, je ne sais si je mérites votre amour, mais vous m'avez l'air de me porter digne de le recevoir et rien n'y personne ne m'arrêtera, je vous le jure. Que ce soit mon père ou quelqu'un d'autre, personne ne s'opposera à notre amour, et s'ils osent, ils le regretteront amèrement. - Je lui souris, montrant que j'étais quand même souriant, gentil, même si une tel chose arrivé je ne pourrais rester dans mes habits de 'gentleman' - Je n'ai peur de rien sauf de vous perdre mon.. mon amour. Je vous aime tellement... Désolé de vous avoir embrassez ainsi, devant tout le monde, mais j'ai une envie qui m'oppresse, une envie de crier a tout le monde notre amour, il me rend tellement heureux, vous ne pouvez pas savoir a quel point, je vous aime Mary ! "

    Je lui souris, sans le remarquer, nous ne dansions plus, nous nous regardions simplement, comme deux amoureux ébahie par leurs amours.
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MessageSujet: Re: C'est derrière les masques que ce cache le camembert [...] Daphnée Mar 1 Juin - 22:05

    Mary sentit toute la violence de l'amour d'Henry dans ce baiser, toute la violence aussi de l'homme qu'il avait été et qu'elle avait tant méprisé, au service de leur passion. Cela avait quelque chose de jubilatoire et faisait naître en Mary des sentiments bien étranges... Devait-elle être fière d'avoir amené cet homme sous son pouvoir ? Assurément la douce Mary en était incapable, mais ce baiser, cet amour, la rendait plus forte, plus sauvage, plus possessive qu'elle ne l'avait jamais été, et tout cela, il lui semblait, était transmis par le baiser fougueux qu'elle lui rendait. Henry cependant brisa l'étreinte de leurs lèvres, et le regard qui lui porta la fit frémir d'une sensation toute nouvelle, qui lui fit peur et la ravit en même temps... The desire... Etait-ce cela ? Etait-ce ce poison si doux et si brûlant qui coulait dans ses veines et irriguait chaque parcelle de son être.

    Le monde n'était plus rien. Le monde n'existait plus. Il n'y avait plus pour ces cinq sens, que Henry. Sa voix, puissante et douce. Son odeur, si envoutante. Son visage, si fascinant. Son corps, si prêt du sien. Le goût de ses lèvres encore sur sa bouche. Ils avaient arrêté de danser, ils se regardaient simplement, sans s'apercevoir que les autres couples de danseurs s'étaient arrêté aussi à l'annonce d'une terrible nouvelle, qui ne parvint même pas à leurs oreilles. Tout ce dont Mary s'aperçut, c'est qu'on ne les voyait plus, que plus personne ne s'interessait à eux. Qu'ils étaient libres au milieu de cette foule agitée. Aussi leva-t-elle son visage angélique vers celui de son cousin et lui rendit son baiser avec toute la passion dont elle était capable, ses mains courrant sur la nuque, les épaules d'Henry. Elle dut s'arrêter pour reprendre son souffle et répondre :

    "Il n'y ait rien au monde que vous ne méritiez plus que mon amour, Henry, rien au monde que je ne désire plus que de vous aimer. De cela, au moins, je suis convaincue... J'aimerai pouvoir vous dire toute la joie de mon coeur, mais je ne puis l'exprimer par des mots, il risquerait d'entacher la force de mon amour et d'en gâcher la pureté. Mais..."

    Elle leva des yeux tremblant vers son cousin, le coeur déchiré par l'angoisse de l'inconnu :

    "... j'ai peur de ce que vous me faites sentir, car cela m'est inconnu, il me semble que moi aussi je change à votre contact. Je deviens sûrement meilleure que je n'aurais pu le devenir sans vous, mais jurez moi, oui, jurez moi que quoi qu'il arrive, vous m'aimerez encore, Henry..."
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