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La cigüe s'avère parfois être un poison si tentant que l'on en oublie son effet foudroyant.(PV Ellen)

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MessageSujet: La cigüe s'avère parfois être un poison si tentant que l'on en oublie son effet foudroyant.(PV Ellen) Ven 18 Mar - 0:31

Comment faire quand tout le monde semble s'acharner à vous pousser à aller à un de ces fichus bals?! Trouver une esquive: promettre d'aller au prochain évènement mondain. Pour le coup James était fier de son stratagème. Nathaniel s'en était satisfait.

Bien sûr il n'avait pas pu s'esquiver ensuite, lorsqu'on l'avait sommé de se rendre au Theatre Royal. De toute manière il aimait aller voir ces histoires se dérouler sous ses yeux et voir ces acteurs habités par leur personnage déclamer sur la scène, c'était un divertissement réellement raffiné et qui stimulait l'intellect, tout à fait digne de son intérêt donc! S'habillant en conséquence, il se dirigea ensuite vers la porte d'entrée d'un pas flegmatique mais stoppa net devant la grande glace de son salon

Avec un froncement de sourcil, se regardant dans la surface réfléchissante, il s'aperçut que son front paraissait plus marqué par les années qui passaient qu'à l'habitude. Il soupira, sachant pertinemment qu'il ne pourrait rien y faire et sortit finalement de chez lui grimpant avec énergie dans son fiacre qui l'attendait depuis une bonne dizaine de minutes. Le trajet ne fut pas long, le théâtre étant évidemment situé à proximité du Royal Crescent,autant dire à proximité de ses habitués!

Il monta les escaliers quatre à quatre tout en sachant que bien qu'en retard, il ne l'était pas vraiment. Les représentations ne commençaient jamais à l'heure car on connaissait les habitudes des artistocrates de se faire attendre . Les gens comme Lord Worthington mettaient en effet un point d'honneur à ne surtout jamais arriver en avance, et le plus rarement possible à l'heure!Habitude stupide, lui même en convenait, mais c'était l'usage, et la tradition prévalait toujours!

Il prit rapidement place dans sa loge, saluant avec un sourire constipé les dames qu'il apercevait dans les loges alentour ainsi que les messieurs . Puis le rideau se leva et le silence se fit, mis à part quelques stupides filles qui chuchotaient un sourire béat fixé aux lèvres bavant presque devant certains jeunes hommes qui les entouraient . Une chose qui provoqua un froncement de sourcils agacé du Lord.

Au fur et à mesure que la pièce avançait, Worthington sentit son coeur se serrer. Il n'avait jamais été de ceux qui versaient une larme devant les tragédies et pourtant il ne pouvait se retenir de se pincer les lèvres brutalement en voyant celle ci. Andromaque, l'histoire d'un amour non partagé.. voire de plusieurs amours non partagé et qui comme toutes tragédie finissaient extrêmement mal. Pourquoi avait il décidé ce soir là de mettre en scène celle là! Pourquoi n'avait il pas choisi une de ses pièces mettant en scène le destin et ne traitant de l'amour qu'en soubassement!

La plaie était encore vive dans son flanc, à ce moment là, elle suintait même! Et pourtant sa tragédie personnelle n'avait été qu'un intermède amoureux qui avait échoué lamentablement certes, mais qui n'était que passé et petite déception! Il chassa ce vilain souvenir et se leva, n'applaudissant que mollement les acteurs.Leur performance avait été remarquable, mais il aurait largement préféré ne pas se retrouver dans ce Pyrrhus courant après une Andromaque dédaigneuse.

L'esprit embrumé, il rejoignit le grand Hall d'un pas pressé. Pressé de partir et d'aller se servir un verre de Brandy. Seul remède à ses maux! Et ce ne fut certainement pas la personne qui capta son regard qui réfréna cette envie de s'en aller, car l'Andromaque, la voilà, elle n'était qu'à quelques pas de lui, sa splendide chevelure brune savamment arrangé en une coiffure élaborée, ne laissant qu'une mèche bouclée tomber négligemment sur son cou d'albâtre, et bavardant avec Nathaniel entre tous!

Cette vue seule lui donnait l'envie d'aller récupérer son pistolet qui gisait au fond d'un tiroir de son cabinet, pas pour descendre Nathaniel, mais pour mettre fin à ses propres jours. Il ne l'avait pas aimé d'un amour fou qui poussait à la déraison et à l'anéantissement, mais il l'avait apprécié, assez pour vouloir passer plus de temps à ses côtés, assez pour vouloir passer ses mains sur sa nuque délicate. Et elle, elle l'avait rejeté de la plus cruelle manière qui soit, sans le lui faire comprendre et en ternissant sa réputation auprès de tous, le faisant passer pour un vieillard idiot, lui qui était encore en forme et vigoureux, et certainement pas aussi vieux que celui qui lui avait servi de mari la première fois.

Cette veuve joyeuse paraissait bien apprécier son ami. Qui l'aurait blâmé?! Il était plus jeune, plus sympathique.. Mais il y avait fort à parier qu'elle ne recherchait sa compagnie que pour le rejoindre au lit et en faire son amant personnel. Elle ne voudrait pas s'enchainer, il avait fini par la comprendre, comprendre sa façon de penser, son mode de fonctionnement.

Hélas, à trop les regarder, il s'était fait remarquer par son cher ami
"James Nicholas Worthington, où courez vous ainsi, vous ne m'avez même pas salué, piètre ami que vous êtes!"
Elle bien sûr , cette Méduse dont il ne voulait pas croiser le regard, se retourna droit dans sa direction. Il ne pouvait plus fuir, pas si il voulait maintenir les apparences.Restant à distance, s'inclinant il la salua donc ainsi que son ami.

"Mrs Baldwin." "Mr Montgomery"

Oh comme il la détestait, sans doute autant qu'elle le méprisait. Ses yeux n'étaient plus que deux charbons incandescents rêvant de brûler vive cette offensante femme qui sans honte le dévisageait. Oh comme il rêvait de pouvoir la gifler. Si elle avait été homme, il l'aurait défié en duel et aurait transpercé ces jolies joues afin de les défigurer, il lui aurait infligé autant de peine qu'elle lui en avait fait ressentir.
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MessageSujet: Re: La cigüe s'avère parfois être un poison si tentant que l'on en oublie son effet foudroyant.(PV Ellen) Sam 19 Mar - 17:07

    Ellen aimait beaucoup sortir, quelque soit l'activité au programme. Pouvoir se montrer aux yeux du monde, le charmer, le sentir sous son pouvoir, jouer son rôle de mondaine, tout cela lui plaisait infiniment. Ce soir là, c'était théâtre ; on jouait Andromaque au Royal Theater et Ellen mourrait d'envie de voir cette pièce depuis fort longtemps. L'héroïne avait des allures de féministe parfaites, bien qu'elle soit un peu trop sérieuse au gout. Et puis Nathanael lui avait promis d'être là, une raison supplémentaire pour être ravie de sortir ! Elle avait jeté son dévolu sur le gérant des thermes qu'elle trouvait fort beau et incroyablement agréable de par son attitude et son caractère. Il n'était certes pas aussi jeune qu'Ellen l'eût souhaité, mais elle considéré que dix ans de différence était la limite acceptable. En tout cas, elle aurait aimé envoyé Nathanael dans son lit, c'était certain.

    Il fallait donc qu'elle soit splendide. Non que ce fut exceptionnel pour Ellen, mais elle graduait son resplendissement selon les soirées, histoire de toujours étonner quand elle se parait de la plus belle façon possible. Cette fois-ci, elle n'atteindrait pas son maximum, mais resterait sagement un échelon en-dessous. Elle se contenterait d'avoir l'air mince et belle. Ce fut l'objet de son après-midi.

    "Mais serre, idiote, serre !"
    La domestique d'Ellen était presque pendue aux cordelettes du corset de celle-ci, mais même si les baleines grinçait et qu'elle ne parvenait pas à serrait plus, Mrs Baldwin n'était pas satisfaite. Elle voyait son reflet dans la psyché et avoir la taille plus mince encore, pour mieux mettre en valeur son décolleté et ses hanches. "Mais je ne peux plus, Madame, je n'arrive pas à serrer plus fort !" Ellen se redressa et foudroya sa pauvre employée du regard : "Sous-entendrais tu que j'ai grossi ?" La domestique leva vers elle un regard angoissée et bredouilla des mots de contestation "Madame est très bien, elle n'a pas besoin d'être plus mince..." Ellen ne l'écouta même pas et demanda d'un ton condescendant et sans appel "Appelle John, peut-être que lui saura mieux serrer que toi..." Son interlocutrice protesta vivement "Vous n'y pensez pas ! Enfin un homme n'entrera certainement pas et ne vous verrez pas dans cette tenue." Mrs. Baldwin leva les yeux au ciel et balaya la réplique de la main l'ordonnant de lui obéir, ce qu'elle finit par faire. Après maints rougissements de John, Ellen fut enfin satisfaite et put continuer sa toilette.

    Lorsqu'elle franchit le petit portail en fer de sa maison, elle était vêtue d'une robe, du même rouge que ses lèvres maquillés, qui lui seyait à ravir et ses cheveux élégamment relevés en un chignon bouclé derrière mode avec sa petite touche sensuelle traduite par quelques mèches rebelles échappées. Elle monta dans sa voiture, impatiente d'arriver au théâtre. Elle descendit et arriva en même temps que Nathanael Montgomery. Le regard qu'il eut en la voyant ne lui échappa pas et elle sut qu'elle avait réussi à être resplendissante. Elle s'appuya sur le bras que lui tendit son ami et elle lui fit un sourire lumineux.

    Ils regardèrent la pièce côte à côte, et en séductrice avisée, Ellen ne parla point trop, bien qu'elle s'amusât parfois à pointer un petit défaut ou à échanger avec sa cible un sourire complice Sinon elle resta aussi mystérieuse qu'à l'ordinaire, semblant être captivée par le spectacle, ce qui n'était pas totalement faux. Les acteurs étaient réellement bons et la fin tragique arracha une larme discrète qui accentua son air mystérieux et légèrement inaccessible. Elle était certaine que la quasi totalité de la salle était sous son charme, du moins tous ceux qui pouvaient la voir, mais elle n'était sûre de rien quant à Nathanael. Mais enfin, la deuxième partie de la soirée lui permettrait d'être fixée.

    Elle passait donc au plan B de l'opération séduction alors qu'ils se dirigeaient vers le hall du théâtre et se retrouvait avec toute la bonne société de Bath. Nathanael ne manifesta pas le désir de se séparer d'elle une seconde, aussi Ellen commençait à penser qu'elle avait une grande chance de parvenir à ses fins. C'était compter sans l'apparition d'un certain trouble-fête qui éloigna Nathanael d'Ellen :

    "James Nicholas Worthington, où courez vous ainsi, vous ne m'avez même pas salué, piètre ami que vous êtes!"

    Mrs Baldwin tourna immédiatement son regard vers le James Nicholas Worthington en question. C'était un homme légèrement décatissant qui avait quelque gout pour elle, comme tout homme normalement constitué, mais il semblait à Ellen, fine observatrice, que ces derniers temps son inclination ne semblait pas se confirmer, ce qui la vexait un tantinet. Avouons-le nous, ce qui la vexait beaucoup. Elle n'aimait pas se tromper, et il lui avait semblé que Lord Worthington était charmé par la personne d'Ellen autant que par la sienne, et elle aurait pris un grand plaisir à blesser son orgueil démesuré. Aussi surmonta-t-elle ses sentiments réels à son égard pour mieux le charmer.

    Quand il s'adressa à elle, ses yeux pleins de fureur sans qu'elle ne comprit pourquoi, elle lui répondit avec un sourire éclatant et s'inclina devant lui avec déférence, son cou gracieux s'inclina en une élégante courbe avant qu'elle ne se redressa et ne leva à nouveau son regard sur Lord Worthington. Il fallait absolument qu'elle fasse disparaître la lueur assassine de son regard qui ne l'effrayait pas mais qui la dérangeait.

    "Lord Worthington... Le spectacle vous a-t-il plu ?"

    Ce fut à ce moment qu'on interpella Nathanael, un homme important visiblement car il s'empressa de le rejoindre après s'être excusé auprès de ses amis. Décidément, ce soir-là ne serait pas le bon pour Ellen...
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MessageSujet: Re: La cigüe s'avère parfois être un poison si tentant que l'on en oublie son effet foudroyant.(PV Ellen) Dim 20 Mar - 18:54

C'était le mal en personne, mais le mal avait des atouts à produire auxquels il était dur de résister. Comment être indifférent face à la ligne parfaite de ce cou gracile et comment ne pas fondre devant ce sourire, qui si il avait été sincère, aurait rempli le coeur de n'importe quel homme, d'une joie sans fin. C'était de l'extase à l'état pur qu'il ressentait, mais une extase qu'il dissimulait sous ce masque d'indifférence et de rage .

C'était sa croix, son calvaire. Il estimait mériter la palme du martyr car cette résistance lui pompait tout son énergie . A l'extérieur il restait froid, à l'intérieur il bouillonnait. De rage, de rancoeur, de plaisir,d'une passion charnelle, elle attisait en lui un feu infernal! Damnée femme!
Se montrer dans ces atours devant lui, simuler le respect devant lui, n'en avait elle pas assez de le torturer , prenait elle tant de plaisir à le sucer jusqu'à la moelle?! Elle était tout droit sortie d'un roman néogothique,c'était une vampire, une créature étrangement attirante mais également effrayante et cruelle!


"Lord Worthington... Le spectacle vous a-t-il plu ?" Et maintenant elle osait lui parler et faire semblant de s'intéresser à ce qu'il pouvait bien penser de cette foutue pièce.Sans compter qu'il fallut que Nathaniel s'en aille précisément à ce moment là, le laissant en tête à tête avec ELLE! Par Dieu, il n'avait plus à craindre les feux de l'enfer car celui ci lui avait de toute façon déjà été promis sur terre apparemment! Il l'aurait bien planté là, la laissant parler avec le vent. Elle aurait été bien ridicule alors! Mais il n'était pas assez goujat pour ça, même si c'était elle.

- Mon avis a t il tellement d'importance à vos yeux Mrs Baldwin?! Je ne crois pas.

articula t il d'un ton cassant. Il n'avait pas raté le mécontentement de la sorcière voyant s'éloigner son beau prince et ne manqua pas de le lui faire comprendre, d'une allusion bien placée à l'intrigue de la pièce

- Il faut croire que cette pauvre chère Hermione n'était pas destinée à être avec l'homme qu'elle voulait.

Il était possible qu'elle ne comprenne pas qu'il parlait d'elle . Vis à vis de Pyrrhus quand il s'agissait de lui elle était Andromaque, quand il s'agissait de Nathaniel elle était Hermione.Dans les deux cas, rien de bon ne lui arriverait.

-Je ne vous demanderais pas ce que vous en avez pensé, Mrs Baldwin . A coup sûr vous avez préféré scruter les personnes présentes dans la salle et discuter.. Paraitre ou ne pas paraitre , être regardée ou ne pas l'être, telle est votre unique préoccupation. Soyez rassurée, personne ne niera que vous êtes ravissante , même pas moi ,et pourtant comme j'aimerais différer!

Oui il aurait aimé dire le contraire, penser le contraire, mais il n'était pas menteur, il n'arrivait même pas à se mentir à soi même. La façon dont il le regardait n'était pourtant pas celle d'un admirateur mais plutôt celle d'un détracteur prêt à lancer mille rumeurs à son sujet afin de lui nuire. Mais son regard ne mentait pas, non, montrer toute la noirceur qui emplissait son âme lorsqu'il était devant elle n'était pas mentir, ce n'était qu'un miroir de ses envies de meurtre à son égard. Worthington était un homme orgueilleux et quiconque tirait une flèche à même d'égratiner cet orgueil était susceptible d'en pâtir pendant longtemps...
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MessageSujet: Re: La cigüe s'avère parfois être un poison si tentant que l'on en oublie son effet foudroyant.(PV Ellen) Dim 20 Mar - 20:56

    Dés qu'il ouvrit la bouche pour lui répondre, Ellen comprit qu'elle allait devoir se battre. Il paraissait d'humeur particulièrement maussade et désagréable. Fort bien, elle pouvait l'être tout aussi bien, sinon mieux, sans avoir l'air ni touchée par son attitude inacceptable ni de méchante humeur. Elle répliquerait avec le sourire. Au moins, elle ferait des efforts pour être polie, ELLE. Bon dieu, le vieux grigou allait lui demander plus de sueur qu'elle ne l'avait imaginé ; elle regarda Nathanael s'éclipser avec d'autant plus de regrets, elle lui ferait payer ce départ soudain et fort désagréable pour elle. Ellen ne broncha cependant pas, bien qu'elle soit à l'intérieur en ébullition, et garda son sourire charmeur.

    On le sait, Ellen avait un cerveau, plutôt bien formé, plutôt bien ancré dans sa caboche et elle crut comprendre l'allusion de Lord Worthington. Il voulait jouer sur le terrain des sous-entendus, très bien ! Il allait devoir s'accrocher, car elle était capable de se montrer horriblement cassante sans qu'on la soupçonne d'une quelconque méchanceté. Elle mobilisa son sens de la répartie, et pour s'auto-satisfaire, ne se doutant pas des griefs de son interlocuteur, elle répliqua sur un ton plaisant et apparemment innocent :

    "Et il faut croire que Pyrrhus n'aurait jamais pu supplanté tous les Hectors du monde dans le cœur d'Antigone... Je dois avouer qu'il est tout aussi pitoyable qu'Hermione, vous ne trouvez pas ? Tout cela parce qu'il n'était pas au goût de sa belle ; il devait être trop vieux ou trop pédant."

    Elle faisait plus référence à sa propre histoire, à son défunt et détesté mari, sans se douter que Lord Worthington pouvait le prendre pour lui. Elle avait fait cette réplique pour avoir quelque chose à dire alors qu'elle se sentait visée par les paroles de James. En y réfléchissant après coup, Ellen, femme orgueilleuse et sûre de son charme, crut déceler un semblant de jalousie dans le sous entendu de l'ami de Nathanael, ce qui était plutôt bon signe pour elle. Il la trouvait attirante, il venait de le dire après une diatribe assez mesquine et proprement blessante, alors pourquoi se montrait-il si mesquin avec elle ? Elle s'humecta les lèvres avant de répondre, d'une manière suffisamment sensuelle et innocente à la fois pour qu'il n'y voit pas forcément une tentative désespérée d'une aguicheuse, et elle modula son sourire qui devint mutin, étiré vers la commissure droite de ses lèvres :

    "Je ne sais pourquoi vous éprouvez le besoin d'être si peu poli pour me faire un compliment, mais je vais tenter de ne retenir que ce qui est à mon avantage dans tout cela, bien que je ne nierai pas être sensible aux regards ; qui ne l'est pas ? Cependant, sachez que j'éprouve trop de respect envers l'art et les artistes pour prêter une attention plus grande à autre chose qu'à leur savoir-faire. Demandez à votre ami Mr. Montgomery qui m'a tenue compagnie TOUTE la soirée, et qui témoignera que je n'ai certainement pas eu un comportement si effronté."

    Elle sortit son éventail tendu de soie rouge et brodé de fils noirs et s'en éventa avec nonchalance, diffusant son parfum alentours. Elle avait cru déceler de la jalousie dans les propos de Lord Worthington, elle se fourvoyait sans doute, mais enfin elle allait jouer de cela et le charmer en même temps, hop, d'une pierre de coup :

    "Mais si vous voulez vous assurer vous même de la correction de ma tenue, je vous en prie, prenez la place de votre ami la prochaine fois, vous serez plus à même de me surveiller et donc de me juger, rien ne saurait me faire plus plaisir !"

    Elle eut son regard de femme mystérieuse, ce regard qui enflammait le désir de tant d'hommes, et qui avait tant plu à feu son mari. Elle avait visiblement touché l'orgueil de Lord Worthington, seule chose chez lui qui semblait le départir de son flegme, et il lui fallait à présent manœuvrer finement pour le flatter et le titiller à la fois. Mais avant tout plan psychologique, elle devait le charmer physiquement, ce qui semblait être en très bon chemin, même s'il s'en défendait. Elle rangea son éventail d'un coup sec, dévoilant à nouveau l'intégralité de son visage et de son décolleté à James. Toujours avec son air mutin si charmant et charmeur, elle enchaîna :

    "Mais bien sûr, si vous préférez vous fourvoyer sur mon compte, Lord Worthington, passez vous de ma compagnie et jugez-moi sans rien savoir, ou en croyant savoir quelque chose sur moi. Peut-être que ce n'est pas tant moi qui scrute les personnes de la salle et rit de leurs travers, mais vous qui vous fiez sans doute à des impressions erronées ou à des ragots divulguez par des personnes mal intentionnées, qui vous permettez de me juger. N'êtes vous pas de mon avis ?"

    Et toc ! que Monsieur-je-suis-vilain-et-de-mauvaise-humeur-si-bien-que-je-m-acharne-sur-une-pauvre-femme-sans-défense-et-adorable se permette de la contredire maintenant qu'elle avait tourné ses allégations à son avantage. Elle inclina modestement la tête, des mèches de cheveux soyeux roulant sur ses épaules.

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MessageSujet: Re: La cigüe s'avère parfois être un poison si tentant que l'on en oublie son effet foudroyant.(PV Ellen) Dim 20 Mar - 22:30

Mais l'épouvantable femme n'était pas la dernière des idiotes, elle avait parfaitement compris ce qu'il avait voulu dire. Après tout, ce n'était pas un drame, il avait parlé ainsi en voulant se faire comprendre d'elle, il avait réussi. Cependant, elle allait lui donner du fil à retordre, elle pouvait être vicieuse autant que lui, et ce même si sa voix sonnait comme un carillon joyeux à ses oreilles. Pyrrhus, trop vieux, trop pédant, pitoyable. Ce qu'il avait entendu était bien vrai, c'était donc ce qu'elle pensait de lui... Son sang ne fit qu'un tour et il répondit du tac au tac

- Peut être que la belle avait quelques idées préconçues à son égard, peut être qu'elle ne le connaissait pas si bien que ça après tout, trop occupée qu'elle était à s'accrocher à celui qui n'était plus à sa portée. Une attitude particulièrement sotte si vous voulez mon avis. Mais accordons lui cette qualité: elle n'a jamais laissé à Pyrrhus croire que quelque chose se passerait un jour entre eux, une femme si vertueuse que je n'ai jamais eu l'occasion d'en rencontrer de la sorte!

Il parlait de lui, il parlait d'elle, il parlait d'Andromaque et de Pyrrhus, c'était du pareil au même. Sauf que lui ne comptait pas se faire assassiner et avait déchanté à propos de l'Andromaque depuis déjà quelques mois. Malheureusement pour lui, il était homme, un homme sensible aux moindres gestes d'une femme. Ce mouvement qu'elle venait de faire avec ses lèvres allait le tuer sur place, il en jurerait.

-Mr Montgomery ne sera pas assez impartial pour me convaincre. Il dira ce que vous voudrez et n'osera pas vous contredire. Vous savez jouer de vos charmes Ellen, avec lui comme avec les autres, et vous en êtes parfaitement consciente ma chère.

Le chère avait était lancée telle une lame de poignard plongée dans de l'acide, un chère bien peu affectueux.Un chère qui se révélait exprimer toute la blessure qu'elle avait infligée en lui. Nathaniel n'allait pas se faire prendre à ce jeu, il était veuf et portait encore en lui le deuil de son épouse. Il agissait comme un ami avec Ellen Baldwin, rien de plus. James le savait, mais il ne voulait pas détromper la veuve joyeuse, il voulait qu'elle souffre ou qu'elle soit humiliée, et quoi de mieux que de lui laisser penser que Nathaniel était intéressé!
Il se demandait tout de même comment faisait son ami pour rester complètement insensible à ce parfum enivrant qu'elle portait, et qu'elle venait de faire parvenir à son nez en agitant son éventail...

Elle lui proposa d'un ton plaisantin de prendre place à ses côtés la prochaine fois pour vérifier ses bonnes manières au théâtre. Oh comme il aurait rêvé pouvoir le faire autrefois.. il l'avait fait d'ailleurs.. mais à présent , tout ce qu'il souhaitait c'était de voir une Ellen plongée dans une marmite d'eau bouillante , criant en voyant partir sa chair en lambeaux , et dévorée par des canibales sur une île lointaine.
En pensant à cela, il eut tout de même le bon goût de faire une grimace. C'était une image peu ragoutante tout de même.
Et puis voir cette splendide paire de seins qui étaient généreusement dévoilés par la robe qu'elle portait ce soir là , mangé par des gens à peine instruits serait un véritable gâchis. Ils étaient faits pour offrir du plaisir aux yeux et aux mains des hommes et rien d'autre.
Il fallait arrêter d'avoir ces pensées stupides, reprendre en main la situation, et lui faire ravaler ce qu'elle avait dit de lui derrière son dos.


- Rien ne saurait vous faire davantage plaisir?! Oh épargnez moi ce mensonge. Vous dévoriez du regard mon ami deux minutes auparavant. Je ne suis pas dupe Mrs Baldwin, pas plus que je ne suis sot malgré ce que certaines personnes semblent penser. Gardez votre offre vaniteuse.
Je ne pense pas pouvoir me fourvoyer sur vous aujourd'hui, je l'étais cependant de toute évidence le jour où je vous ai rencontré et les mois qui ont suivi. Cessez votre petit jeu ,le fait que je vous trouve splendide devrait vous satisfaire, vous avez fait vos preuves Ellen, pas besoin de pousser la comédie plus loin. Si j'avais un verre, je boirais à votre succès! Vous êtes très forte!


Avait il déjà été plus amer dans sa vie?! Jamais. Avait il été déjà aussi peu secret sur ses pensées? Jamais. Elle l'empoisonnait, elle aurait sa peau.
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MessageSujet: Re: La cigüe s'avère parfois être un poison si tentant que l'on en oublie son effet foudroyant.(PV Ellen) Dim 20 Mar - 23:38

    Bon, il fallait clairement qu'elle revoie sa tactique. L'innocence ou l'hypocrisie totale ne fonctionnait pas du tout sur lui, et qu'elle aille au diable si elle savait ce qu'elle lui avait fait. Selon Lord Worthigton elle l'avait déjà séduit, du moins auparavant. Elle voyait cependant dans son regard enfiévré de colère qu'elle lui plaisait encore beaucoup, et que c'était probablement ça qui le gênait tant. Mais qu'y pouvait-elle, hein ? Il n'avait qu'à pas la dévisager de bas en haut de cette manière ! Oui, Ellen était d'une mauvaise fois incroyable, mais bon, il faut bien qu'il y ait des gens comme ça, sinon la vie serait nettement moins drôle.

    Il avait décidé de jouer franc jeu, et cela tombait fort bien, puisque Mrs Baldwin savait fort bien jouer la comédie de l'honnêteté, même si ce n'était pas son attitude préférée. Son attitude changea alors encore une fois, mais il fallait cependant lui donnait l'apparence d'être la vraie Ellen, la sincère. Son regard se fit plus intense et plus scrutateur, son sourire s'éteint et sa bouche se détendit sur ses jolies dents, reprenant leur forme parfaite. Et quand elle parla, sa voix était plus profonde, plus sérieuse, plus froide aussi, sans être totalement distante, comme si pour une fois elle révélait son vrai visage - ce qui était faux, bien évidemment.

    "Sachez, Monsieur, que je ne mens pas lorsque cela n'est pas nécessaire. Si je vous dis que cela me ferait plaisir, c'est que c'est vrai, et cela ne s'apparente pas à une vanité. Appelez ça plutôt de l'orgueil, si vous préférez. En effet, pour ma propre satisfaction, je préfèrerai que vous jugiez vous-même de mon comportement plutôt que de faire marcher votre imagination pour me condamner."

    Et là, elle allait l'achever. Le tuer symboliquement. Porter le coup de grâce à son orgueil. Le liquider. L'anéantir. Le mettre en miette. Il allait aller pleurer dans les jupes de sa mère après ça. Ou alors, la tuer elle, mais il y avait trop de témoins, et puis cela ferait de la peine à Nathanael. Ellen n'avait pas peur de le blesser, elle se sentait parfaitement en sécurité.

    "Je n'ai d'ailleurs, vous pourriez le remarquer, jamais dit que votre compagnie me serait aussi plaisante que celle de votre ami, je n'estime donc pas vous duper en prétendant porter le même regard sur Mr. Montgomery, dont j'avoue sans honte qu'il n'était pas désintéressé car je le trouve très séduisant, que sur votre personne. Je ne l'ai pas fait, et je ne le ferai pas ce soir ; je vous l'ai dit, je n'aime pas mentir."

    PAAAAAAAAAAAAAAAAF, sanction ! Il n'avait qu'à pas la chercher. Voilà, il ne serait jamais comparable à Nathanael, au moins il était fixé, à un tel point qu'elle n'avait même pas envie de simuler. Ellen marqua une pause, car elle voulait laisser James mariner dans sa brûlure d'orgueil, avant de rectifier le tir :

    "Car ce soir, vous êtes particulièrement désagréable. J'avoue vous avoir trouvé sympathique lorsque Nathanael vous avez présenté à moi, mais vous semblez vous trompez si lourdement sur moi que cela est presque vexant. Je ne suis pas une femme futile [mon oeil], Monsieur, alors non que vous me trouviez attirante ne me suffit pas et ne m'inspire aucun sentiment de victoire, j'aime qu'on me reconnaisse, non pas de la vertu, car vous êtes si attaché à cela que vous ne devez trouver, en effet, aucune femme digne de ce droit, mais au moins une certaine intégrité. Alors buvez à ma santé, Monsieur, mais n'oubliez pas de me donner mes chefs d'accusation avant de mettre ma tête sur le billot et de laisser tomber la guillotine, pour que je puisse me défendre de ce qui vous rend si mécontent."


    Parfaite, elle avait été parfaite, c'était presque certain. Elle avait été capable de mentir avec un aplomb qui la trompait presque elle-même. Dieu, qu'elle aurait préféré ne pas prendre tant de pincettes avec cet individu, et lui dire qu'elle voulait effectivement l'aveugler de sa beauté pour le mettre entièrement sous son pouvoir et briser son orgueil. Ce qu'elle semblait avoir déjà réussi à faire, certes, mais il en ressortait trop de rancune, trop d'amertume pour que cela lui suffise. Non seulement il fallait qu'il l'admire, mais en plus il fallait que ça dure. Il fallait que cette attirance physique qu'il ressentait déjà pour elle surpasse le reste. ça n'avait pas d'importance au début de sa soirée, mais maintenant elle se prenait au jeu. Aussi ne fit elle pas mine de vouloir cacher son décolleté ni de le mettre en avant, pas plus qu'elle ne tenta de se cacher dans une attitude de bigote pour appuyer son discours, cela aurait été surjoué et n'aurait pas été à son avantage. Elle resta là, étincelante de beauté à la lueur tamisée des chandelles, son décolleté sublimant la forme ronde de ses épaules, ses lèvres légèrement entrouvertes et plus vermeilles que jamais, ses cheveux comme de la soie surmontant son visage d'ange et son regard bleu clair. Il allait avoir du mal à résister.
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MessageSujet: Re: La cigüe s'avère parfois être un poison si tentant que l'on en oublie son effet foudroyant.(PV Ellen) Lun 21 Mar - 14:04

Comme elle jouait bien la comédie... Il devait avouer que si il ne l'avait pas entendu de ses propres oreilles dire ces mots à son propos, il serait tombé dans le panneau, et avec le sourire en plus! Elle avait de l'aplomb, il fallait lui reconnaitre ça. Agréable au regard et futée..oui, celui qui mettrait la main sur celle là aurait de la chance. Encore qu'il oubliait le côté reptilien de la dame en question qui n'était pas vraiment gage de bonheur pour celui qui devrait la supporter.

-Je suis un homme ennuyeux qui a bien peu d'imagination aux dires de la société. Tout le monde sait cela. Du reste quel intérêt aurais je à m'inventer des histoires pouvant vous faire paraitre déplaisante à mon regard. Aucun.

Il n'était tout simplement pas enclin à bavarder de tout et de rien avec n'importe qui. Mais cela personne ne semblait le comprendre. On mettait son silence et ses remarques laconiques sur le compte d'un manque flagrant de fantaisie et d'enthousiasme. Il était classé dans la catégorie parfois charmant mais souvent décevant. Il devait bien s'en contenter, après tout, ce n'est pas comme si il attendait quelque chose de ses pairs.

Il fut étonné de l'entendre confesser qu'elle n'avait jamais affirmé le préférer à Nathanaël, pour une fois, elle disait la vérité et se révélait honnête, qu'est ce qui allait tomber! Il avait toujours su qu'elle lui préférait le gérant des thermes, même lorsqu'il ne soupçonnait pas encore sa nature mesquine. Une pareille préférence était aisément compréhensible, son meilleur ami avait 10 ans de moins que lui et se montrait avenant et plaisant avec tous. Qui ne succomberait pas?Lui à côté était bon à remiser. On disait souvent qu'il n'y a que la vérité qui blesse, ce soir là c'était le cas. Tout cela il le savait, et pourtant, se l'entendre dire en pleine face était douloureux. Il était douloureux de se voir renvoyer en pleine face qu'on n'était plus de prime jeunesse et qu'on avait pas l'allure d'un premier choix. Même dans l'honnêteté, cette femme était blessante, aussi coupante qu'un rasoir.

Elle le prétendait désagréable, s'était elle écouté parler un jour?! Elle mentait comme une arracheuse de dents, elle ne l'avait jamais trouvé sympathique, ou du moins pas plus sympathique qu'un pari . Challenge numéro 300: décoincer le vieux glaçon et le faire fondre sous mes regards. Il serait là pour témoigner du fait qu'elle avait totalement atteint la cible.
D'une certaine manière elle lui rappelait ses défauts, des défauts qu'il s'empresserait de nier, mais qui étaient bien là, et qui lorsqu'il était plus frais(au temps jadis ) avait dissuadé toutes les jeunes femmes de chercher à se lier à lui au delà de l'amitié. Il n'était pas délaissé par la gente féminine, mais il avait cette distance qui mettait mal à l'aise et ce regard inquisiteur qui enlevait toute envie de faire sa connaissance.

Lorsqu'elle affirma qu'elle n'était pas une femme futile et recherchait à se faire reconnaitre pour son intégrité, James n'en pouvait plus, il éclata de rire, un rire à peine discret et qui remplit le hall de ce son moqueur et joyeux qui ne s'adressait qu'à Mrs Baldwin. Il était rare qu'il décoince ses deux lèvres, et encore plus qu'il rit ainsi. Aussi horrible qu'elle soit, elle avait réussi un autre challenge, le numéro 301, desserrer les lèvres de Mr à la triste mine. Il se reprit rapidement , conscient du courroux qu'il allait encourir s'il continuait ainsi .


- Vous venez de me faire un effet que même une bonne blague n'arrive pas à produire sur moi. Décidément vous êtes pleines de surprises, et pas que des mauvaises étrangement! Peut être avez vous consciemment provoqué une crise de rire chez feu votre mari qui l'a mis hors d'état de vous importuner plus longtemps....A son âge, son coeur ne devait pas être bien vigoureux!Je dois dire que vous supportez le deuil bien mieux que Mr Montgomery!

Et toc, voilà pour toi, croqueuse de diamants!Qu'on ne se laisse pas prendre par ton numéro de femme bien sous tout rapports. Maintenant il ne restait plus qu'à lui faire savoir qu'aucun stratagème ne marcherait plus sur lui car il savait, il savait ce qu'elle pensait de lui.

- J'ai toutes les raisons du monde d'être mécontent, et encore je crois que c'est un euphémisme Mrs Baldwin. Vous n'avez pas besoin que je vous rappelle vos propres paroles je crois, car oui, mes chefs d'accusation proviennent de votre charmante bouche. Vous êtes intelligente mais vous manquez un peu trop de prudence et de sagesse, au final avec ces lacunes là vous ne rentrez pas plus dans mes critères que je ne rentre dans les vôtres. Apprenez à tourner votre langue trois fois dans votre bouche avant de parler, ou au moins prenez le soin de vérifier que la cible de vos méchancetés ne se tient pas deux pas derrière vous. Conseil d'ancêtre à une jeune écervelée!
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MessageSujet: Re: La cigüe s'avère parfois être un poison si tentant que l'on en oublie son effet foudroyant.(PV Ellen) Lun 21 Mar - 23:24

    Un éclair de fureur traversa le regard clair d'Ellen, et elle ne parvint qu'avec peine à le dissimuler - elle doutait même d'y être parvenue. Comme souvent les rares fois où on lui tenait tête, elle ressentit une vague estime pour cet adversaire si coriace. Mais en réalité, il avait été si blessant que si elle avait été moins maîtresse d'elle-même, des larmes lui seraient probablement montées aux yeux. Des souvenirs la submergeait : ce vieil homme, cet inconnu, s'approchant d'elle et la toisant comme si elle était sa propriété, comme si elle n'était plus libre mais simplement son pantin à lui, si vieux, si impuissant, et pourtant si impitoyable, qui l'avait fait tant souffert. Comment s'étonner alors qu'elle ne le regrette pas ? De quel droit osait-il la juger pour cela ? L'indignation illumina son visage d'ange, doublé d'une mélancolie glaciale, qui lui donnait un air magnifique, triste et sévère à la fois. Elle se raidit.

    Cependant, quand elle entendit et comprit enfin ses griefs, elle ne put s'empêcher de sourire. Que cet homme orgueilleux s'indigne de se voir ainsi dénigrer qauand il s'estimait plus haut que l'humanité toute entière, cela n'avait rien d'étonnant. Ainsi, il l'avait entendu. Tant mieux, pensa-t-elle. Il la haïssait pour avoir froissé son orgueil, il aurait du la vénérer de lui avoir ouvert les yeux. Elle conserva son sourire froid et son allure raide, et son regard s'évada, fixant le vide derrière Lord Worthington :

    "Et vous vous étonnez que j'ai parlé de vous en si mauvais termes ? Je n'ai fait qu'énoncer des réalités, c'est sans doute pour cela qu'elles vous blessent tant. Vous ne pouvez ignorer que vous avez atteint un certain âge, ni que vous preniez de haut le monde qui vous entoure, ou du moins que vous donniez cette impression. Peut-être vous ai-je jugé trop vite, mais vous m'empêcher de me repentir quand je vois de quelle indigne manière vous vous comportez avec moi."

    Le volume de sa voix se fit plus sourd, moins détaché et plus assuré à la fois. Il allait payer très cher le fait d'avoir voulu s'attaquer à son passé, à son mariage et à son deuil. Ses yeux étincelèrent de colère, et elle ne put plus cacher la peine qu'il lui avait causé, bien qu'elle ne s'en rendit pas compte. Elle dit, d'un ton qu'elle voulut calme :

    "Vous voulez être la hauteur de votre orgueil ? Alors n'osez pas vous attaquez si bassement à mon passé. Je n'ai jamais caché mon manque de tristesse à la mort de mon mari, quel intérêt à le simuler ? Mon mariage a été malheureux, cela n'a jamais été un secret pour personne ; qu'attendre de plus en mariant une jeune fille, à peine une femme, à un homme de presque quarante son aîné ? Croyez vous que je n'ai pas rêvé de le tuer de mes propres mains de m'avoir fait tant souffrir, d'avoir voulu me soumettre à tous ses désirs, de m'avoir brisée en me volant tout ce en quoi j'espérais ? Pardonnez moi de ne pas avoir versé de larmes sur cet être si haï. Et surtout, surtout, n'osez pas me reprocher de ne pas l'avoir fait. Cela serait indigne, même de votre part, qui pourtant déployez des trésors de bassesse ce soir. J'aurais été formidablement heureuse d'être aussi satisfaite que Nathanael le fut par son mariage, et j'aurais été ravie -oui, considérez moi comme un monstre si cela vous plait - d'être aussi malheureuse que lui à la mort de mon conjoint. Mais ce ne fut pas le cas."


    Elle regretta de s'être livrée, elle regretta chacun de ses mots presque immédiatement après les avoir dit. Il fallait qu'elle soit moins indulgente avec elle-même, il fallait qu'elle ne laisse plus jamais son véritable visage apparaître en surface ; mais lui qui croyait tant qu'elle était hypocrite en permanence, peut-être croirait-il qu'elle mentait, cela serait pour le mieux...

    "Soyez certain, My Lord, que je ne regrette pas les mots que j'ai eu à votre égard. Ils étaient prononcés légèrement et sur un ton de raillerie, mais je m'aperçois à présent combien j'avais raison. Vous êtes probablement pire encore que ce que je croyais. Auparavant, je ne vous considérais que comme trop âgé, vous êtes à présent trop mesquin et trop bas pour être un gentleman. Vous voilà bien bas, Monsieur, vous avez atteint mon niveau de méchanceté et vous semblez vous en tirer à merveille sur le plan de la mesquinerie. J'espère que votre orgueil supportera de voir que vous êtes presque pire que moi."

    Et comme si ses paroles n'avait été que la pluie sur un paysage d'été, elle reprit contenance, et un sourire magnifique orna à nouveau son visage, elle s'inclina, comme s'ils avaient échangé des civilités agréables. Avec un peu de chance, le rire vexant de James Worthington passerait pour être du fait d'Ellen, et on la trouverait d'autant plus douée et lui d'autant plus nigaud. Il y avait cependant chez cet homme quelque chose de bien plus bas que ce qu'elle n'avait cru voir en lui. C'était une leçon qu'elle devait apprendre, il fallait qu'elle soit plus vigilante ; la jalousie rendait le plus orgueilleux des hommes au niveau de la vermine. Elle laissa échapper un rire cristallin, presque communicatif et ajouta avec le sourire :

    "Maintenant pardonnons nous d'avoir eu des mots si durs. Mr Montgomery n'apprécierait sans doute pas de nous avoir en si mauvais termes, n'est-ce pas ? Si vous ne le faites ni pour vous ni pour moi, consolez votre orgueil en vous faisant meilleur ami que meilleur homme..."
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MessageSujet: Re: La cigüe s'avère parfois être un poison si tentant que l'on en oublie son effet foudroyant.(PV Ellen) Mar 22 Mar - 3:18

Il avait réussi à briser cette confiance et cet air sûr d'elle , ce côté imperturbable qu'elle arborait en toutes circonstances, il avait réussi à entrevoir la vraie Ellen Baldwin. Une eclipse sans doute passagère , mais c'était déjà un miracle en soit. Et pourtant ce triomphe était aigre doux, il n'était pas aussi délectable qu'il l'aurait pensé. Il n'avait pas voulu dépasser les bornes ainsi, son seul but avait été de lui faire ravaler ses paroles pleines de fiel , mais elle avait été si dure et solide qu'il avait dû charger plus fort, et toujours plus fort pour faire tomber la forteresse.

Sa langue avait toujours été prompte à la répartie lorsqu'il se sentait blessé. Cette fois il avait sauté toutes les barrières de la politesse pour satisfaire son ego, ses prétentions, l'adrénaline avait été telle qu'il ne s'était plus senti ! Oh bien sûr voir ce masque se fracasser devant lui, la voir blesser, lui avait fait plaisir, mais c'était un plaisir qui n'avait pas duré. Il ne se nourrissait pas du malheur des gens, ça n'avait jamais été son genre, du moins pas jusqu'à ce jour. Le sourire qui avait illuminé sa face si sombre s'éclipsa bien vite, laissant place à une expression perplexe.


-Si vous n'aviez pas joué avec mes sentiments, je n'aurais pas heurté votre sensibilité. Vous pensiez peut être ce que vous disiez à mon sujet mais moi je ne pensais pas ce que j'ai dit... au sujet de vous et de votre défunt mari. Oui je ne suis pas aussi jeune que vous, oui je ne suis pas un homme bavard, mais je ne suis pas mesquin Madame. Je ne suis qu'un homme enclin à la vengeance facile qui n' pas aimé vous voir rire de lui c'est aisément compréhensible. Vous rendre la monnaie de la pièce était mon objectif, rien d'autre.

C'était quasiment une excuse venant de sa part. Il savait qu'il n'était pas sage de tenter de se faire pardonner, il se disait que d'un côté elle n'avait eu que ce qu'elle méritait et qu'elle était assez vacharde pour l'écraser après des excuses, mais il n'aimait pas qu'on pense du mal de lui.

- Je ne sais si le fait que je sois âgé d'une bonne dizaine d'années de plus que vous, vous rappelle de vilains souvenirs mais je ne suis pas LUI, d'une part je n'ai pas quarante ans de plus que vous, d'autre part je ne forcerais jamais quiconque à me supporter. Vous aussi un jour vous verrez les années passer. La seule différence c'est que vous aurez quelqu'un à votre côté sans doute et que l'on ne vous rappelera pas constamment combien vous avez peu de chance de sortir de votre célibat, mis à part avec de jeunes femmes qui n'en veulent qu'à votre fortune ou des sottes qui ne trouvent pas preneur, vous n'entendrez pas de jeunes hommes déclamer que vous êtes une sorte de viande avariée. Je ne sais même pas pourquoi je m'acharne à vous parler, vous me méprisiez déjà, une parole de moins ou de plus quelle différence! Au point où j'en suis ,descendre un peu plus bas dans votre estime ne pourra pas me faire grand mal.Nous ne pouvions descendre tous deux qu'au même niveau de bassesse Ellen, car vous êtes aussi orgueilleuse que moi, ce doit bien être la seule chose qui nous lie.

Elle se mit en passe de rire.. il ne comprit pas pourquoi . Elle voulait maintenir les apparences pour Nathanaël. Toujours aussi égoïste...

-Ne vous inquiétez pas je saurais me montrer aussi impassible et froid qu'à l'habitude, il ne soupçonnera rien. Vous voyez, je suis prêt à faire des sacrifices au nom de l'amitié, je ne dois donc pas être si mauvais que vous le pensez. Je ne suis ainsi qu'avec les gens qui ne me sont pas proches, les sots, les impertinents et ceux qui froissent mon orgueil.

Par Dieu, malgré tout cela, malgré l'amertume qu'elle avait gravée en lui, elle était toujours aussi délicieuse lorsqu'elle était en furie et si ils n'avaient pas été en si mauvais termes, il l'aurait flatté comme elle le méritait. S'inclinant profondément devant elle, il s'empara de sa main et fit un baise main très conventionnel, avant de la relâcher et de se redresser.

- Je ne vous avais pas salué proprement et ma seule colère n'excusant pas mon manque de manières, il fallait que je me rattrape.

Et le voilà redevenu le maniaque de la bienséance.
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MessageSujet: Re: La cigüe s'avère parfois être un poison si tentant que l'on en oublie son effet foudroyant.(PV Ellen) Mar 22 Mar - 21:28

    Ellen trouva mille occasions dans ses paroles pour le descendre, mais elle ne le fit pas. Elle se méfiait à présent de lui comme de la peste ; certes il était toujours d'un âge aussi mur, mais il n'était pas aussi nigaud et insensible qu'elle ne l'avait pensé. Elle se tint donc gracieusement, souriant avec plus de réserve, un peu comme une femme timide à qui on vient de faire la cour. Elle tentait de se convaincre qu'elle ne le blessait pas plus pour ne pas se blesser elle, mais Mrs Baldwin sentait bien qu'elle ressentait une pitié plus profonde qu'elle ne l'aurait voulu pour James Worthington. Et puis, elle aurait préféré qu'il eut tenté de s'attacher une femme jeune, elle aurait pu le haïr en paix et en toute légitimité.

    Car autre chose la froissait et la mettait mal à l'aise. Elle n'avait pas été aussi clairvoyante qu'à l'accoutumée, elle n'avait pas su reconnaître qu'il n'était peut-être pas aussi austère et égoïste qu'elle l'avait cru, et peut-être cela la vexait par dessus tout. Elle n'aimait pas se tromper, et pire, elle n'aimait pas s'en rendre compte. Elle lui en voulut donc, mais ne le laissa pas paraître. D'une certaine manière, cette discussion avait peut-être amélioré l'image qu'il aurait d'elle, puisqu'il avait crevé l'abcès qui le rongeait visiblement depuis un moment ; mais qu'y pouvait-elle si elle était belle et séduisante ? Il n'avait qu'à pas l'admirer, il n'avait qu'à pas écouter aux portes. Et elle fermerait sa jolie bouche à l'avenir et serait plus prudente.

    Elle lui céda sa main avec douceur, et reçut le baisemain avec un sourire. Il n'y avait vraiment qu'un homme si à cheval sur les convenances pour faire cela après leur virulent échange. Elle se détesta de se montrer si conciliante. Cette soirée finissait mal, il était agaçant à finir par bien se comporter. Flûte, flûte, elle aurait préféré garder de lui l'image d'un vieil imbécile mal luné, mais il paraissait moins vieux et moins stupide que quelques instants plutôt. Il n'aurait pas du utiliser d'arguments si frappant. D'une certaine manière, dans l'esprit d'Ellen, la vieillesse s'était inextricablement mêlé à la cruauté, à l'avidité, à la répulsion. Cet homme qu'elle voyait comme vieux, ne semblait ni cruel, ni avide, ni vraiment trop repoussant, restait-il vieux ? Il était de moins de vingt ans son aîné.

    Ellen se sentait complètement perdue, mais elle ne laissa rien transparaitre. Avec un peu de chance, sa mémoire sélective aurait évacué cet épisode, et elle pourrait retourner bien au chaud dans ses stéréotypes rassurants, où les vieux sont rebutants et gâteux, et n'ont aucun sens moral, et ne font pas des baisemains pour s'excuser mais se contentent de vous offrir des robes, en croyant que tout va s'arranger, même après qu'ils vous aient fait souffrir le martyr durant votre nuit de noce - comme son père, sans la nuit de noce, comme son mari, avec la nuit de noce. Mais dans ce vestibule de théâtre son stéréotype si haï s'effondrait. Il fallait qu'elle trouve quelque chose à dire. N'importe quoi. Trouvé :

    "Hé bien, Monsieur, montrez vous aussi aimable que vous l'êtes à présent, livrez vous un peu plus, et je ne doute pas que vous vous mariez par amour dans l'année à venir. Par ailleurs, ne suis-je peut-être pas, moi aussi, aussi mauvaise que vous le pensez ; vous avez malheureusement aperçu de moi plus que je ne l'aurai voulu, mais peut-être cela me rattrapera un peu à vos yeux, comme moi pour vous. Mais enfin, nos orgueils respectifs ne pourront peut-être sans doute jamais se rencontré sans se frotter l'un contre l'autre comme deux silex et produire des étincelles non désirées."

    Elle glissa discrètement sur le point de l'âge, elle ne voulait plus en débattre, elle se sentait assez dérangée ainsi.
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MessageSujet: Re: La cigüe s'avère parfois être un poison si tentant que l'on en oublie son effet foudroyant.(PV Ellen) Mer 23 Mar - 1:29

A sa grande surprise elle n'avait pas répliqué une seule fois, elle ne l'avait pas non plus foudroyé du regard, elle ne s'était pas plus moqué de lui. Elle ne l'avait pas même repoussé brutalement en sentant ses lèvres se poser sur ses mains.Il s'était pourtant attendu à ce qu'elle lui fasse savoir son dégoût, mais elle n'en fit rien. En relevant sa tête il avait même cru voir un sourire se dessiner sur son visage. Il était donc dans ses bonnes grâces à présent?!
Elle était vraiment incompréhensible pour lui.

Si il avait à présent réussi à dompter cette lionne sauvage, il pourrait repartir heureux , serein. Ils s'étaient expliqués, , ils s'étaient affrontés, s'étaient crachés toutes sortes de vilénies à la face mais il en était ressorti l'âme plus légère. Et puis surtout, ils avaient atteints un point de "respect mutuel".Elle n'était pas diabolique que ça. Juste une femme blessée psychologiquement par un mariage désastreux qui tentait de prendre sa revanche sur la vie et sur toutes les personnes qu'elle assimilait à la catégorie d'individus à laquelle elle estimait que son mari appartenait: les mâles de plus de 35 ans.

Aimable, elle l'avait trouvé aimable. Il ne savait si c'était le baise main qui avait retourné les choses en sa faveur ou bien ses confessions intimes, en tout cas la chose, quelle qu'elle soit, avait touché la jeune femme. Pour une fois, il avait sû parler d'une façon juste , ce qui lui arrivait peu souvent. En entendant Ellen Baldwin lui dire qu'en se dévoilant comme il venait de le faire devant elle, il pourrait sans doute trouver la perle rare, il fut si reconnaissant qu'un immense sourire para son auguste face et lui enleva tout son côté sombre et bougon. Peu de personnes lui redonnait ainsi de l'espoir en ce qui concernait l'atteinte du bonheur matrimonial .

Elle n'avait cependant pas tort lorsqu'elle énonça, avec une clairvoyance toute féminine, que leurs deux caractères explosifs et similaires risquaient de les empêcher de jamais se croiser en parfaite amabilité et amitié. C'était évident. Et puis étant donné qu'ils s' 'étaient confiés l'un à l'autre, une gêne subsisterait toujours entre eux, car comment rester parfaitement à l'aise avec quelqu'un qui, on le savait, connaissait nos faiblesses, notre tendon d'Achille.


- Ne passez pas ainsi de la critique à la flatterie, vous allez me faire perdre pied. Et quel optimisme!Vous me considériez comme un cas désespéré tout juste bon à vous servir de jouet, et voilà que vous me voyez maintenant susceptible de trouver une compagne qui veuille de moi.Enfin passons! Ne parlons plus de ce fâcheux incident entre vous et moi, voulez vous! Je ne peux pas dire que j'ai oublié vos manigances, je ne peux pas dire que je suis sorti indemne de votre jeu, mais je crois mieux comprendre pourquoi vous avez agi ainsi. Et puis je suis raisonnable, mon orgueil contre le votre, nous risquerions de passer notre existence entière à nous faire payer l'un et l'autre les paroles que nous avons pu nous jeter.

Oui et si il pouvait éviter de passer le reste de son existence en enfer avec Ellen Baldwin, il ferait tout pour! Il ne comptait pas perdre du temps sur une affaire d'amour propre qui n'en valait plus la peine. Il s'était défendu et c'était tout ce qui comptait. Il se contenterait à présent de relations "cordiales" (enfin autant que possible) avec elle et s'abstiendrait de l'observer trop longuement pour éviter de trop ressentir cette petite peine de coeur qu'elle lui avait occasionnée.L'étincelle non désirée dont elle parlait, il aurait préféré que ce soit celle de l'amour, mais on parlait ici de colère et de combat car c'était autour de ces notions que tournait leur relation.

- Mrs Baldwin, ce fut un plaisir de vous rencontrer ce soir. Je pense maintenant vous laissez à votre aise et ne pas vous infliger ma présence davantage. Nathanaël ne va de toute façon pas tarder à trouver un moyen de faire faux bond à cette personne qui l'a réquisitionné!

Et hop petit coup d'oeil dans le décolleté avant de prendre congé, parce qu'on avait beau être gentleman, on en était pas moins un homme avec des pulsions....Il ne pouvait s'en empêcher, elle attirait toujours son regard, quoiqu'il fasse.
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MessageSujet: Re: La cigüe s'avère parfois être un poison si tentant que l'on en oublie son effet foudroyant.(PV Ellen)

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La cigüe s'avère parfois être un poison si tentant que l'on en oublie son effet foudroyant.(PV Ellen)

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