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Never thought things would change (monologue)

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Emily DonovanLady
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MessageSujet: Never thought things would change (monologue) Lun 14 Mar - 2:37






«  Cela fait un mois que je porte ce collier autour du cou. J'ai pris l'habitude de le poser sur la table de nuit le soir, avant de me coucher, et de le remettre immédiatement dès que je me réveille. Un mois que des centaines de questions, d'hypothèses me traversent l'esprit. Que dois je faire ? Celle là est sûrement la plus récurrente. Oui, qu'est ce qu'il attend de moi, exactement ? Je ne sais pas si je dois le garder, ou le lui rendre. Le garder... Oui, je pourrais. Sauf que ce n'est pas mon héritage, ce collier ne m'appartient pas. Non, je ne peux décemment pas le garder en ma possession. Les yeux rivés vers le plafond, je regarde les rayons du soleil pénétrer lentement dans ma chambre. Encore une nuit trop courte, ponctuée de cauchemars. Quand arriverai-je enfin à dormir correctement ? Je ne pleure plus depuis quelques mois, maintenant. Mais les insomnies sont toujours présentes. Ou alors est ce parce que pendant des années, mes nuits n'ont duré que trois heures, je n'en sais rien. Mais maintenant que je n'ai plus d'activités nocturnes, j'aimerai dormir. Passer mes journées à dormir, même. Que le temps file plus vite, que les mois passent plus vite, eux aussi. Et que la douleur cesse. Je ne devrai même pas me plaindre cette situation, c'est moi qui l'ai provoquée, personne ne m'a aidée à en arriver à un tel stade. Pendant longtemps, j'accusais silencieusement Caiterina, mais je me suis récemment rendu compte qu'elle n'y était pour rien. Au contraire, elle est la seule qui prenne soin de moi, et je sais que je ne suis ni agréable, ni de bonne compagnie. J'essaye pourtant de faire des efforts, mais j'ai sans cesse cette impression de néant en moi, comme si je n'étais plus qu'une coquille vide. Je n'ai même pas d'amis, dans cette ville. Seulement des connaissances. Les « connaissances », à croire que c'est le but ultime de la vie d'aristocrate. Faire des rencontres, tisser des liens, mais seulement s'ils sont intéressants. Surtout, ne pas se lier à quelqu'un de plus bas que soit ! J'entends quotidiennement ce genre de discours, je vois tous les jours les regards méprisants de tous ceux qui m'entourent envers les domestiques. Est ce leur faute, s'ils sont nés domestique, plutôt que lord ou lady ? Évidemment que non ! Alors pourquoi les traiter ainsi ? Si je pouvais changer quelque chose dans ma vie, ce serait ma condition. C'est elle qui a toujours gâché. Oui. Toute cette histoire n'est la faute de personne, si ce n'est de cette stupide hiérarchie sociale établie par on ne sait qui. Et après tout, qu'y a-t-il de plaisant à être « de la haute » ? Passer ses journées à s'ennuyer, à faire l'hypocrite. Ce n'est pas une vie. Travailler, s'occuper, aimer qui l'on veut... Voilà ce que devrait être la vie. Pas passer son temps derrière les barreaux d'une cage dorée. J'étouffe dans cet environnement, ce n'est pas ma place, ça ne l'a jamais été. Comme tous les jours, je vais devoir me lever. M'habiller. Me coiffer. Sourire. Pas aujourd'hui. Aujourd'hui, je ferais ce qu'il me plait. J'irais lui rendre ce qui lui appartient. »

***







« Cela m'a pris la moitié de la journée, mais j'ai enfin réussi à trouver son adresse. Je pensais que cela n'allait pas être facile, et à juste raison ! J'ai demandé à tous les domestiques que j'ai pu trouver au Royal Crescent, mais aucun ne savait, ou alors aucun n'a voulu me renseigner. Ce ne fut pas un moment facile. J'ai du répéter son nom tellement de fois, alors que je m'interdisais à moi même de ne serait ce que le penser, et ce depuis des mois... Mais j'ai continué, parce que je savais que je faisais ce qu'il fallait faire. Du moins, pour l'instant. Je n'ai absolument aucune idée de comment va se passer la rencontre. Il doit surement me haïr, et c'est mieux ainsi. Je l'ai déjà bien trop fait souffrir, je veux seulement qu'il soit heureux, même si c'est sans moi... Écoutez moi, suis seulement crédible deux secondes ? Même moi je n'arrive pas à me croire. Bien sûr que je veux qu'il soit et avec moi, et avec aucune autre. Mais ce serait de l'égoïste, et j'ai déjà été bien trop égoïste. Ce que je veux n'est pas le plus important. Mes recherches n'ayant rien donné au Royal Crescent, je suis discrètement sortir sans alerter personne, ni même la grosse gouvernante, et je suis partie jusqu'à la Pump Room, à pieds. Après tout, c'était là bas que tout avait commencé, peut être que quelqu'un pourrait m'aider. Je suis rentrée timidement, j'étais impatiente et en même temps stressée. Je déteste me mettre dans cet état, je n'ai pourtant pas ce caractère ! Mais la situation avait quelque chose d'excitant et d'intimidant à la fois, je ne saurais l'expliquer. Après deux heures à avoir arpenté le bâtiment, et questionné chaque personne qui se présentait à moi, je l'avais enfin. J'avais recroisé le jeune homme qui m'avait donné le billet. Sur l'instant, je ne me suis pas posé de questions, il savait forcément. Je me suis donc presque jetée sur lui, et après de longues, longues minutes de persuasion, je l'ai eue. Il m'a écrite cette adresse, que je désirais autant que je redoutais. Je ne connaissais pas l'endroit, mais je n'allais pas m'arrêter pour si peu. »

« Je suis maintenant dans l'un des quartiers dits « pauvres » de la ville. Je ne vois pas en quoi cela serait pauvre. J'ai déjà vu la pauvreté, et même si les conditions n'étaient pas extraordinaire, il me semble que les gens qui vivent là sont bien plus heureux que la moitié des amies de Caiterina. Oui, j'en suis même sûre. Je sais que la vie n'est pas facile lorsqu'on a cette condition, mais il y a certains positifs à ne pas renier. Je déambule dans les rues depuis au moins une heure. Ce sens de l'orientation défaillant me perdra, un de ces jours. Face à moi, je vois une petite fille avec sa poupée. Je ne peux m'empêcher de sourire, elle me fait vraiment penser à moi. Ou alors, à la moi d'il y a longtemps. Je m'approche d'elle, pour lui demander mon chemin. D'un sourire, elle me l'a indiqué. C'est sûrement le plus beau sourire que j'ai vu. Je ne peux empêcher un soupir de sortir d'entre mes lèvres. Je ne dois pas me dégonfler. Je dois y aller, et toquer à la porte. Allez, Emy, ce n'est qu'à quelques minutes de l'endroit où tu te trouves ! Oui mais ce n'est pas si facile, en fin de compte. Je vais débarquer tel un cheveux sur la soupe... Décidément, je ne suis qu'une gêne. Je m'entends vaguement grommeler lorsque que je sens qu'on tire le bas de ma robe. Sortie de mes pensées, je baisse la tête. C'est la petite fille. »

« Madame ? Tu vas pas voir ton ami ? » Jusque ici, je ne croyais pas que les enfants étaient la voix de la sagesse. Maintenant, j'y crois un peu. Je lui souris, et hoche.
« Oui, tu as raison ma puce. Encore merci. » « D'une de mes poches, je sors un tas de bonbons que je garde toujours sur moi, et le lui donne, sous son air ébahi. Si je le pouvais, je crois que j'aiderai toutes les petites filles comme elle. »

« Allez, Emy, du courage ! Tu n'es pas une mauviette, après tout. Oublie la boule qui tord ton estomac en quatre, et bouge. Une dernière inspiration, et je suis repartie. Je vais y arriver. Si c'est trop dur, j'écourterai, même si c'est lâche. De toute façon dans toute cette histoire, je suis lâche. Je me dégoûte, tellement je suis lâche. Mais le dégoût de moi même m'habite depuis si longtemps maintenant que j'ai réussi à cohabiter avec. Quant à lui, il me rappelle toutes les heures à quel point je suis misérable. Un pas, deux pas... cent pas. Voilà, j'y suis. Devant la porte qu'il pousse, tous les jours, pour rentrer chez lui. Devant son chez lui, celui où il est tous les jours. Celui où il vit, celui où il bouge. Cette simple porte me rapproche plus de lui que n'importe quoi d'autre, en huit mois. Je lève lentement la main, l'effleure. Lui aussi doit la toucher, jour après jour. Des frissons envahissent mon corps. Je l'aime tellement, je crois que je pourrais en dépérir. Mais je ne dois rien laisser transparaitre. Je dois être comme d'habitude, fidèle à moi même. Je ne dois surtout pas le faire souffrir. Plus jamais. J'inspire lentement, pour me donner du courage. C'est le moment. Je frappe à la porte. »

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Dernière édition par Emily Donovan le Lun 14 Mar - 4:28, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Never thought things would change (monologue) Lun 14 Mar - 2:39




« Je suis tellement stressée que je n'entends plus rien de tout ce qui m'entoure. J'ai juste le regard focalisé sur cette porte en bois... Porte qui ne s'ouvre pas. Cinq minutes. Dix minutes. Vingt minutes... Bon ! Je ne suis pas d'un naturel patient. Je m'éclaircis la gorge, puis retape, bien plus énergiquement cette fois, d'ailleurs. Je n'ai pas non plus envie de poireauter toute la journée, c'est déjà une torture en soi de se tenir là. »

« Il y a quelqu'un ? » Pas de réponse. Ouh, que ça m'énerve. « Est ce qu'il y a quelqu'un ?! » Du bruit à l'intérieur. Ah, tout de même !


« Après ce bref moment énergique, je me sens à nouveau molle comme un mollusque. Je n'aurais jamais du venir ! Jamais ! Vite, il faut que je me tire de là, tant qu'il en est encore temps. Je regarde à droite à gauche. Rah, quel côté est le mieux pour s'enfuir ? Là, à gauche, une ruelle ! Vite, je suis en train de perdre du temps de fuite, là ! Pourquoi mes jambes ne répondent pas ? Allez, on s'active. Ah ça y'est, elles bougent ! Vite il faut que... Trop tard, j'entends quelqu'un tourner la poignée, et je me fige. J'ai peur. Vraiment peur. Surtout, ne pas craquer. Inspire Emy. Expire maintenant, sinon tu vas t'étouffer. Ça va aller. Tout va bien se passer. On se détend. La porte s'ouvre. Cet instant dure des heures entières, ou quoi ?! Je vois une silhouette apparaître dans l'ombre... Attendez. C'est une bien petite silhouette, ça. Je sais que ça fait longtemps, mais je ne pense pas qu'il soit devenu nain.

« Je peux vous aider ? » La silhouette s'est mise à parler ! De soulagement, j'éclate de rire. Une femme, la silhouette est une femme ! J'ai du me tromper de maison, cela m'aurait étonnée que je trouve du premier coup ! Tout ce stress pour rien... Je me sens bien plus légère, maintenant !Je secoue la tête en souriant.
« Non, merci ! Je suis désolée de vous avoir dérangée, j'ai du me tromper d'adresse ! » Vraiment Emy, tu t'es fait peur toute seule, et c'est une femme qui t'a ouvert ! Ce n'est pas possible qu'une femme t'ouvre alors que tu vas chez lui, hein ! Mais oui. Impossible. Tout à fait.
« Vous êtes sûre ? Je connais bien le quartier, peut être que je peux vous aider à trouver la personne que vous cherchez. » Cette jeune femme est très sympathique. Si quelqu'un avait tambouriné à ma porte comme je venais de le faire, je l'aurais envoyé sur les roses. Bon, je peux toujours lui demander, peut être qu'elle saura !
« Je cherche... » Toujours aussi dur à dire, j'ai l'impression qu'on me transperce dès que j'entends ce prénom. « Liam O'loughlin. »
«  Oh, mais vous êtes bien chez lui ! » Je fronce les sourcils.
« Quoi ? Comment ça ? Enfin je veux dire heu... Ce n'est pas possible, c'est vous qui habitez ici alors heu... » Je vois la jeune femme prendre une expression gênée. Elle me regarde presque avec compassion. Tiens, je remarque maintenant que depuis tout à l'heure elle m'observe bizarrement, comme si elle me connaissait ou je ne sais quoi.
« C'est à dire que... Nous habitons ensemble. »
« ... »




« Quoi ? Non. Non ce n'est pas possible. Liam ne vivrait jamais avec une femme. Non, non. Impossible. Pas lui. Il est trop timide et mal à l'aise avec les femmes. Peut être qu'il y a un autre Liam O'loughlin dans le quartier. Oui, voilà. Ah, je joue de malchance décidément ! Bon, bon. Il va falloir que je demande encore mon chemin à quelqu'un. Je tourne la tête pour regarder autour de moi. Tiens la rue est déserte. J'ai l'impression de me trouver dans un mauvais roman, c'est étrange. Bon, je peux toujours lui demander à elle, mon chemin. Elle devrait savoir, elle m'a dit qu'elle connaissait ! Alors heu... Je fouille dans ma bourse pour trouver le papier. Où est ce maudit papier ?! Je ne trouve rien là dedans, il faut que je le vide je... Non ce n'est pas ça. Ah, pourquoi ma main tremble comme ça. Pourquoi tout mon corps tremble d'ailleurs. Je crois qu'elle me parle, mais j'ai du mal à entendre. Il y a beaucoup de bruit dans cette rue, en fin de compte ! OÙ EST CE MAUDIT PAPIER ? Où... Ah, il était déjà dans ma main, pourquoi je ne l'ai pas vu avant ? Je me sens toute engourdie, tout à coup. Je secoue la tête pour faire passer cette sensation désagréable. Et puis mon regard se bloque, à l'intérieur de la maison. Pourquoi mon regard se bloque ? Il faut se remettre en route, allez, Emy ! Après il fera nuit et tu seras obligée de rentrer, et tu auras perdu une journée pour rien. Allez ! Allez, enlève ton regard de... cette chemise qui est posée sur une chaise. Cette chemise que.... Que tu as toi même rapiécée il y a quelques mois... Cette chemise qui avait un trou à la poitrine, à gauche... Ce même endroit où un trou béant vient de se former, mais dans ta poitrine à toi cette fois... Cette chemise que tu as rapiécée de tes mains, et que cette femme doit tenir entre les siennes maintenant. Cette chemise... »

« Reprends toi, Emy ! Reprends toi. N'écoute pas le sang qui tambourine dans tes oreilles. Oublie la sensation d'engourdissement qui a saisi tous tes membres. Accomplis ce que tu es venue faire ici. Reste de glace, Emily. Redeviens Emily. Oublie Emy. Sers le poing si tu le veux, Emily. Mais accomplis la mission que tu t'es attribuée.

« Mademoiselle ? Vous allez bien ? Vous êtes pâle. » Lève les yeux Emily. Reprends l'air froid que tu as su arborer pendant des mois sans sourciller. Oublie le reste. Prends le paquet que tu portes dans ton sac, et donne le lui.
« Oui. Tenez, je dois vous remettre cela, il me semble. » C'est bien, Emily. Maintenant que tu lui as donné, retourne toi et marche. Marche le plus vite que tu peux. Enfuis toi de cet endroit, alors tu pourras redevenir Emy. Mais pas tout de suite, tu dois d'abord partir. Tourne à ce coin de rue. C'est une impasse. Maintenant tu peux t'arrêter. »

« Maintenant, tu peux redevenir Emy. »

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MessageSujet: Re: Never thought things would change (monologue) Lun 14 Mar - 2:40





« Je suis appuyée contre un mur, je crois. Oui, je sens la pierre sous mes doigts. Elle est froide. Ou alors non, c'est moi qui tremble. De froid ? Je ne sais pas. Mais tout mon corps est saisi de frissons. Tiens, il remue aussi. Il... Il sanglote. Non, c'est moi qui sanglote. Mes joues sont trempées. Je ne l'avais pas remarqué. J'ai du mal à respirer. Pourquoi suis je dans cet état ? Pourquoi est ce que... Non, je ne peux plus me voiler la face. Je peux le faire avec tout le monde, mais je dois au moins m'avouer la vérité, même lorsqu'elle me déplait. Tout cela n'est que la suite logique des évènements. Tout cela devait arriver, j'ai fait en sorte que cela arrive. C'est moi qui suis partie,c c'est moi qui l'ai abandonné. Je n'en avais pas le droit, je ne pouvais pas faire ça, et je l'avais fait. Maintenant, je paie le prix de mon erreur. Je le paie plus cher que je n'ai jamais rien payé. Je ne pensais pas qu'il était humain d'avoir aussi mal. Je ne pensais pas que je pourrais un jour ressentir mon être se déchire comme on déchire une feuille de papier. Je ne pensais pas que cela allait arriver. J'avais mis cette hypothèse dans un coin reculé de ma tête, le plus reculé possible. Je ne suis qu'une égoïste. Il n'allait pas m'attendre toute sa vie. Il a besoin de refaire sa vie. Il a besoin de trouver quelqu'un qui le mérite. Quelqu'un qui saura l'aimer, quelqu'un qui ne lui apportera que du bien. Je ne lui ai apporté que soucis et tristesse. Je véhicule la tristesse. Je suis un poison humain. Il a refait sa vie. Il a tourné la page. Il m'a... Oubliée. Il m'a oubliée alors que je ne pensais qu'à lui, alors que je ne vivais que pour lui, même s'il n'était pas là. Mais il a eu raison. Il a fait ce qui était le mieux pour lui, et il a eu raison. Il va être heureux maintenant il... Il va pouvoir se marier. Il va pouvoir avoir des enfants. Ou peut être que c'est déjà fait ? Je ne sais pas. Je ne veux pas savoir. Elle avait l'air gentille. Je suis sûre qu'il est heureux. Je veux seulement qu'il soit heureux. Je veux... »

« Mes jambes glissent lentement le long du mur, jusqu'à ce que je me retrouve sur le sol. La rue est déserte. Tous les flots de larmes que je retiens depuis des semaines sortent. Il a refait sa vie. Avec une femme. Une autre femme. Il vit avec elle. Seulement avec elle. Ils vivent ensemble. Il a refait sa vie. Il... Ils ont déjà du... Tout ce que ne pouvais pas lui apporter, elle a du le faire. Ils doivent être heureux. Oui. On ne peut qu'être heureux quand on est avec lui. J'ai tellement... Mal. Est ce que la douleur va partir, un jour ? Non. Je sais que non. Mais j'ai provoqué ceci. J'ai fui. Je suis lâche. Je suis misérable. Je me dégoûte. Je ne devrais même pas avoir le droit de pleurer. Je ne devrais pas pleurer ! Au contraire, je devrais me réjouir, parce qu'il a réussi à trouver quelqu'un avec qui il doit être heureux. Réjouis toi, Emy. Allez, réjouis toi ! RÉJOUIS TOI ! … Je n'y arrive pas, je pleure sans m'arrêter. J'ai mal partout. Je veux qu'on m'achève. Non, même pas. Ce n'est pas la punition que je mérite. Je mérite seulement de le voir de loin, heureux. Ce sera une punition adéquate pour ce que j'ai fait. Pendant d'années j'ai... Je lui ai pourri la vie, même s'il n'a pas voulu le reconnaître. Je l'ai mis en danger. Je l'ai fait souffrir. Je ne le mérite pas, mais elle doit le mériter. Peut être. Je ne sais pas. J'ai froid. Je veux rentrer chez moi. Mais je n'ai pas de « chez moi ». Le seul véritable chez moi que j'ai jamais eu, c'était la ferme à Meryton. Notre ferme. Notre... J'ai un haut-le-coeur. Je crois que je vais vomir. Je suis à moitié recroquevillée sur le sol. Je me fais honte. Je suis une honte. Il a refait sa vie. »

« Je ne pensais pas qu'un être humain pouvait autant souffrir. »

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