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Nice wether to apologize, isn't it ? [Alexander&Mary]

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Mary SpringburyLady
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MessageSujet: Nice wether to apologize, isn't it ? [Alexander&Mary] Mar 8 Mar - 0:05

    Dans sa courte vie d'aristocrate, Mary n'avait jamais commis une seule erreur. Elle agissait toujours avec diplomatie, prévenance et justesse, de manière a ne jamais léser qui que soit ni ne faire d'impair. Et elle avait toujours été ainsi considérée comme une excellente maitresse de maison. Malheureusement, depuis son arrivée à Bath, elle avait relâché sa scrupuleuse attention, cherchant d'abord à se plaire à elle-même plutôt qu'aux autres. Cela ne se voyait pas encore, car les habitudes étaient tenaces, et pourtant... A la dernière soirée qu'elle avait organisé, elle avait omis d'envoyer une invitation à une de ses connaissances, Lord Alexander Rosenbach. Ils avaient beaucoup d'amis en commun, mais ne s'étaient jamais vraiment beaucoup appréciés, sans doute parce que leurs caractères étaient trop différents. Lord Rosenbach représentait précisément ce que Mary exécrait. Un genre de petit prétentieux, coureur de jupons, pour qui les femmes ne sont que des objets de chasse. Il était fort beau, certes, mais la beauté n'aurait jamais du, dans l'histoire de l'homme, donner l'impression de donner un droit de supériorité. On nait beau, et cela est sans mérite.

    Mary avait beau ne pas aimer Alexander, elle ne pouvait cependant pas laisser traîner cette affaire et devait chercher à se faire pardonner sous peine d'envenimer les relations cordiales des membres de leur cercle d'amis. La faute était toute de son côté, à elle donc de régler le problème. Elle avait longtemps réfléchi à ce qu'elle aurait pu faire pour réparer cet impair. Refaire une réception exigeait trop de temps, donner un rendez-vous autre part que chez elle lui aurait donné des airs romantiques et secrets, comme si deux amoureux cherchaient à se retrouver en catimini. Chez elle, là où les Fieldway se trouvaient, toute tentative d'intimité était écartée. C'était donc là qu'elle s'apprêtait à le recevoir. Elle lui avait envoyé un billet pour lui donner rendez vous chez elle pour le thé.

    L'autre problème de Mary avait sa tenue. Elle savait Lord Rosenbach extrêmement sensible au charme de la gente féminine, et cela était un élément qu'elle pouvait faire tourner à son avantage, car elle savait qu'elle n'était point vilaine. Il fallait donc qu'elle soit plus belle qu'à l'ordinaire, Alexander serait peut-être plus enclin à lui pardonner. Elle y songeait, assise devant sa coiffeuse, face à son miroir, tandis qu'une servante brossait ses longs cheveux blonds. Alors qu'elle était déjà vêtue de force de jupons et de son corset, elle se leva et demanda à sa domestique de resserrer plus encore son corset, et sa taille fut plus fine que jamais. Elle inspira bien fort et s'assura qu'elle pouvait encore respirer. Mary choisit dans sa garde robe une robe à la française, d'un bleu profond, en accord avec sa blondeur et ses yeux clairs. Elle fit amener des paniers qu'on accrocha à ses hanches. Ensuite, elle revêtit la lourde robe.

    Mary s'admira dans une psyché quelques secondes et s'y trouva belle, bien que se ressemblant peu ; la faute au rouge sur ses lèvres, sans doute. La jeune Lady sortit de sa chambre et pénétra dans le salon qui accueillerait dans quelques instants Lord Rosenbach. Elle revint en arrière pour se mettre du parfum, aux effluves florales derrière les oreilles et sur la gorge, avant de s'asseoir sur un des fauteuils tirés de soie bleu ciel. Le salon, d'ordinaire lumineux, était nimbée d'une lumière bleue également, car il pleuvait des cordes. Les gouttes s'écrasaient contre les carreaux avec douceur et ne produisaient qu'un léger bruissement qui donnait à Mary une impression de sécurité. Elle se laissa bercer par ce doux bruit quand soudain, un domestique annonça l'arrivée de Lord Rosenbach. Elle en fut ennuyée, non seulement parce qu'elle n'aimait pas Alexander mais aussi parce qu'elle avait demandé à une amie commune de venir, afin que tout cela reste convenable. Mary ne pouvait cependant pas le faire attendre, et elle fit un signe pour qu'on le laisse entrer. Lorsqu'il entra dans la pièce, avant même que leurs regards ne se croisent, la jeune Lady s'inclina dans une profonde révérence en disant quelques banalités convenables pour lui dire bonjour, afin de lui montrer qu'elle était son obligée.


Dernière édition par Mary Springbury le Jeu 10 Mar - 1:48, édité 2 fois
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Alexander R. RosenbachLord
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MessageSujet: Re: Nice wether to apologize, isn't it ? [Alexander&Mary] Jeu 10 Mar - 0:20

« Comment a-t-elle pu ? Une réception sans même m’y avoir invité ? ET maintenant, elle veut que j’aille prendre le thé chez elle ? »

Faisant les cent pas dans son salon, Alexander avait appris quelques heures plutôt que Lady Mary Springbury avait donné une réception chez elle, et cela sans même l’avoir invité. Voilà qu’elle osait lui faire un affront et il se fichait éperdument que cela soit fait exprès ou non. Un oubli était un oubli. Et elle allait le regretter. D’un autre côté, cette invitation était plus que tentante. En effet, Mary avait du charme, beaucoup de charme, Alexander la trouvait irrésistible, bien plus que d’autres femmes de cette ville. Cependant, son caractère était une horreur pour lui, elle était si …. Qu’Alexander ne trouvait aucun mot pour la définir. Peut être pourrait-il en tirer avantage. Peu de monde serait présent, même tout se passait chez elle. Néanmoins, il était partagé entre la colère et la curiosité. Alexander retournait le billet entre ses mains, relisant l’invitation.

« Préparez moi mes affaires, je me rends Lady Springbury. Que tout soit prêt quand je sors de ma chambre. »

Il jeta le billet sur une commode, et partit se changer. Voulant marquer l’évènement, Alexander allait mettre toutes les chances de son côté. Vingt minutes plus tard, Alexander sortit de sa chambre, prêt pour affronter Mary et son thé. Encore qu’il avait quelques idées derrière la tête. Habillé comme un prince, il traversa le salon à grandes enjambées, impatient de la retrouver.

« Lord tout est prêt. »

Il remercia son majordome et partit chez Mary. D’ailleurs ce n’était guère très loin de chez lui. Une petite marche de quelques minutes et il se trouva chez elle. Un domestique l’accueillit, domestique qui fit part de son arrivée. Deux minutes plus tard, il se retrouvait dans le salon, où une ravissante jeune femme l’attendait. Il la savait très belle, mais de là à la retrouver resplendissante de beauté dans cette robe, jamais Alexander n’aurait pu l’imaginer, s’il ne le voyait pas des yeux vus. Habillée à la française, la couleur bleu sombre faisait ressortir le teint et la couleur blonde comme les blés de Mary. Epoustouflé, Alexander ne put que l’admirer pendant un laps de temps, jusqu’à ce qu’un domestique vienne prendre ses effets, tel que son manteau.

« Lady Mary … »

Mais rien ne sortit pour le moment, pour l’instant il était subjugué par sa beauté. Fort heureusement pour lui, il recouvra rapidement ses esprits.

« Ainsi, vous tentez de réparer l’affront qui m’a été fait dernièrement. J’espère que vous aurez plus qu’un simple thé à proposer. Un tel acte de votre part me déçoit »

Alexander n’attendit aucunement qu’on lui propose de s’asseoir. Il prit place tout simplement, prenant par la même occasion ses aises. Assis en face d’elle, Alexander la dévisageait intensément. Qu’elle n’aille pas croire que ce n’était là qu’une déception qu’il éprouvait pour son impair. Bien au contraire, elle l’avait vexé et blessé par la même occasion.
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Mary SpringburyLady
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MessageSujet: Re: Nice wether to apologize, isn't it ? [Alexander&Mary] Jeu 10 Mar - 2:23

    En entendant qu'il disait son titre et son nom, Mary se redressa pour faire face à Alexander. Plongeant son regard bleu sur lui, elle n'eut aucun mal à constater la réussite de son stratagème. Autrefois, elle n'avait jamais songé à utiliser sa beauté comme une arme, ce en quoi sans doute elle avait eu tort. La jeune Lady avait un avantage naturel qu'elle se promit de mettre plus en avant à l'avenir en voyant l'air abasourdi du sublime Lord Rosenbach. C'était pitié que de se dire qu'un homme d'une si grande beauté et d'une si grande allure ne soit pas assorti d'un aimable caractère. S'en était presque frustrant. Elle put une fois de plus comprendre l'ampleur de ce mauvais caractère quand Alexander reprit ses esprits. Sa beauté n'était pas si efficace que cela enfin de compte. Alors qu'oubliant les bonnes manières, il la réprimanda et s'installa dans un des beaux fauteuils, Mary s'assit en face de lui, tentant de ne pas prendre ombrage de la liberté de ses manières. Après tout c'était lui l'offensé...

    L'ennui quand on ne commet jamais d'erreur, c'est qu'on ne sait pas les résoudre. Aussi, Mary n'avait eu aucune autre idée que d'inviter Lord Rosenbach à prendre une tasse de thé pour se faire pardonner, et il avait beau lui parler sans réserve de ce qu'il pensait de cette idée, elle n'en trouvait pas d'autres pour autant. En plus il était blessant. Elle n'aimait pas s'entendre dire de la part d'un homme qu'elle estimait peu qu'elle était décevante. Mary avait beau être d'une grande douceur et d'une patiente indulgence, elle n'aimait pas spécialement que qui que soit ne l'estime pas, ou du moins la trouve décevante. Cet élan d'orgueil, écho d'une éducation aristocratique, la surprit elle même. Elle refusa cependant de se laisser terrasser par un simple reproche.

    Mary regarda son invité dans les yeux également, mais ne fit pas l'erreur de trop lever le menton. Elle ne souhaitait pas se montrer trop soumise, mais elle ne voulait pas non plus paraître insolente ni arrogante. Elle ne se laisserait pas impressionner, tout simplement. Elle écarta une mèche blonde qui tombait gracieusement sur son visage et sourit avec contrition. Elle avait beau ne pas savoir comment sortir de ce mauvais pas, elle savait qu'il y avait toujours moyen de s'en sortir avec de la politesse et en étant conciliante.

    « J'espère que vous croirez bien, Lord Alexander, que cet affront était loin d'être motivé par une quelconque volonté de vous blesser. Certes, cela vous semblera d'autant moins pardonnable, mais je dois avouer qu'il ne s'agissait que d'un oubli. »

    Lady Mary mordilla sa lèvre rose discrètement. Elle se rendait compte que pour l'orgueil d'Alexander, s'entendre dire qu'il avait été oublié n'arrangerait rien. Et bien malheureusement, elle n'avait absolument rien de plus qu'un simple thé pour tenter d'arranger les choses. Qu'aurait-elle pu faire d'autre ? Mary se savait en position d'infériorité, et elle avait horreur de cela. Le regard d'Alexander toujours posé sur elle, allait savoir pourquoi, la mit étrangement mal à l'aise. Sans doute qu'il était trop impitoyablement beau pour qu'elle ne se sente pas mise à l'épreuve, ainsi scrutée. Elle se força toutefois à ne pas détourner le regard, et continua :

    "Je sais que je suis bien impardonnable, et j'aimerais pouvoir réparer cet affront du mieux que je le pourrais. Mais je n'ai, hélas, aucune idée, de ce qui pourrait pour vous être suffisant pour adoucir les effets de ma terrible erreur."

    Et c'était bien malheureusement vrai. Que pouvait-elle faire en vérité ? Un domestique entra et posa sur la table basse le plateau transportant les tasses de thé et la théière. Il servit le thé fumant et approcha les tasses d'eux. Mary le remercia avec douceur et chaleur, comme elle en avait l'habitude, d'autant plus que cela faisait un agréable intermède qui purifiait un peu l'air de la pièce, comme tremblant de tension. Mary saisit ensuite sa tasse, une main sous la soucoupe et l'autre tenant la anse en porcelaine, et elle attendit qu'Alexander formule une proposition correspondant à sa question tacite. La pluie continuait de taper contre les carreaux.
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Alexander R. RosenbachLord
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MessageSujet: Re: Nice wether to apologize, isn't it ? [Alexander&Mary] Jeu 10 Mar - 4:00

Alexander avait pris place sans même l’attendre, il s’était assis, comme s’il avait été chez lui. Sans aucun gêne d’ailleurs, au diable les convenances et politesses. Désormais, il avait en face de lui une Mary quelque peu déroutée. Continuant dans la politesse, elle tentait de garder la tête froide et de s’expliquer face à son oubli. Quelle drôle de situation, Alexander avait presque l’impression que Mary éprouvait des difficultés. C’était amusant à vrai dire, si amusant qu’un sourire se dessina sur ses lèvres. Elle le regardait droit dans les yeux, tout comme il le faisait depuis quelques instant, néanmoins il nota qu’elle ne voulait pas nullement se montrer soumise face un homme. C’était bien là un trait de caractère qu’il appréciait chez elle, une manière de montrer au monde entier qu’elle était une femme indépendante. Mais quel gâchis lorsque les règles reprennent le dessus. Alexander aurait préféré voir une femme combattre sur le même terrain que lui, il était sûr que ce genre de femme se cachait en elle, mais elle semblait tellement persuadé par ses maudites règles. Des règles à ne plus en pouvoir, des convenances et tout le blabla qui vient avec. C’était ce côté de Mary qu’il détestait plus que tout.

« Cessez de me dire que c’est involontaire de votre part. Un oubli demeure un oubli, qu’il soit volontaire ou non. Alors il suffit. Néanmoins, vous auriez du vous en apercevoir un tantinet plutôt. Ainsi, vous auriez pu m’inviter ce soir-là, je ne demeure pas très loin, il me semble. Je serais même curieux de savoir comment vous avez finalement appris cet oubli de votre part, cela ne vous ressemble pas ma chère Mary. »

Calme et serein, Alexander répondait du tac au tac avec Mary. Au fin fond de lui, la colère s’était animé, il détestait qu’on lui dise non, c’était certain, mais de là à l’oublier, il y avait là quelque chose de blessant. Surtout pour un homme de sa condition. Il comptait bien lui donner la leçon de sa vie, une leçon qu’elle n’oublierait pas de sitôt. Parole de Lord Rosenbach (du genre mousquetaire à la guimauve T.T). Il attrapa sa tasse, tasse apportée par un des domestiques. Dommage que ce ne soit pas une femme, il se serait donner à cœur joie de la regarder, juste pour énerver sa si gentille et merveilleuse hôtesse. Tasse en main, Alexander regarda quelques instants son thé, quelque chose se tramait dans son esprit quelque peu… tordu… Mary l’avait invité, mais à part ça, il n’y voyait rien. Les paroles étaient vaines. Un nouveau sourire se dessina sur son visage.

« Vous m’étonnez, Lady Mary. Je vous connaissais, comment dire, plus subtile, plus intelligente que cela. Les bras m’en tombent, heureusement que votre beauté exceptionnelle vous aide. Cette robe vous va à ravir, habillée selon la mode française est une chose qui vous sied grandement. Soyez en rassurer cela attise en somme la colère qui m’animait avant de franchir votre porte. Néanmoins, cette dernière sommeille toujours en moi. »

Beau parleur, séducteur. Tel était Alexander, mais en plus de ses belles paroles, Monsieur devait à tout prix rajouter son autre grain de sel. Ce petit côté impulsif et révolté l’obligeait à tout dévoiler de manière si crue, que la jeune femme pouvait en rester choquer. Il souffla légèrement sur sa tasse et but une première gorgée.

« Dites moi, vous avez bien pensé à autre chose, en plus de ce thé ? Je désire seulement m'en assurer, et je parie sur le fait que vous allez m’impressionner,à moins que ...»
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MessageSujet: Re: Nice wether to apologize, isn't it ? [Alexander&Mary] Jeu 10 Mar - 5:05

    A quel moment s'en était-elle rendue compte ? Simplement au moment où elle c'était dit que la soirée était particulièrement agréable. Mary aurait été moins bien élevée, elle aurait certainement répondu d'une manière aussi vive et crue à son interlocuteur que celui-ci employait pour lui parler. Elle ne prit cependant pas la peine de lui répondre, d'autant plus qu'il embrayait sur une autre réplique, elle se contenta simplement d'un sourire légèrement plus froid et carnassier que les précédents. A vrai dire, elle mourrait d'envie de lui dire qu'elle s'était à peine aperçue de son absence, mais dans sa tête résonnait la voix de sa mère qui lui enjoignait d'être gentille avec tout le monde. Son sourire s'adoucit quelque peu, et son visage se détendit imperceptiblement. Elle but un peu de son thé, laissant une marque de rouge à lèvres sur la porcelaine.

    Elle faillit malheureusement recracher son thé au visage d'Alexander en entendant ses paroles. Le Lord détestait peut-être le sens des convenances de Mary, il n'empêchait que celui-ci l'empêchait à ce moment précis d'être coiffé d'une tasse en porcelaine et de se faire un bon shampoing au thé. Elle n'aimait pas vraiment qu'on évalue son physique comme était supérieur à son intellect, même si cela était probablement justifié. Elle reposa sa tasse gracieusement et reçut les compliments sans broncher. Elle répondit simplement, aussi posée qu'à l'ordinaire, comme si Lord Alexander n'était pas odieux :

    "Je suis heureuse que quelques artifices qui ne m'ont demandé que peu d'efforts aident à me faire pardonner. Je ne m'attendais cependant pas à ce que ma beauté que vous qualifiez trop exagérément "d'exptionnelle" efface toute ma faute. Je suis même plutôt satisfaite de constater que vous êtes plus profond que cela, et ne vous laissez toucher que superficiellement par les apparences."

    Elle savait parfaitement que c'était faux. Lord Alexander avait une réputation assez répandue pour que tout un chacun puisse se dire qu'il était l'être le plus attaché aux apparences que la terre n'ait jamais porté. Et pourtant, bien malgré elle, Mary devait reconnaître qu'elle y était aussi attachée, puisqu'elle le trouvait presque irrésistiblement magnifique, et qu'elle était tout de même touchée par les compliments. Plaire à un homme particulièrement séduisant et toujours flatteur. Cela l'agaçait profondément. Elle se sentait faible. Elle ne le montra cependant pas. La jeune Lady caressa l'étoffe de sa robe pensivement, son regard toujours plongé dans celui de son interlocuteur. Surtout ne jamais baisser les yeux.

    Cependant, elle eut bien du mal à se contenir en entendant ce qui suivait. Elle avait peur de comprendre où Alexander voulait en venir. Elle décida cependant de passer outre et de répliquer quelque chose d'intelligent. Elle se leva dans un bruissement d'étoffe, sourit à son invité et alla se poster dans l'encadrement de la fenêtre, le regard toujours posé sur lui, sans condescendance.

    "Vous l'avez dit vous-même, Alexander, je serais aujourd'hui particulièrement décevante. Je crains de ne pas avoir pensé à autre chose qu'à ce thé et je crains également de ne pas vous comprendre. A moins que quoi ? J'ai bien peur que vous méprenez sur mon intelligence, ou du moins sur mon habilité à me faire pardonner."

    Elle tourna légèrement la tête, levant imperceptiblement le menton, et ses boucles blondes ruisselèrent sur son épaule, diffusant un léger parfum de fleur dans l'air. Il était sensible à sa beauté, autant en jouer. D'autant plus que lui, inconsciemment ou non, la charmait presque de la sienne. Elle était dos à la fenêtre, et la lumière, rendue diffuse par la pluie et les carreaux, formait autour d'elle comme un halo bleu.

    "Mais j'ai l'impression de vous avoir coupé, je vous en prie, continuez, si vous aviez une autre idée à formuler."
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MessageSujet: Re: Nice wether to apologize, isn't it ? [Alexander&Mary] Ven 11 Mar - 18:43

Chacune des paroles prononcées par Alexander avait son effet souhaité sur Mary. Alexander s’en amusait. Il lui avait quelques compliments, mais également des reproches, allez savoir s’il tentait de la séduire ou non. Pour le moment, il s’amusait c’était ce qui comptait, il s’amusait tel un gamin qui se découvre un nouveau jouet. Il ne cessait de la titiller voulant une vraie réaction de sa part, et non une de ses réactions commandées par les règles. Quel ennui ! Les règles étaient précisément faites pour être transgressées, sinon à quoi servait-elle réellement. L’interdit était si fascinant. Il était odieux dans ses propos, dans son comportement, mais que pouvait-il y faire. Il n’allait pas changer d’attitude juste pour la satisfaire, ce n’était pas son genre. Aucune soumission, rien que la liberté. Néanmoins, elle le remercia, avec la plus grande sérénité possible. Il ne fit cependant aucune remarque sur cette grande politesse, cette Lady avait envie de faire comme si elle ne remarquait pas le comportement d’Alexander. Soit si elle avait envie de jouer à ce jeu, Alexander se donnerait un plaisir de continuer. A quel point pouvez-t-elle jouer la carte de l’ignorance ? Voilà son nouveau jeu, en plus de lui faire regretter son erreur.

Alors qu’il ne cessait de lui faire des reproches, accompagnés de compliments, Alexander crut percevoir une onde de frustration chez elle. Il avait fait mouche, quelque chose la dérangeait dans ses propos. Sourire aux lèvres, il la regarda se poster devant la fenêtre. Diable qu’elle était belle, si Alexander n’était pas bien ancré dans son stratège, il aurait pu succomber à la folle envie d’aller lui voler un baiser. Décidément, cette femme était redoutable pour lui, et jouer avec ses nerfs. Gardant son sang froid, son intégrité et son sérieux, Alexander la dévisagea. Avec cette lumière qui se reflétait sur elle, on aurait dit un ange, un véritable ange, délicate et belle, un visage entourée d’une couronne couleur blé des champs. Il ne fallait pas être un détective pour s’apercevoir que ce comportement était fait exprès. Elle ne visait qu’à le déstabiliser pour prendre une position bien plus forte que lui. Elle semblait détester qu’Alexander mène le jeu. Soit c’est une chose et il n’était pas prêt à lui céder la moindre once de territoire. Elle reconnaissait qu’elle serait décevante, par contre, son petit jeu de femme « idiote »lui arracha un soupir qui en disait long, lui ! Qu’il se méprenne sur son intelligence, quelle sotte faisait-elle en cet instant précis. Il lui faisait le compliment de reconnaitre qu’elle est une femme fort intelligente et voilà qu’elle tentait de se faire passer pour plus idiote qu’elle ne pouvait l’être. Ainsi, elle feignait ne pas comprendre où il voulait en venir. Soit, il allait le lui dire, tout insistant sur certains points.

« Une Dame comme vous, ne devrez pas jouer avec les apparences. Ne vous faites pas plus idiotes que vous n’êtes. Je reconnais en vous, une femme dotée d’une grande intelligence, malgré vos manières quelques peu déplacées à vouloir toujours suivre vos maudites règles. En cet instant, je ne vois qu’une sotte devant moi, ressaisissez vous que diable ! Transgressez vos maudites règles, depuis le début je ne fais qu’être odieux avec vous, et vous feigniez ne rien remarquer ! Vous agissez sans aucun courage, sans aucune vivacité ! Depuis le début, j’aurais mérité toute réponse des plus cinglantes, voir un jet de projectiles ! Ensuite, on vous entendra dire qu’une femme à les mêmes droits qu’un homme ».

Toujours aussi calme, Alexander s’était levé, lui faisant ainsi face. Il était plus grand qu’elle et avait une magnifique vue, mais là n’était pas l’envie. En aucun cas, il ne voulait se délecter de la vue qu’offrait cette magnifique créature habillée dans cette robe. Il voulait qu’elle réagisse, et voilà qu’il se retrouvait avec une mollassonne. Son caractère continuait de l’agacer, les bonnes manières étaient faites pour les lâches tels que son père. Les bonnes manières n’avaient en aucun cas sauvé sa mère ou même son bien aimé frère. Il fallait transgresser les règles, vivre comme si demain était le dernier jour. La fixant droit dans les yeux, il continua sur sa lancée.

« Oui, vous avez raison Lady Springbury ! Vous m’avez coupé. Et voyez vous, je crois bien avoir une idée pour vous faire pardonner. Tout d’abord, vous allez cesser de jouer aux idiotes. Deuxièmement, nous allons terminer de prendre ce thé. Ensuite je vous proposerais la suite des évènements. Ne croyez pas que je vais en rester là. Vous avez une dette envers moi, je compte bien m’en servir. «

Tout était clair dans la tête d’Alexander, absolument tout. Néanmoins il rajouta quelques mots, afin qu’elle ne se méprenne pas sur lui.

« Et ne vous inquiétez donc pas, jamais je ne ferais de mal à une femme. Je les respecte, malgré que ma réputation semble indiquer tout le contraire. Je ne peux lever la main sur une femme, ni lui causé du tort. Maintenant, allons nous asseoir et finissons en. »
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MessageSujet: Re: Nice wether to apologize, isn't it ? [Alexander&Mary] Ven 11 Mar - 21:05

    Ce n'était pas la première fois qu'on reprochait à Mary son sens aigu des convenances, et plus on lui reprochait, plus elle se plaisait à s'y enfermer. Mais cette fois-ci, les reproches étaient d'une autre nature. Ils étaient plus profonds, plus personnels que d'habitude et elle fut blessée. Cela était sans doute le prix de son erreur mondaine, devoir supporter cet énergumène qui se permettait de la juger. Et en plus, il lui reprochait de ne pas être féministe, ce qu'elle ne supporta pas. Mais elle ne voulut pas lui faire le plaisir de se mettre en colère, ni de s'écarter des convenances. Elle ne fit que se tenir plus droite, et un éclair de fureur traversa ses yeux clairs. Il avait beau s'être levé, être bien plus grand qu'elle et imperturbablement magnifique, elle ne se laissait pas impressionner, et ne ressentait aucune peur. Elle était sous son toit et il n'était là qu'en invité, sans allié d'aucune sorte. Elle ne cessa pas de sourire avec gentillesse.

    Mary revint à son thé quand il lui ordonna de lui faire, et elle s'installa confortablement sur le fauteuil, sans se démunir de son attitude polie et contenue. Elle saisit tasse de thé en l'écoutant finir et la reposa quand elle sentit qu'elle pouvait prendre la parole à son tour. La jeune Lady s'éclaircit la gorge, se redressa, écarta ses cheveux de son visage et fixa son invité, toujours avec son sourire poli, d'autant plus qu'elle savait que cela l'agaçait. Elle aurait aimé pouvoir l'insupporter autant qu'il l'agaçait, mais elle dut atténuer un peu la gentillesse de son ton pour se défendre :

    "Il faut se demander ce qu'il a de plus courageux : suivre des règles dont on connait les limites et les libertés, ou ne pas en avoir du tout, vivre comme on l'entend sans réfléchir. Et laissez moi le droit, en tant qu'être humain et non en tant que femme de vivre comme j'en ai envie, comme je vous le laisse. Je trouve qu'il y a plus de courage à me contenir qu'à céder aux mauvais sentiments que vous voulez m'inspirer."

    Mary reprit sa tasse de thé en main, but encore, et pour la première fois elle baissa les yeux, l'ombre de ses cils s'étirant sur ses pommettes. Elle n'aimait pas se livrer sur sa façon de voir les choses, de la même manière qu'elle n'aimait pas être dure dans ses propos. Elle avait l'impression de perdre le contrôle et d'aller contre sa nature, d'une manière assez paradoxale. Lady Springbury se reprit cependant, releva les yeux, finit sa tasse de thé, la reposa, et mit ses mains sagement sur ses cuisses. Elle sourit à nouveau à Alexander, car elle ne voulait ni perdre sa respectabilité, ni l'emprise minime qu'avait son charme sur lui.

    "J'accepte cependant de vous laisser le choix de ce que je pourrais faire pour me faire pardonner, et je n'estime pas suffisantes les offenses que vous me faites en me reprochant ce que je suis pour réparer mon erreur. Sachez, Monsieur, que cependant, je reste libre en vous obéissant, car il s'agit là d'un choix librement consenti. J'ose espérer que je parviendrai, un jour ou l'autre, à vous convaincre que suivre des règles n'est pas synonyme de perte de liberté, d'emprisonnement."

    Voilà, elle avait dit ce qu'elle avait à dire sans être ni brutale, ni impolie. Son ton restait doux et conciliant, et pas un mot n'avait été prononcé au-dessus de l'autre. Il pouvait dépasser les bornes autant qu'il le voudrait, elle ne bougerait pas d'un orteil et resterait convenablement du bon côté de la barrière. Elle frissonna légèrement, car le fond de l'air se rafraîchissait ; les jours étaient encore courts et la nuit tombait vite, de plus la pluie se faisait de plus en plus forte.

    "Betty ? Amène-moi mon châle, je te prie, le bleu."

    Sa voix avait suffisamment porté pour que Betty arrive quelques fractions de secondes plus tard avec son châle bleu dans les bras. Elle le tendit à sa maîtresse qui s'en recouvra les épaules et le décolleté, au risque de perdre un peu d'attrait aux yeux de son invité.

    "Je te remercie, laisse nous seuls maintenant."

    Elle concentra à nouveau sur l'objet du moment, autrement dit Lord Rosenbach. Mary lui sourit à nouveau, et le voyant poser sa tasse elle accompagna son regard interrogateur d'une question :

    "Avez vous fini votre thé, Lord Alexander ?"
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Alexander R. RosenbachLord
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MessageSujet: Re: Nice wether to apologize, isn't it ? [Alexander&Mary] Sam 12 Mar - 4:05

En prenant le risque de venir prendre le thé chez son amie, Lady Mary, Alexander avait pris également le risque de devoir la supporter elle et son mauvais caractère. Que diable cette femme pouvait l’exacerber, heureusement, que c’était réciproque. Cette attirance physique ne suffisait pas dans cette relation, il aurait fallu bien plus ! Que dommage, Alexander était certain qu’il aurait pris du plaisir en compagnie de cette ravissante créature. Peut être pourrait il envisager la chose plus tard, dans un futur proche. Mary finirait bien tôt ou tard par lui succomber. Il fallait juste qu’il arrive à l’amener sur un terrain glissant où il n’aurait plus qu’à la cueillir. Un jeu d’enfant en soi, mais pas avec elle. Au moins, elle agissait avec raison, quand il lui demanda d’aller s’asseoir afin de finir le thé. Alexander en fit de même, il reprit place dans le fauteuil, où il avait décidé quelques instants plutôt de s’installer. Il prit sa tasse, mais n’eut guère l’occasion d’en boire ne serait-ce qu’une gorgée. Mary était reparti dans un discours aussi pompeux qu’ennuyant. Ainsi, elle n’avait rien compris de ce qu’il avait voulu lui inculquer. Misère, il allait devoir tout recommencer depuis le début.

« Ma chère Mary, dois-je donc recommencer depuis le début ? J’ai la fâcheuse impression que vous n’avez guère écouté ce que je vous ai dit un instant plus tôt. »

Alexander reposa sa tasse, et s’avança sur son fauteuil. Ainsi posa-t-il ses coudes sur ses genoux, tout en se penchant vers son interlocutrice, afin de capter toute son attention.

« Je vais donc reprendre pour vous. Les règles ont toujours existé et elles existeront toujours, vous le savez parfaitement, puisque vous voilà, têtue comme une mule, à les suivre sans bornes. A moins que vous n’ayez des œillères comme celles que l’on met pour les chevaux. Vivre selon les règles n’est pas très courageux en soi. Vous ne prenez aucun risque ! La liberté c’est de les enfreindre. Non pas de le faire tout le temps, car ça peut vite devenir dangereux, tout comme lassant, mais de temps à autre, ça vous fait du bien. Vos entrailles même pourraient vous le réclamer. D’ailleurs, je m’étonne qu’un jour vous n’avez pas eu envie d’en enfreindre une, aussi petite soit-elle. Vous êtes une femme, et une ravissante femme, vous le savez, en tant qu’être humain, je vous accorde de vivre selon vos envies, tout comme vous avez parfaitement le droit de m’interdire ou de me reprocher les miennes. »

Alexander marqua une pause, une longue pause, pendant laquelle Mary demanda à l’une de ses domestiques de lui apporter son châle. La pauvre avait froid. Lui se sentait très bien. Il profita d’ailleurs d’attraper sa tasse et de boire le reste de thé qu’elle contenait. Il le finit d’une traite et reposa sa tasse.

« Oui, je viens de finir mon thé, mais je vous en pris terminer le votre. J’ai encore à vous dire. D’ailleurs, seriez-vous d’accord pour conclure à un marché ? Ne vous inquiétez pas, rien de mal ne vous arrivera, et si jamais cela se fait, alors je m’en porte garant et vous dédommagerez ou paierez tout ce qu’il faudra. Acceptez-vous ? »

Alexander n’avait qu’une idée en tête. Dévergonder Mary. Non pas de lui montrer certaines folies, mais plus tôt de lui faire apprécier la liberté. Il devait coute que coute l’obliger à enfreindre au moins une de ses stupides règles ! Au moins une, le reste viendrait après. Il reprit confortablement sa place de départ, croisant une jambe, signifiant ainsi que Monsieur était à l’aise, complètement à l’aise. Même s’il ne pouvait plus voir le superbe décolleté de son hôtesse, il était aisé de deviner et imaginer ce que ce châle pouvait bien cacher. Une poitrine des plus parfaites, si blanche et délicate. Il jurait que sa peau devait être aussi douce que celle d’un bébé.
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MessageSujet: Re: Nice wether to apologize, isn't it ? [Alexander&Mary] Sam 12 Mar - 4:42

    Mary s'accorda le temps de la réflexion. Elle sentait qu'ils étaient entré dans un terrain glissant en commençant à discuter sur leurs modes de vie si différents. Mais elle ne comptait pas perdre la partie. Sous sa jupe, elle croisa discrètement les jambes, bien que cela ne soit pas vraiment le summum de l'élégance ou de la distinction, mais ses jambes lui semblaient lourdes. Sans doute le regard perçant d'Alexander qui lui pesait sur tout le corps. Avant de répondre à son invité, car elle pressentait sa réponse longue, il avait dit tant de choses, qu'elle avait besoin de s'hydrater la bouche, elle finit elle aussi son thé. Il était encore chaud et la réchauffa, de sorte qu'elle desserra légèrement son châle. Elle se pencha ensuite légèrement pour poser sa tasse sur la table basse, produisant ainsi un froissement d'étoffe suivit par le tintement de la porcelaine contre le bois ouvragé du meuble. Elle se redressa ensuite et regarda Alexander dans les yeux, sans ciller.

    "Il est amusant, Alexander, que vous vous me flattiez pour mon intelligence tout en vous faisant un plaisir de me parler comme vous le feriez à une enfant de dix ans. Si je n'estime pas mon intelligence plus élevée que la moyenne, je ne la considère pas en dessous de celle du commun des mortel."

    Elle lui fit un sourire entendu. Son ton trop assuré l'agaçait, et elle avait la nette impression qu'il la prenait de haut, ce que Mary n'acceptait pas de sa part. Ils étaient trop différents pour pouvoir se placer sur la même hiérarchie, et il était impossible de dire lequel était "meilleur" que l'autre. Elle remonta son châle avec grâce avant de continuer, alors que la pluie battait à présent les carreaux avec violence :

    "De plus, je vous ai parfaitement compris, c'est vous qui ne m'avez pas écoutée. Je ne suis pas les règles imposées par la société sans les avoir au préalable examinées. J'ai pesé le pour et le contre avant de choisir mon mode de vie en tant qu'adulte. Je suis consciente de ce qui m'entoure, comme je suis consciente de ce que je suis ; je connais mes désirs, mes envies, et je sais les contenir quand ceux-ci cherchent à me détourner de la voie que je choisis tous les matins en me levant. Je connais la tentation pour y avoir céder, rarement certes, mais suffisamment pour que je préfère une autre façon de vivre. Suivre les règles n'ait pas lassant, c'est un combat que je veux mener, tout simplement car il me semble nécessaire à ma liberté."

    Elle savait que son discours n'aurait sans doute aucun effet sur Alexander, mais elle aimait être au clair avec elle-même, au moins elle se souviendrait d'avoir répliquer, d'avoir tenter de faire en sorte qu'il la comprenne, ou du moins qu'il ne se méprenne pas. Elle continua à regarder son hôte, et le trouva diaboliquement beau. Voilà bien un exemple de l'emprise qu'elle avait sur elle-même : elle se savait capable de ne pas se laisser duper par l'apparence magnifique et incontestablement attirante de Lord Rosenbach. Elle décroisa les jambes et fut tentée de se relever à nouveau, mais elle resta vissée à son fauteuil. Elle se laissa simplement aller contre le dossier de son fauteuil, histoire de remuer un peu quand même. Cela ne dura qu'une seconde, car Mary dut se redresser pour répondre à la proposition d'Alexander après une fraction de seconde de réflexion. Elle lui sourit, presque charmeuse, et répondit d'une voix claire :

    "J'accepte de conclure un marché après en avoir pris connaissance. Je n'aime pas particulièrement m'engager sur un terrain les yeux fermés, je préfère les garder bien ouverts, mais je suppose que ça, vous l'aviez deviné ? Proposez donc vos conditions, et je réfléchirai très sérieusement à ce que je souhaite faire."


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Alexander R. RosenbachLord
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MessageSujet: Re: Nice wether to apologize, isn't it ? [Alexander&Mary] Dim 20 Mar - 1:07

Il avait cru regretter de venir, il avait cru qu’il s’ennuierait, Alexander avait pensé à tant de chose, mais pas à cette situation. Il avait réussi à la dérouter, à l’entrainer sur une pente plus que glissante, encore quelques coups et il aurait gagné. Mais il avait en face de lui une adversaire de taille, et pas n’importe qui. Lady Mary, cette femme à la beauté des plus déroutant _ oui il pensait ça de pratiquement toutes les femmes de cette ville, quoique certaines fussent plus que repoussante_ femme à la beauté déroutante mais au caractère des plus exécrables. Enlever lui ça et elle ferait une femme parfaite ! Quoique non, il faudrait penser à autre chose. Le mystère de la vie ? Et bien, c’était elle, cette femme, un vrai mystère. Cependant, il s’amusait comme un petit fou, un petit compliment, un petit reproche, tout allait de pair, on a bien deux mains, deux yeux, alors pourquoi pas un compliment et un reproche, ça faisait bien deux ! Elle le lui reprocha, il s’en amusa. Un grand sourire jusqu’aux lèvres, un grand sourire qui en disait bien trop long sur sa pensée. Pensée qu’il ne put garder pour lui.

« Ne pouvez-vous pas vous retenir de jacasser pour un rien …. »

Alexander n’eut pas le temps de terminer sa phrase qu’elle continua de plus belle. Poli, car oui il l’était quand même, il se laissa donc l’écouter. Il pouvait tout de même faire un effort, pour une fois ! Effort qu’il allait très vite regretter, mais vraiment très très vite. A peine avait-elle ouverte la bouche, qu’Alexander regrettait de ne pas lui avoir coupé sec et net la parole. GRrrr, cette femme ne pouvait s’en empêcher ! Qu’avait-il fait pour tomber sur pareille femme, si elle n’avait pas eu ce caractère, depuis longtemps elle y serait passée. Elle aurait peut être pas été comme toutes ces groupies, mais elle aurait été sous son charme. Quoiqu’elle le fût déjà, c’est aussi limpide que de l’eau de roche, l’attirance qu’elle éprouvait pour lui se voyez comme un nez au milieu de la figure. Pour finir, il fit semblant de l’écouter, il savait déjà ce qu’elle allait lui dire. Les règles sont une bonne chose pour la communauté, elles nous aident et font de nous des gens meilleurs. Bie évidemment, tout le monde le disait, mais qui se pliait réellement aux règles. Son petit doigt lui disait que même Mary ne suivait pas toujours les règles, il lui fallait très certainement un petit moment de solitude pour enfreindre une petite règle par ci par là. Il se devait de la mettre au défi, oh oui, il allait le faire et il allait surtout lui prouver qu’elle avait tort ( :hinhinhin :). Les choses allaient enfin devenir intéressantes, véritablement et complètement intéressantes. Et pour cause, elle avait accepté. Bon, il devait encore lui en faire part, mais il était sûr qu’elle n’allait pas refuser. Son idée était si ingénieuse, si bien faite, que rien ne pourrait déraper. Se donnant encore plus de contenance qu’il n’en avait, imposant sa carrure, et son charme – faut pas l’oublier celui-là – Alexander se pencha quelque peu vers Mary.

« Puisque vous êtes d’accord pour en entendre parler, ouvrez bien alors vos deux grandes oreilles »

Il fit exprès de faire une pause. Se leva, marcha un peu, et vint se poser juste à côté d’elle. Dans quel but ? La faire rager une fois de plus, elle et ses foutues et maudites règles. Il aurait pu très bien rester à sa place, il n’avait en aucun cas besoin d’être assis, juste là, à son côté. Mais c’était tellement tentant, et en même temps, il ne pouvait que mieux l’admirer, jouant du regard et du sourire à la James bond.

« Voilà ce que je vous propose, puisque nous n’arrivons point à nous mettre d’accord. Accordez moi une journée avec vous pendant laquelle je vous montrerai et prouverai que vivre en enfreignant quelques règles pimentent la vie. Rien de mal ne pourra vous arrivez, et si c’est le cas, j’en serais l’unique responsable. En retour, je vous accorde une journée pendant laquelle vous me contraindrez de vivre sans enfreindre aucune règle. A la fin de ces deux journées, nous nous retrouverons chez moi, pour le thé, et nous nous en reparlerons. Alors acceptez-vous ? A moins que vous ne soyez trop peureuse pour oser le faire… »

Tout était clair, une journée accordée à chacun, rien de mal ne pouvait se trouver là dedans. La balle était désormais dans le camp de Mary. D’ailleurs pour la dérouter encore, il avait fini ses belles paroles dans un murmurement, un petit chuchotement que seule Mary aurait pu entendre.
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MessageSujet: Re: Nice wether to apologize, isn't it ? [Alexander&Mary] Dim 20 Mar - 2:05

    Alexander se pencha sur Mary, mais elle se contint pour ne pas dégouliner d'admiration sur le sofa. Après tout elle était entourée de très beaux gentlemen de toute part et n'avait jamais eu de mal pour se contenir ou pour s'empêcher de devenir niaise et glousser à tout va. Elle ne ferait certainement pas le plaisir à Alexander de lui faire croire qu'elle pourrait céder à son charme ; ou en tout cas, pas avant que lui n'ait cédé au sien. Elle en eut encore moins envie quand il se remit à parler et se montra outrancier envers la taille de ses oreilles. Grandes ? Les avait-il bien regardées ? Elles ne l'étaient pas tant que ça... Mary profita de ce qu'Alexander se levait et ne la regardait plus durant quelques fractions de seconde pour tâter son oreille, histoire de vérifier qu'elles n'avaient pas poussé pendant la nuit. Mais non. Elle s'efforça de ne pas montrer que cette remarque infime l'avait un tantinet vexée. Elle se contenta de ne rien dire et de fixer de son regard clair et bleu le bel Alexander qui vint s'asseoir à côté d'elle.

    Les effluves de son parfum masculin atteignirent les narines de Mary qui n'en frémit pas pour autant. Il était clair qu'Alexander tentait de la charmer pour la faire céder. Mais elle n'en ferait rien. Ignorant son sentiment d'agacement de le voir se rapprocher, elle se tourna même vers lui, lui faisant presque face, son décolleté cette fois-ci bien dégagé, et un sourire plein d'aplomb collé au visage. Il avait beau la regarder avec ses yeux de séducteurs qui devaient faire hurler plus d'une femme, elle garderait son air distant, même avec le sourire. Elle l'écouta, impassible, mais la proposition ne la travailla pas moins.

    Il lui semblait flairer le piège, il était certain qu'Alexander avait déjà quelque chose à l'esprit. Et il lui semblait aussi que la lutte était déjà perdue d'avance ; Lord Rosenbach était si déterminé à trouver Mary ennuyeuse que son avis ne changerait probablement jamais. Et elle ? Qu'en pensait-elle vraiment ? Avait-elle envie de voir ce que pouvait être de franchir les limites délibérément ? La jeune Lady sentait une curiosité irrépressible s'emparer d'elle. Mais elle se morigéna. Enfin, que pouvait-elle espérer de cette journée sinon se perdre ? Peut-être était-ce là aussi une occasion pour tenter de changer Alexander, Mary n'y croyait pas, mais cet argument pouvait peut-être apaiser sa bonne conscience.

    Et d'un murmure, dans un souffle chaud que Mary sentit sur sa joue tant ils étaient prêts l'un de l'autre, il dit ce qui la décida : il lui lança un défi... Ne pas y répondre aurait été une preuve de couardise, elle y aurait perdu son honneur, comme un homme refusant un duel, ou du moins le ressentait-elle comme tel. Mary baissa le menton et tourna légèrement le visage, mais leva les yeux vers son interlocuteur ce qui lui donna un air décidé et charmeur. Il tentait de la séduire, de la dérouter, mais Mary n'était pas prude, elle ne se laisserait pas avoir par ses artifices pour donzelles en goguette. En revanche, elle, bénéficiait d'une marge suffisante pour le surprendre... Mary se pencha un peu plus vers lui aussi, et un sourire en coin étira ses lèvres pulpeuses. Sur le même ton qu'il avait employé, dans un chuchotement presque aguicheur, elle lui répondit :

    "J'accepte, Alexander, j'accepte..."

    Elle laissa un moment ses mots flotter dans l'air avant de s'écarter calmement, de se lever et de retourner vers sa fenêtre, se soustrayant au regard impitoyable d'Alexander. Elle en profita pour rougir de son propre comportement. Avait-elle perdu toute fierté pour s'abaisser au niveau de son dépravé d'interlocuteur ? Mais si elle n'allait pas sur le même terrain que lui, comment pouvait elle espérer l'emporter sur lui ? Elle se retourna à nouveau vers Lord Rosenbach, une mèche de ses cheveux glissa sur sa poitrine, et elle l'écarta vivement avant de reprendre la parole :

    "Je ne crois pas jacasser si vous ne le faites pas. Je vous l'ai déjà dit, Alexander, nous n'avons pas la même notion du courage. Vous me trouvez peureuse, mais vous ne me connaissez même pas. J'accepte, je vous l'ai dit, et je tiens trop à mon honneur pour revenir sur ma parole ; sachez cependant que je reste libre de faire ce qu'il me plait et de refuser ce que vous pourriez me demander de faire pendant cette journée, et je préfère vous prévenir, comme il me semble que nous nous engageons dans un jeu dangereux, chaque coup vous sera rendu."

    Le regard de Mary s'était fait plus dur et plus fougueux à la fois. Elle avait beau respecter des règles, elle avait beau suivre des convenances, elle ne se laisserait pas conduire comme une poupée de chiffon. Elle tourna le dos à Alexander, et fixant la pluie dehors, offrant sa nuque blanche au regard de son invité, elle enchaîna, son souffle laissant une marque de condensation sur le carreau :

    "Pour que vous soyez pleinement satisfait, Monsieur, il ne vous reste plus qu'à fixer le jour de cette épreuve..."
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MessageSujet: Re: Nice wether to apologize, isn't it ? [Alexander&Mary] Jeu 31 Mar - 4:37

Alors qu’il attendait une réponse de Mary, Alexander n’hésita pas une seule seconde pour lorgner du coin de l’œil – ou bien plus – la délicate et savoureuse poitrine de cette dernière. Il y serait bien y aller avec les mains, pariant que sa peau devait être aussi douce que celle d’un bébé. Blanche et parfaite, les yeux d’Alexander suivaient les mouvements de respiration de cette dernière. Fallait-il être maudit pour devoir assister à un tel spectacle. Cette sotte de Mary faisait tout pour le déstabiliser, mais elle allait très rapidement y perdre. C’était là un jeu dont Alexander avait l’habitude. Repérer les faiblesses et les utiliser à son avantage. Concernant Mary, il en avait déjà relevé quelques uns, dont certains étaient forts intéressant. En effet, elle tentait de se donner bien plus de contenance qu’elle n’en avait, gonflant la poitrine – si bien que c’était un bon point pour elle, la mettre ainsi en valeur n’était pas pour lui déplaire -, elle prenait un petit air hautain. Un air qui ne lui sied guère. Par ailleurs, il aurait cru qu’elle serait plus prompte à répondre, il n’était pourtant pas difficile. Un oui ou non lui aurait amplement suffit. Mais il avait fallu qu’il rajoute un mot pour que cette dernière daigne tout de même lui répondre. A coup sur, elle s’était décidée de peur d’être par la suite mal vu par lui. Voilà encore une faiblesse, elle se souciait beaucoup de ce qu’il pouvait penser d’elle, ainsi elle n’était pas comme les autres groupies, mais elle n’était pas pour autant très différente, une fois de plus une femme succombait à son charme. Mais il gardait à l’esprit qu’elle était bien différente, ce qui permettait de pimenter le jeu. Cependant, Alexander eut un grand sourire sur son visage. Entendre Mary lui susurrait ces quelques mots lui procuraient quelques frissons, ajouter à cela les effluves émanant de sa personne. Elle se leva, il la suivit du regard. La clarté de la pièce lui donnait une toute autre apparence, une apparence de petite poupée fragile, une poupée qu’il fallait protéger de tous les maux de cette planète.

Malheureusement cette image si fragile, si angélique de Mary disparut bien trop vite. A son grand dam, cette malheureuse eut encore (une fois de plus n’étant pas coutume) la sottise de partir dans ses longs discours. N’avait-il pas été clair ? Clair au point que ses paroles avaient été aussi limpide que de l’eau de roche ? A en croire Mary, Alexander devait s’exprimer en chinois, elle allait devoir apprendre à écouter, ou à parler, ou encore les deux, puisque l’on y était. De grands yeux s’ouvrirent sur le visage d’Alexander. Elle se donnait la permission de refuser à faire certaines choses. Qu’elle le mette en garde contre les coups, c’était une chose, mais commencer à émettre des objections, là non. Et pourtant, il garda son calme et son sang froid, qui finiraient par devenir légendaire à cette allure. Depuis qu’il était entré dans ce salon, il ne comptait plus le nombre de fois, où il avait du se retenir. S’il ne l’avait pas fait, il y aurait des siècles qu’il l’aurait envoyé sur les roses –restons poli Alexander ! A son tour, il se leva, à son tour il objecta.

« Chère Mary, dans quelle langue dois-je vous parler pour que vous compreniez que lorsque je vous dis vivre une journée en enfreignant les règles signifie enfreindre les règles pendant une journée, et faire ce que je vous dis. Serais-je en face d’une idiote ou d’une femme voulant se faire passer pour idiote, car il me semble que vous avez reçu une éducation sans faille. A moins que cela ne vienne de moi-même, peut être que je parlais chinois. »

Il fit une pose, juste pour se donner une contenance, mais aussi pour que son discours ait un impact sur Mary. Il l’avait traité d’idiote, même s’il ne le pensait pas. Mais son comportement ne cessait de l’excéder et plus ça allait et plus ces nerfs lui jouaient de drôles de tours. Il reprit enfin la parole.

« Je vous concède bien évidemment de me rendre tous les coups que vous recevrez de ma part, au sens littéral du terme, comme au sens figuré. Ne disons pas ce joli proverbe : A l’amour comme à la guerre, tous les coups sont permis. Alors qu’il en soit ainsi. »

Nouvelle pause, l’atmosphère se fit plus lourde. Mary lui proposa de fixer une date, tout en lui tournant encore le dos. Désormais, il n’avait le droit à admirer que son derrière dos, lorsqu’elle était debout. Soit, il devait être trop intimidant pour elle. Il fit exprès de venir juste derrière elle, juste pour l’agacer, il aimait ça et elle aussi, cela se voyait très facilement. Gardant tout de même une distance de sécurité, ne sait-on jamais, une furie pourrait très bien se cacher sous cet ange, Alexander croisa les bras dans son dos et respira profondément.

« Que diriez-vous de commencer d’ici une semaine. Ainsi vous auriez tout le temps pour trouver milles et une torture à me faire subir. Je vous fais même l’honneur de vous laisser commencer. Dans une semaine, jour pour jour, vous aurez la tâche des plus ardues, je le conçois, de me prouver que vivre dans les règles est des plus courageux et palpitant. Quant à la journée que vous me devez, nous aurons l’occasion de la vivre d’ici deux semaines. Ensuite, vous viendrez diner chez moi et nous en reparlerons »

Nouveau soupir, Alexander regardait droit devant lui. A vrai dire, il savait déjà ce qu’il allait lui faire subir, où et comment. Mais en homme galant, il lui laissait l’honneur de commencer. Honneur aux dames.

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MessageSujet: Re: Nice wether to apologize, isn't it ? [Alexander&Mary] Jeu 7 Avr - 18:00

    Alexander avait beau critiquer le sens des convenances de la douce Mary, c'était pourtant celui là-même qui l'empêchait de lui envoyer sa main dans la figure et de lui ordonner de déguerpir. Elle n'aimait pas qu'on l'insulte, elle n'aimait pas que l'on se permette de la juger, surtout lorsque c'était Alexander. Mais elle se contenta de le foudroyer du retard, bien qu'elle rêvât de lui répliquer vertement qu'elle n'était pas qu'une poupée de porcelaine qui hoche la tête dés qu'on la secoue. De toute manière, rien ne la forcerait à faire ce qu'elle ne voudrait pas faire, du moins elle l'espérait. Elle le laissa donc continuer sans plus rien ajouter, mais avec son regard glacial posé sur lui. Elle éprouvait d'étranges sentiments à son égard, car son mépris semblait être teinté d'un certain respect, parce qu'elle sentait qu'il était intelligent, son égal intellectuellement parlant, et qu'elle ressentait de plus une si forte attirance qu'elle ne parvenait pas vraiment à se décider sur ce qu'elle voulait penser de lui. Il était impudent, prétentieux, méprisable, et elle s'efforça d'oublier tout ce qui aurait pu lui rendre grâce à ses yeux. Seulement voilà, malgré tous ses efforts, il était toujours là, avec son impitoyable et troublante beauté, sa sensualité excessive... Qui a dit que le physique ne comptait pas ?

    Rêvait-elle ou menaçait il de la frapper ? Non sans doute pas, même un homme de son acabit se refuserait à un acte si indigne, du moins elle l'espérait. Mais qu'il ne s'en fasse pas trop, elle n'hésiterait pas à répliquer coup pour coup. Mais sur quel terrain se trouvaient-ils ? Sur celui de l'amour ou de la guerre ? La guerre sans doute, en apparence, mais il y avait tellement plus en jeu. Non pas qu'il s'agisse d'amour entre eux, mais c'était plutôt une question d'amour de soi, d'amour de ses principes. Leurs certitudes pouvaient vaciller d'un instant à l'autre, ils entraient sur un terrain très dangereux. Si Alexander ne le voyait pas ainsi, parce qu'il se savait prêt à résister à son sens des convenances à elle, Mary ne le ressentait que trop bien. Elle avait tellement à perdre dans cette histoire. Elle commençait à avoir peur, et cela acheva de la décider. Non, elle ne se débinerait pas. Elle se battrait, et contre elle-même si elle le fallait. Forte de cette certitude, elle put reprendre son apparence douce et nonchalante habituelle. Elle soupira, marquant à nouveau le carreau, dans lequel elle aperçut la silhouette d'Alexander.

    Il s'était approché d'elle, il aimait visiblement ce petit jeu là, et elle le comprenait fort bien. Il lui parla de leur programme, mais elle n'était pas d'accord avec cet ordre là. Autant qu'ils commencent par les épreuves d'Alexander, elle aurait ensuite sa journée à elle pour se venger sur lui. Mais puisqu'il lui demandait son avis, elle avait l'occasion de faire tourner les choses en sa faveur. Elle se retourna, et ne frémit pas de le trouver si proche d'elle, parce qu'elle avait retrouver sa façade de douce et imperturbable Lady, qui ne voit que le bon en toutes choses, un peu la Mary qu'elle avait été à Meryton. Elle lui sourit avec douceur et répondit :

    "Merci de votre galanterie, Monsieur, mais nous allons inverser l'ordre, le voulez-vous ?"


    Ce n'était pas vraiment une question, il n'avait de toute évidence pas vraiment le choix. Et puis il n'avait aucun intérêt à s'opposer à cette faveur, lui qui semblait n'avoir peur de rien. Mary le regarda avec aplomb sans ciller, bien que son coeur battit un peu trop fort à son goût. Elle ne put résister à une dernière petite pique, mais toujours prononcée avec un sourire et une voix douce :

    [b]"Je vous passe l'ennui de mon argumentation d'idiote... Est-ce assez concis pour vous ? Si oui, alors tout est réglé je crois. Vous viendrez me chercher, ou devrai-je me rendre chez vous ?"[b]

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MessageSujet: Re: Nice wether to apologize, isn't it ? [Alexander&Mary] Sam 16 Avr - 3:47


Alexander se tenait tout simplement derrière Mary. De sa position, il pouvait humer les effluves que son corps dégagé. Un corps aux courbes des plus parfaites et aux formes des plus savoureuses très certainement. S’il ne savait pas se tenir en société, il lui aurait déjà sauté dessus, et l’aurait emmené loin d’ici, très très loin, dans un endroit où il pourrait profiter de sa compagnie des plus savoureuses. Bien évidemment, il la bâillonnerait pour l’éviter de trop déblatérer sur les règles. Mary avait beau à être belle à se damner, elle n’en restait pas moins emmerdante quand elle se mettait à parler, enfin quand elle parlait de ses maudites règles qui ne rimait à rien. De dos, Mary était magnifique, de face, elle était encore plus, surtout quand elle tentait de contenir sa colère. Elle ne pouvait s’empêcher de rager contre lui, après tout c’était bien là le but non ? Il n’avait envie que d’une seule chose, la voir hurler ! Mais pour l’instant, elle semblait résister et persévérer dans l’envie de se retenir. Quel gâchis. Une femme est des plus séduisantes quand elle est sauvage. Elle le regardait, le fixait. Il était si proche qu’Alexander aurait très bien pu imaginer la pression de son corps sur le sien. Quel délice ! Dommage que cela ne reste qu’au stade du fantasme. Il lui avait demandé son avis sur le défi, lui proposant l’honneur de commencer. Qu’il ne fut pas surpris de voir qu’elle voulait au contraire commencer par les épreuves qu’Alexander lui réserverait. Il ne pouvait pas refuser sa requête, après tout, il ne lui avait donné aucun ordre, elle était donc libre de demander à ce que les choses soient inversées. Cela ne posait que peu de problèmes à Alexander, il savait parfaitement ce qu’il voulait faire, il savait parfaitement comment il allait s’y prendre, entre la ville et le plein air, tout était déjà prêt dans sa tête.

« Bien évidemment, ma chère Mary, je vous laisse l’honneur de choisir, et si cet arrangement vous convient, alors soit, je commencerais. Mais ne venez pas vous plaindre par la suite. D’ailleurs, ce jour là, je n’accepterais aucune pleurnicheries, ni plaintes de votre part. Est-ce bien clair ! »

Alexander décida de marquer une petite pause dansa sa tirade. La pique qu’elle venait de lui lancer l’amusa, au point de lui décrocher un de ses sourires dont il a le secret. Il fit semblant de devoir réfléchir, restant toujours face à elle, cette situation était des plus favorables pour lui, surtout qu’il la dominait par sa taille. Il n’avait qu’à baisser les yeux pour observer les délices de la vie. Enfin, il se décida.

« Vous me décevez, jolie Mary. Vous savez parfaitement que je sais me conduire en gentleman, ainsi je viendrais vous chercher à huit heures sonnantes, frais et prêt, mais surtout sans aucun retard. Et lorsque je vous dis que vous êtes une petite idiote avec vos discours c’est pour vous ménager. Vous savez exactement ce que vous valez, mais il y a des jeux auxquels il ne vaut mieux pas se prêter avec moi. Exprimer ce que l’on ressent est souvent la meilleure des solutions pour obtenir le respect d’autrui. Je sais de quoi je parle, surtout depuis que j’ai du reprendre l’affaire de mon défunt père. »

Après ces quelques mots, pendant lesquels Alexander avait pris volontairement les mains de mary dans les siennes. Et Dieu qu’elles étaient douces au toucher, si douce qu’il aurait pu les garder longtemps ainsi. Alexander s’éloigna d’elle et fit le tour de la salle dans laquelle il se trouvait. Les mains croisées dans le dos, il fit ainsi un tour, avant d’aller se reposter dans son fauteuil, lieu d’élection de domicile pour lui, fauteuil dans lesquels il prenait ses aises bien évidemment. Il la regarda, elle n’avait pas bougé de place. Toujours au même endroit. Soudain, une question lui survint.

« Mary, êtes vous trouillarde ? Ou êtes vous courageuse ? »

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MessageSujet: Re: Nice wether to apologize, isn't it ? [Alexander&Mary] Dim 17 Avr - 1:44

  • Pourquoi diable refusait-il de comprendre que c'était son coeur même qui lui imposait ses discours ? C'était son coeur, généreux et doux, qui lui ordonnait sans cesse de faire le bonheur des autres, et jusque là, le bonheur des autres était surtout de la voir convenable et irréprochable. Elle n'avait envie d'accabler personne avec les caprices de son esprit ou la violence de ses désirs, elle en aurait elle-même souffert. Mais sans doute cela était impossible à comprendre pour le bel Alexander. Le trop beau, et trop séduisant Lord Rosenbach... Il était si près que Mary avait le plus grand mal à ne pas se perdre dans la contemplation de tout son être. Alors qu'elle s'appliquait à ne pas se troubler, il lui prit les mains, et bien que pour lui ce geste fut inconscient, naturel, il l'était nettement pour elle. Elle sentit les paumes fermes et chaudes d'Alexander contre les siennes. Il mettait de la force dans cette étreinte pour appuyer son discours, mais Mary ne l'entendait guère. Pourquoi Dieu faisait-il cela ? Etait-ce encore un de ses plans machiavéliques ? Sûrement pensa-t-elle, en se surprenant à espérer le contraire, et cela la conforta dans l'idée qu'elle s'engageait sur une voix dangereuse en acceptant d'entrer dans son petit jeu.

    Heureusement, il relâcha ses mains rapidement, et Mary, qui n'avait rien laissé paraître, pu se reprendre intérieurement, alors qu'il lui tournait le dos pour aller s'asseoir. Elle-même resta debout devant la fenêtre, pantelante. Cette visite était décidément bien éprouvante, mais pas de la manière à laquelle elle s'attendait. Mary croisa elle aussi ses petites mains dans son dos, se redressant encore par la même occasion. Elle ne tenait pas à ce que son désarroi transparaisse. Elle peinait à se recomposer un regard froid et ferme en le regardant installé dans le fauteuil, dans son attitude nonchalante, comme s'il était maître de sa maison. Cela l'agaçait plus que de raison.

    "Et bien je n'en sais rien, d'autant plus que nous ne semblons pas avoir la même notion du courage, mais soyez sûr que je ne pleurnicherai certainement pas. Il s'agirait toutefois plus de fierté que de courage. Je mets un point d'honneur à ce que vous ne me fassiez pas peur. Et en effet, vous ne m'effrayez pas le moins du monde, pas plus que ce petit jeu auquel nous allons nous prêter."

    C'était bien sûr un pur mensonge, mais Alexander n'avait pas besoin de le savoir. Mary avait bel et bien peur, non seulement de lui et de ses idées, mais bien plus encore d'elle-même. Ce serait une véritable mise à l'épreuve dont elle espérait sortir plus forte (un peu comme koh-lanta quoi xDDD). Elle s'avançait vers son propre fauteuil, et ce geste la sauva d'un coup, puisqu'une violente rafale ouvrit brutalement la fenêtre derrière Mary, avec force de fracas. Celle-ci ne put retenir un sursaut et un cri quand le coin de la fenêtre érafla son dos, dans un bruit de satin déchiré - sa pauvre robe... Ce fut ensuite une agitation fébrile. Attirés par le bruit et le cri de leur maîtresse, des domestiques se précipitèrent dans la pièce, et tandis que quelques uns s'affairaient à clore la fenêtre, d'autres s'empressèrent autour de Mary. Celle-ci cherchait Alexander du regard, s'apprêtant à s'excuser de ce que leur entretien tourna si court.
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MessageSujet: Re: Nice wether to apologize, isn't it ? [Alexander&Mary] Mer 1 Juin - 3:26


Alexander commençait à vouloir partir, écouter Mary parlait sans cesse avait de quoi vous fatiguait le cerveau. Non pas que la compagnie de la jeune et jolie blonde qu’elle était l’insupportait, mais les convenances commençaient sérieusement à lui courir sur le haricot. Et pas qu’un peu d’ailleurs. Alexander l’avait attrapé, posant ses mains sur elle, l’obligeant à le regarder, lui et uniquement lui. S’il ne savait pas se tenir, s’il avait cédé à la tentation, il l’aurait très certainement embrassé sur le moment, quitte à se prendre une gifle par la suite. Heureusement, il sut se retenir, mais aussi, cet instant fut court. Cependant, une multitude de pensée lui était parvenue en tête, tout comme cette envie fugace de l’embrasser. Elle était belle, intelligente, elle avait tout pour elle, sauf sa niaiserie des convenances, alors résister à une telle rose était une torture. Mais elle avec elle, il espérait faire les choses autrement, qui sait un jour peut être, l’aura-t-il dans ses bras (en grand rêveur qu’il est). Pour l’heure, il devait, avec Mary, prévoir les journées pendant lesquelles ils seraient respectivement mis à l’épreuve. De son côté, tout était prêt, il savait où allait et comment faire les choses. Il était sur de réaliser. Et il fut heureux d’apprendre qu’elle n’allait pas pleurnicher comme une petite fille à la moindre difficulté. En réalité, il ne voulait aucune pleurnicherie, mais vraiment aucune. Il pourrait être sensible à une petite larme, mais tout de même, elle acceptait de jouer le jeu, alors elle devait aller jusqu’au bout.

« A la bonne heure ma chère Mary, à la bonne heure. Je ne tôlerais aucune pleurnicherie ce jour là. Vous jouez le jeu, alors il faudra y aller jusqu’au bout. Tout comme je pense que l’on devrait y mettre quelques règles histoire de pimenter l’affaire. Par exemple, interdiction d’abandonner, interdiction de refuser à faire quelque chose. »

Oui, cela lui semblait normal que l’on y mette des règles. Assis dans le fauteuil, tout à son aise, il regarda Mary, elle préférait rester debout. Peut être l’avait-il effrayé en la prenant ainsi, en posant ainsi sur elle ses mains. Ce n’était pas là son intention, bien au contraire. Pourquoi l’effrayer maintenant, alors qu’il aurait tout le loisir de le faire plus tard. Oui, Alexander avait quelques idées en tête, cependant, il trouvait que la récompense n’était pas suffisante. Admettre que l’autre avait raison relevait de la dignité, la volonté de rabaisser son égo, mais ce n’était pas suffisant. Surtout qu’il ne se voyait nullement perdant, bien au contraire, il s’était déjà auto proclamé gagnant du jeu. Et pour cause, il avait en lui assez de confiance pour se le permettre. Non, la récompense était trop faible, quelque chose d’autre devait être mis en jeu. Encore fallait-il que Miss Mille Convenances (nouveau surnom de Mary) veuille bien redresser la barre.

« Que diriez vous d’augmenter la récompense ? Reconnaissez qu’admettre que l’autre a raison ne signifie pas grand-chose, on peut le dire mais ne pas le penser, or, je pense que l’on devrait rehausser la barrière. Mettre quelque chose de plus grand, de plus ambitieux. Seriez vous tenté ? »

Il était quasiment sur qu’elle dirait oui. Mary voulait lui prouver qu’elle n’avait pas froid aux yeux, elle le lui avait déjà démontré plus d’une fois. Elle continuait de le lui démontrer depuis son arrivée aussi. Au moins, il pouvait admirer autre chose que ses formes généreuses, oui, il lui arrivait de regarder ailleurs et d’admirer autre chose. D’un coup, il se fit même pensif, cherchant de quoi mettre en guise de récompense. Quelque de si énorme qu’elle ne pourrait refuser. Et puis, elle lui devait bien ça, c’était sa faute, s’ils en étaient là. Elle n’avait qu’à ne pas l’oublier, au moins elle aura retenue la leçon.


Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Nice wether to apologize, isn't it ? [Alexander&Mary] Lun 10 Oct - 21:20

    Mary jeta un regard Alexander qu'elle voulut glacé, bien que ses grands yeux clairs devaient avoir pris la même nuance de terreur qu'avaient ceux d'une biche traquée, acculée dans un cul-de-sac. Elle avait voulu jouer le jeu de la fierté, et elle avait l'impression que pour y être fidèle, elle ne pouvait plus reculer. Mais vraiment plus du tout. Elle se détourna, montrant son joli dos à son interlocuteur, afin qu'il ne vit pas qu'elle tordait ses mains, toute nerveuse. Il fallait qu'elle parvienne à faire une nouvelle pirouette. Il fallait jouer la carte du culot, lui montrer qu'elle n'avait peur de rien. Ou en tout cas pas de lui. Elle redressa le menton, ses mains fébriles s'immobilisèrent, ses bras se détendirent le long de son corps, elle gonfla légèrement la poitrine, et se retourna, un sourire narquois au coin de la lèvre. Elle prit appui sur le rebord de la fenêtre, sentant un filet d'air glacé caresser le drapé de sa robe et regarda Alexander avec un mépris légèrement surjoué. Sa voix ne fut pas agréablement douce comme à l'accoutumée, mais un brin mielleuse, caressante.

    "Eh bien, cher Lord, si vous êtes si sûr que cela de gagner et puisque vous faites confiance à ma parole de Lady, laissez moi vous proposer un marché que je suis sûre de me voir accepter : décidons dés aujourd'hui que le gagnant choisira lui-même sa récompense. Ne nous fatiguons pas maintenant à chercher un prix que nous aurons trop à coeur de fixer."

    Mary tourna la tête avec grâce et saisit une clochette de cuivre qui se trouvait sur la table de service à côté d'elle. Elle en avait assez de cet entretien. Alexander lui faisait peur, mais il y avait bien plus que cela. Elle leva la main et fit tinter la clochette. Le son raisonna dans l'air quelques secondes avant qu'une domestique ne frappe doucement à la porte puis entre, un air clairement interrogatif sur le visage. Mary lui demanda d'amener le manteau et le chapeau de Lord Rosenbach. Elle se tourna vers ce dernier, et son naturel, doux et poli reprit le dessus :

    "Je ne vous chasse pas, Sir, j'ai simplement une maison à ma charge et que je dois mener. J'aurai eu plus de scrupules à vous regarder partir si je n'avais pas eu la certitude de vous revoir très bientôt. Présentez vous chez moi dans une semaine jour pour jour, si cela vous convient toujours de commencer. Au revoir Monsieur, au plaisir surtout."

    Elle termina sur un sourire avant de lui tourner résolument le dos après une brève révérence. Non, ce n'était pas Alexander qui la terrifiait le plus... c'était ce picotement qui envahissait tout son être de ses orteils à sa tête, son sang qu'elle sentait bouillir comme pressé de se libérer enfin, c'était le regard de Lord Rosenbach qui vrillait le sien, ses mains qui touchaient les siennes. C'était cette immense, terrible excitation qui l'envahissait toute entière, et lui faisait attendre, impatiemment, désespérément, le temps des défis d'Alexander.
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