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When the past is coming back (with James)

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Gabrielle BrawneRebel
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MessageSujet: When the past is coming back (with James) Sam 5 Mar - 1:10

    Elle regarda par la fenêtre de sa petite chambre. La matinée était brumeuse, bien plus que d'ordinaire. Gabrielle était épuisée. De plus en plus, elle sentait le poids de la faim peser sur elle. Elle avait désormais du mal à se lever de son lit, et elle devait faire attention aux efforts qu'elle effectuait. Même les tâches quotidiennes les plus banales lui semblaient difficiles à accomplir. Et pourtant, elle n'était pas parmi les plus à plaindre. Elle avait un toit sur la tête, et pouvait tout de même se nourrir un minimum, bien que ce ne soit pas toujours suffisant. Tant que la pénurie durerait, la situation en resterait au même point. Sa fatigue était sans doute aussi due au rythme de Bath, auquel elle ne parvenait à s'habituer malgré ses efforts. Peu faite pour une telle société, elle préférait amplement s'isoler, et regrettait les grands espaces qu'offraient Meryton. Cet endroit lui manquait, aussi incroyable que cela puisse paraître pour elle, qui avait pourtant jurer de ne jamais s'attacher à un quelconque lieu, ni à des habitants. Et pourtant, c'était arrivé, bien malgré elle.

    Elle s'habilla de son habituelle robe noire et attacha ses cheveux en un chignon serré. Malgré le mauvais temps, elle ne comptait pas renoncer à sa promenade habituelle. Il s'agissait du seul moment de la journée où elle avait la possibilité de retrouver cette solitude qui lui manquait tant. De plus, ces sorties au grand air étaient supposées lui faire du bien et améliorer son état de santé. Elle n'aurait su dire si elles avaient un quelconque effet là-dessus, mais elles lui permettaient de conserver un certain moral.

    Combien de temps allait-elle encore rester ici ? Elle l'ignorait. Tout quant à son avenir était incertain. Après tout, elle n'avait ni famille, ni réelle relation d'aucune sorte. Si un jour les Tiddlers prenaient la décision de la renvoyer, elle se trouverait seule et sans le moindre secours. Se trouver seule pouvait être aussi grisant qu'effrayant, en particulier pour une jeune femme sans la moindre fortune. Et elle sentait que cela arriverait, sans doute dans moins de temps qu'elle ne le croyait. Car Sarah, la dernière enfant de la famille, avait aujourd'hui atteint l'âge de dix-huit ans. Il y avait fort à parier qu'elle serait prochainement mariée, bien qu'il fut impossible de dire dans combien de temps. Quand cela arriverait, elle serait tout bonnement congédiée. Elle aurait pu passer dès maintenant une nouvelle annonce dans le journal. Mais elle savait que cela serait inutile. En ces temps troublés, il devenait pratiquement impossible de trouver du travail. Non, il valait mieux qu'elle conserve sa place le plus longtemps possible. Elle tentait de faire taire cette angoisse qu'elle sentait face à l'incertitude de son avenir, sans y parvenir. Elle ne l'avait plus ressentie depuis des années. Être gouvernante pouvait certes paraître une position pas toujours enviable, peu considérée. Et pourtant, elle ignorait ce qui adviendrait d'elle si elle perdait la possibilité d'exercer cette fonction.

    Elle attendit que la brume se lève un peu, avant de sortir de la demeure des Tiddlers par l'entrée de service, bien sûr. Une demeure qui n'avait plus rien de commun avec l'imposant manoir qui l'avait tant impressionnée le jour de son arrivée à Meryton. En comparaison, ce logement lui semblait bien plus ordinaire. Elle avait décidément bien du mal à s'y faire. Depuis le jour où elle y était arrivée, elle ne songeait plus qu'à quitter cette ville. Pourtant, on ne l'y détestait pas particulièrement. On ne cherchait pas à lui nuire. Mais elle lui rappelait de nombreux souvenirs d'enfance, car elle y était venue, à plusieurs reprises durant l'été. Elle préférait ne pas y songer. Cette vie-là était aujourd'hui révolue.

    À l'aide de sa canne, elle s'avança sur le trottoir afin de traverser la rue. Elle ne vit pas immédiatement la voiture que le cocher conduisait à toute allure, et qui l'aurait sans aucun doute renversée si quelqu'un ne l'avait pas soudainement tirée vers l'arrière.
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MessageSujet: Re: When the past is coming back (with James) Sam 5 Mar - 12:52

The Royal Crescent. Un endroit tout ce qu'il y a de plus exquis, toute l'aristocratie réunie à Bath ne jurait que par cela!Pourtant si le lieu était agréable et fréquenté par des gens (en apparence) tout ce qu'il y a de plus respectable, un des locataires trouvait l'endroit extrèmement monotone. Tous les habitats étaient construits de la même façon et aucun n'avait le cachet d'Emergham, la somptueuse demeure ancestrale des Worthington, il faut dire que ces bâtiments n'avaient pas des siècles d'Histoire derrière eux.

Attrapant sa longue redinguote bleu marine à collet, il l'enfila par dessus son gilet de piqué à revers d'un bleu légèrement plus clair . Après avoir franchi la porte que lui ouvrait le majordhomme , il couvrit sa tête de son haut de forme et entreprit de s'éloigner des cercles d'hommes et de femmes qui stationnaient en plein milieu de l'allée. Il n'avait pas besoin d'aller écouter la discussion, il l'entendait d'ici: ils cancanaient sur qui serait le nouvel occupant du numéro 6 , les spéculations allaient aussi bon train sur l'authenticité du dernier "Praxitèle " acquis par Lord Feudes. Tiens.. le sujet n'avait pas changé depuis la semaine dernière! Si cela pouvait les occuper, grand bien leur fasse!

Malheureusement il était dur de sortir de chez soi en passant inaperçu et très vite il se vit obliger de saluer plusieurs connaissances, qui heureusement, retournèrent bien vite à leur conversation. On tendait à ne pas essayer d'importuner trop souvent Lord Worthington, qui, bien que réputé de très bonne éducation et vrai gentleman, n'était pas connu pour être la personne à animer une discussion.
Il était à présent sur le bord de l'avenue, à regarder sa montre à gousset. Il avait apparemment largement le temps de flâner avant de se rendre chez son notaire.
Sa léthargie ne dura cependant pas, en un rien de temps, il fut au milieu de la route et on le vit attraper le bras d'une jeune femme qu'il attira à lui tout en s'éloignant de la chaussée.

Il avait agi sur le vif du moment, obnubilé par la seule vue de cette voiture lancée à pleine vitesse qui allait très certainement percuter la jeune personne qui, inconsciente , s'était mise en tête de franchir la rue. Envahi par un sentiment de soulagement, il se prit à lancer un sourire, qui éclaira son visage habituellement si taciturne, dans la direction de celle qu'il venait de sauver et qui semblait encore trop choquée pour parler, puis poussé par un automatisme de bienséance, il s'écarta légèrement d'elle.


- Il faudra être plus attentive la prochaine fois Miss.A votre décharge je dois dire que ce cocher aurait bien besoin d'être rossé, cela lui apprendrait à ne pas mener un train de folie comme celui là en plein dans une rue passante!

Ne sachant pas vraiment où se mettre, il ôta son chapeau, découvrant une chevelure brune parsemée de boucles (attention on est devant une dame, ça ne rigole pas!) et se tut pendant deux bonnes minutes. Puis, se souvenant que la jeune femme se soutenait avec une canne avant l'incident:

- Je suis sincèrement désolé de n'avoir pu sauver votre canne. Si vous me le permettez, je vous en rachèterai une... et également navré d'avoir dû vous approcher ainsi, mais croyez moi il n'y avait pas d'autres moyens de vous éviter un sort fatal.

D'un geste négligé, il épousseta ensuite sa redinguote ,rajusta sa cravate et inspecta d'un coup d'oeil l'état de ses bottes anglaises, avant de reporter son regard sombre sur l'inconnue qu'il semblait toiser tant il la dominait d'une bonne tête et demie.
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Gabrielle BrawneRebel
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MessageSujet: Re: When the past is coming back (with James) Lun 7 Mar - 20:06

    Elle n'avait pas été assez rapide. Sans doute aurait-elle dû se montrer plus attentive et plus prudente en traversant la rue. Elle n'avait pas imaginé que quelqu'un puisse arriver à si vive allure aux alentours de Royal Crescent. Après tout, il s'agissait d'un quartier des plus respectables, où les voitures telles que celle-ci évoluaient à une vitesse raisonnable. Elle n'eut guère le temps de réfléchir. Sans doute, d'ailleurs, aurait-elle été tuée, ou gravement blessée si quelqu'un n'avait pas eu le réflexe de la tirer en arrière afin qu'elle puisse s'en sortir sans mal physique. Malheureusement, dans la précipitation, elle lâcha sa canne, qui subit le sort qui aurait dû également être le sien. Mais elle ne s'en désolait pas réellement, trop soulagée d'avoir échappé à une telle fin.

    Elle se retourna afin d'avoir le loisir de voir qui pouvait être son sauveur. Il s'agissait d'un homme d'âge mûr, et vêtu avec une particulière élégance. Qu'il soit gentleman ou noble, il avait tout d'un individu aussi fortuné que raffiné. Et pourtant, aucun de ces détails ne sauta aux yeux de la jeune femme. Car, depuis qu'elle l'avait vu, elle ne pouvait détacher ses yeux de son visage. Était-ce vraiment lui, cet ami si cher à son père qu'elle avait autrefois connu ? Était-il seulement possible qu'elle puisse le recroiser ainsi, alors qu'elle ne l'avait pas vu depuis tant d'années ? Il avait pris de l'âge, mais n'avait, sinon, que bien peu changé.

    Elle réalisa alors qu'elle l'observait depuis désormais quelques instants, alors que la situation exigeait de sa part qu'elle lui réponde. Il s'était écarté d'elle et lui avait parlé avec la plus grande amabilité qui soit. Elle espérait que son trouble, qui n'était que trop visible, pourrait être mis sur le compte de cet accident qu'elle avait manqué de peu. Elle lui répondit avec politesse, laissant échapper un léger sourire.


    « Je vous remercie, Monsieur, de vous être porté à mon secours. Vous venez de m'éviter un bien triste sort et je ne saurais de quelle manière vous exprimer ma gratitude. »

    L'avait-il reconnu ? Il était probable que non. Rien, dans ses traits, ne montrait un quelconque trouble. Après tout, la dernière fois qu'il l'avait vue, elle n'était âgée que d'une dizaine d'années. Elle avait tant changé aujourd'hui, et n'avait plus rien de l'enfant vivante et heureuse qu'il avait pu connaître. Elle se faisait violence pour ne pas le regarder d'une manière trop insistante. Elle n'osait se faire connaître à lui. Peut-être l'avait-il oublié, mais il était certain qu'il ne devait pas s'attendre à la voir réduite au statut de gouvernante.

    Il parla de sa canne, et elle réalisa alors qu'elle aurait quelques difficultés à marcher correctement sans elle. Cette blessure qui handicapait sa jambe depuis l'enfance ne tarderait pas à se réveiller et à se montrer plus vivace que jamais.


    « C'est fort aimable de votre part, mais sans doute avez vous beaucoup à faire. Je ne voudrais pas vous ennuyer davantage. Ne vous excusez pas, je vous en prie, sans vous il m'aurait été impossible d'échapper à un effroyable accident. »

    Elle était partagée entre son désir de se comporter aussi correctement que d'ordinaire, et celui de prolonger la présence de cet homme à ses côtés. Le fait de l'avoir revu remuait tant de sentiments en elle qu'elle ne parvenait plus à déterminer ce qu'elle éprouvait réellement. Encore aujourd'hui, de même qu'à l'époque, il l'impressionnait. Elle se souvenait parfaitement de cette sensation. Elle ignorait en revanche s'il était réellement bon de remuer le passé. Sans doute valait-il mieux le laisser à sa place.
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MessageSujet: Re: When the past is coming back (with James) Lun 7 Mar - 22:46

Elle avait de la tenue, une aisance orale qui dénotait un certain rang social. Pourtant ses vêtements, bien que de bonne facture ne correspondait pas à l'impression qu'elle lui donnait, une simplee femme de petit commerçant aurait pu avoir la même. Mais "clothes dont make the man" disait l'adage! Peut être avait elle eu droit à une éducation de qualité en tant que fille unique de marchands. Quand bien même James n'était guère aux faits des usages dans cette classe de la société. Il la fréquentait aussi peu que possible, et pour cause,entendre parler à tire la rigot d'argent et de négociation lui paraissait si vulgaire et commun qu'il en frémissait d'horreur à chaque fois.
Certes elle démontrait une politesse parfaite, mais qu'avait elle à le fixer ainsi?!Pour lui qui détestait attirer les regards et préférait vivre reclus parmi ses proches, c'était un comble. Tiens cela lui donnait une idée pour ce qui était de la récompense pour bons et loyaux services qu'elle lui proposait.


-Commencez par détacher votre regard de moi Miss. C'est perturbant. Y aurait il une chance pour que vous me connaissiez? Plus probablement vous êtes encore trop perturbée par cet incident pour quitter des yeux votre ange gardien?!Je vous concède que le Seigneur ne vous a pas gâté, il aurait pu le faire plus jeune et plus avenant. Si votre regard traduit une question quant à mon identité, je vais m'empresser de le détourner de moi en vous répondant: Lord Worthington, je vous épargne mon prénom, il ne vous sera d'aucune utilité.

En vérité il ne lui en voulait pas, lui même fixait souvent d'une façon dérangeante les gens, mais il évitait de le faire aussi peu discrètement. Lui rappelait elle quelqu'un..Non. Il ne voyait vraiment pas d'où il la connaitrait pour commencer. La thèse du choc tenait beaucoup mieux la route!
En tout cas, choc ou pas choc, elle semblait vouloir s'en aller et le planter là. Si d'un côté Worthington se fichait éperdument de voir une petite bourgeoise s'éloigner de lui et se réjouissait même de retrouver sa tranquillité, de l'autre, sa fibre héroïque,fibre de gentleman bien sous tout rapports et qui nourrissait son égo déjà par certains égards surdimensionné, ne demandait qu'à parler.


- Ne soyez pas sotte. Je n'ai rien de mieux à faire et refuser mon aide ne vous servira en rien. Vous étiez détentrice d'une canne, et une femme n'en emporte pas avec elle sans nécessité. Il est évident que vous souffrez d'une de vos jambes, laissez moi donc vous servir d'appui jusqu'à votre destination.

Percevant une légère hésitation dans les yeux de son interlocutrice, James se retint de rouler les yeux à grand peine et lâcha d'un ton sec et déterminé:

- Je ne tolèrerai pas de non de toute façon, alors autant vous plier tout de suite à mon offre.Et cessez de me regarder ainsi. Pour votre gouverne, j'ai beau être d'âge mûr,je ne suis pas pour autant un ancêtre incapable de supporter le poids d'une femme, surtout quand elle est aussi fine que vous.

Il se plaça donc sur le côté gauche de Gabrielle et lui jeta un regard impérieux qui aurait découragé la plus hardie des personnes de le contredire:

-Je suis du bon côté?! Si c'est le cas, allez y , tenez vous à moi, vous verrez je serais aussi solide qu'un roc.

Etre aussi brutal dans ses paroles ne jouait pas en sa faveur, mais c'était dans sa nature. Il s'efforça cependant de produire ce qui s'apparentait à un sourire.

-S'il vous plait,faites moi au moins ce plaisir!.

Le summum de l'amabilité venait d'être atteint pour l'individu répondant au doux nom de James Forbes Worthington avec ce mot magique qu'il ne prononçait que trop peu souvent.
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Gabrielle BrawneRebel
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MessageSujet: Re: When the past is coming back (with James) Mar 8 Mar - 0:23

Par sa présence, elle avait soudainement l'impression de se retrouver plusieurs années en arrière. Cette époque qu'elle tentait parfois d'oublier ne lui avait jamais semblé si présente. Il semblait que, où qu'elle aille, son passé, bon ou mauvais, la rattrapait. Quant à Lord Worthington, il lui paraissait appartenir à une autre vie, qui n'était pas vraiment la sienne. Car tout ceci était si loin qu'elle n'était plus tout-à-fait certaine que cela avait réellement existé. Elle le regardait de crainte qu'il ne soit qu'une illusion, et qu'il disparaisse. Mais les choses avaient en vérité bien changé. Elle le voyait sur son visage, où s'inscrivait la marque des années passées. Elle avait grandi, elle n'était plus la même. Les épreuves qu'elle avait traversées l'avaient changées en cette personne austère et froide qu'elle était à présent. Et pourtant, cette soudaine présence avait comme fait renaître en elle un peu de l'enfant qu'elle avait été autrefois. Elle ne cessait de le fixer, au point de le mettre mal à l'aise, ce qu'il lui fit clairement comprendre d'ailleurs. Cela lui rappela à quel point elle avait aimé parfois l'ennuyer lorsque cela la prenait. Il parvint de nouveau à provoquer chez elle un sourire amusé dont elle ne réussit plus à ce défaire.

« Veuillez excuser l'impudence de mon regard, Monsieur, je veillerai à ce qu'il ne vous importune plus. »

Elle sentit une bonne humeur l'envahir, ce qui ne lui était plus arrivé depuis bien longtemps. Elle évita soigneusement de répondre à son interrogation, et de lui dévoiler qu'en réalité elle l'avait connu. Elle ignorait à vrai dire ce qu'il convenait de faire à ce sujet. Après tout, ils s'étaient connus il y a bien longtemps. Plus de dix ans avaient passé depuis. Les temps avaient changé, eux aussi. Peut-être avait-il oublié son vieil ami, Mr Brawne, morts et enterré. Lorsqu'il lui dévoila son nom, elle agit exactement comme si elle l'entendait pour la première fois.

« Je suis ravie de connaître le nom de mon sauveur, et je vous remercie encore de vous être porté à mon secours. »

Bien que cela soit requis dans ce genre de circonstances, elle ne lui dévoila pas le sien, et décida de ne pas le faire tant qu'il ne le lui demanderait pas directement. Car, elle craignait que son nom ne figure plus dans sa mémoire. Elle en aurait éprouvé une bien cruelle déception. Ne pas se présenter alors qu'il venait de le faire pouvait passer pour une forme d'impolitesse, mais elle accepta cette fois-ci de faire une entorse aux règles de bienséance, qu'elle suivait pourtant toujours scrupuleusement.

Il semblait tenir à l'accompagner. Elle en fut soulagée, plus qu'elle ne l'aurait imaginé, car, après l'avoir retrouvé, elle aurait ressenti une grande frustration si elle avait dû le quitter si vite, sans même savoir si elle aurait la possibilité de le revoir un jour. Il n'était plus dans ses intentions de refuser, et, même si cela avait été le cas, elle en aurait été incapable, sentant au ton de sa voix que toute réponse négative n'aurait pas été acceptable. Elle accepta alors aimablement de prendre son bras.


« Fort bien, puisque vous insister, je ne puis refuser une telle invitation. Vous avez d'ailleurs vu juste, car en effet ma jambe ne me permet pas de marcher correctement. Cela est du à une chute de cheval, qui s'est produite alors que j'étais encore enfant. »

Jamais la jeune femme n'évoquait, même vaguement, les événements de son passé. Jamais elle n'avait conté cette histoire à qui que ce fut. À ceux qui lui demandaient la raison de son handicap, elle ne répondait que quelque chose de vague qui servait d'explication. Et pourtant, cette fois-ci, elle avait récité en détail un épisode de sa vie. Parce qu'une chute de cheval, pour une fille si peu fortunée qu'elle semblait l'être, était pour le moins inhabituel. De plus, parce qu'elle désirait savoir si cette histoire pourrait évoquer quelque chose dans la mémoire de Lord Worthington, réveiller une quelconque parcelle de souvenir.


Dernière édition par Gabrielle Brawne le Jeu 10 Mar - 23:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: When the past is coming back (with James) Mar 8 Mar - 1:09

Enfin, ses yeux dont la profondeur le troublait avait fini de transpercer les siens. Grâce au ciel!
Elle souriait beaucoup, et à vrai dire presqu'un peu trop au goût de James pour que ce soit honnête. Et pourtant il ne voyait pas trace de malice dans ce sourire ou même dans cette lueur joyeuse qui dansait dans les yeux sombres de l'imprudente. Cela l'étonnait, il n'avait pas l'habitude de provoquer ce genre de réaction chez les gens. Mais cette curieuse attitude était sans doute plus à attribuer au soulagement d'avoir échapper à la mort qu'à sa soudaine apparition.
Il ne connaissait toujours pas son nom mais cela était de peu de conséquence à ses yeux. Elle n'était pas de son monde, il ne la reverrait probablement pas, alors à quoi bon se donner la peine de retenir ce nom insignifiant qui sortirait de sa mémoire par ses oreilles en moins de deux jours. Autant la laisser dans l'anonymat.

Elle était en tout cas bien peu farouche, elle n'avait pas rechigné une seule seconde à passer son bras sous le sien, comme elle l'aurait fait avec un vieil ami de la famille ou un fiancé. Il eut alors tout loisir pour contempler ses mains, et à sa grande surprise, elles étaient menues et petites, des mains de pianistes, des mains de femme du monde. Qu'il était plaisant de voir ainsi une pareille main sans gant, d'admirer la finesse élégante de cette paume.

Mais si la vue de ces jolies mains avait suscité sa curiosité quant à l'identité de la demoiselle, ce ne fut rien en comparaison de l'information qui atteignit son cerveau par la suite. Celle ci provoqua un grand fracas dans la tête de cet aristocrate habituellement si maitre de lui même et flegmatique. Un tel fracas qu'il ne put s'empêcher de jurer.


-Good god!

Conscient qu'il ne pouvait ignorer les questions qui suivraient son exclamation, dans un état proche d'une stupeur proche de la frénésie, il ne put endiguer le flot de parole qui s'échappa de ses lèvres;

- Une chute à cheval. . Que je sois damné si je follaye! Tout concorderait.Vous me rappelez furieusement une histoire Miss mais tout ceci semble tellement invraisemblable que je pense que mon imagination se joue de moi.Après toutes ces années..

*Ton apparence James, reprends toi, quel spectacle es tu en train de donner de toi devant ce qui pourrait être une totale inconnue*

Pris de panique à l'idée qu'elle puisse vouloir lui fausser compagnie, il posa sa main gauche, gantée de cuir sur celle de sa "protégée", une étincelle étrange virevoltant dans ses prunelles d'ébène.

-Ne vous enfuyez pas surtout..je vous assure que je ne suis pas encore bon pour l'asile. Les hasards de la vie me jouent simplement de drôles de tours parfois et je me prends à me laisser aller à des suppositions futiles. Répondez seulement à cette question Miss: D'où venez vous? Arriveriez vous de Meryton par la plus folle des coincidences?

Et si c'était Elle, que ferait il, après tant de temps? Se souvenait elle seulement de lui, lui qu'elle aimait tant faire sortir de ses gonds autrefois. Il avait été présent dans sa vie les 10 premières années et il avait voulu l'être par la suite, mais il n'avait pas pu. C'était tout simplement la première fois , dans sa vie adulte, qu'on lui avait opposé un refus péremptoire. Il aurait pu l'élever comme sa petite soeur, elle n'était après tout pas très éloignée de sa soeur en âge, mais il n'avait pas été à la hauteur. En y repensant c'était peut être mieux ainsi.. n'était ce pas lui qui lui avait offert ce cheval qui avait été à l'origine de ce handicap. Il n'aurait pas pu lui apporter une enfance heureuse, il n'aurait pas su gérer deux petites filles au lieu d'une.
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MessageSujet: Re: When the past is coming back (with James) Jeu 10 Mar - 23:24

De l'avis de tous, Gabrielle était froide, austère. On le lui pardonnait, car après tout, elle était tout à fait irréprochable et semblait posséder une moralité à toute épreuve. Jamais nul ne la voyait sourire, ne serait-ce qu'un instant. Et pourtant, en compagnie de James, elle n'y éprouvait aucune difficulté, tant elle se sentait soudainement ramenée des années en arrière. Quiconque l'aurait croisée en cet instant ne l'aurait probablement pas reconnue. Elle savait pourtant que tout ceci ne durerait pas. Bientôt, il s'en irait, et il était probable qu'elle ne le revoie jamais. Elle redeviendrait alors la stricte gouvernante qu'elle était en réalité. C'était sans doute aussi bien. Après tout, ils n'étaient nullement liés par le sang, et il était probable que, le temps passant, il avait désormais bien d'autres préoccupations que la fille de ce vieil ami qu'il avait eu autrefois. Elle profitait pourtant un peu de sa compagnie. De tout autre, elle aurait refusé l'aide, par fierté, par orgueil. Mais pas la sienne. Il ne le saurait probablement jamais.

Elle avait pensé que raconter cette anecdote de son passé lui rappellerait peut-être quelque chose, un vague souvenir. Elle ne lui en avait jamais voulu de lui avoir offert ce cheval. C'était elle après tout qui avait désobéi aux ordres de son père, en voulant aller trop loin, trop vite, grisée par cette sensation de liberté nouvelle. Elle ne s'était en tout cas nullement préparée à une réaction si soudaine, qui eut pour effet de la faire sursauter. Elle fit mine d'ignorer quelle en était l'origine.


« Que vous arrive-t-il donc, Monsieur ? »

Il était évident que voir un homme de cette envergure pousser une telle exclamation était quelque peu inhabituel. Il s'emporta soudainement et eut un discours quelque peu décousu, mais dont elle saisit le moindre mot. Ainsi, il se souvenait. Que devait-elle faire ? S'annoncer immédiatement à lui ? Attendre qu'il lui demande son identité ? Serait-il heureux d'avoir confirmation de qui elle était, ou le contraire ? Malgré les souvenirs précis qu'elle gardait de lui, elle ne se rappelait pas l'avoir jamais vu dans un tel état. En voyant un tel emportement, elle n'osa dire son nom. Il sembla soudainement tenter de se reprendre et posa sa main sur la sienne, comme s'il craignait qu'elle s'en aille. Sa question l'intrigua. Comment diable pouvait-il savoir d'où elle venait ? Ils ne s'étaient plus revus depuis plus de dix ans, et elle ne croyait pas avoir jamais eu aucune nouvelle de lui.

« En effet Monsieur. Mais, comment le savez vous ? »


S'était-il renseigné à son sujet ? Avait-il réellement pris un sincère intérêt pour ce qui avait pu lui arriver suite à la mort de ses parents ? Elle l'ignorait, mais espérait bien l'apprendre. À présent, il était parvenu à exciter sa curiosité autant qu'elle avait probablement excité la sienne. Elle ne pouvait le laisser ainsi à présent, dans cet état. Elle en venait à craindre qu'il ne se trouve mal.

« Sachez Monsieur, que vous me décevez. En ce qui me concerne, je vous ai immédiatement reconnu. Auriez-vous oublié votre petite Gabrielle ? »

Elle arbora un léger sourire. Depuis qu'elle avait quitté l'école où elle avait étudié, il était le premier qu'elle était heureuse de rencontrer. Elle ignorait ce qu'il ressentait réellement à son égard, ni même s'il attendait quelque chose d'elle. Il était à présent le seul qui la rattachait à une partie de sa vie qu'elle considérait parfois avec nostalgie, mais qu'elle tentait en même temps d'ignorer. Elle n'était plus fille de gentleman. Ce statut n'avait plus lieu d'être. Elle était employée, gouvernante dans une riche demeure. Ce n'était peut-être guère enviable, mais bon nombre de sorts étaient pires que le sien. Pourtant, à présent que Lord Worthington se tenait à ses côtés, elle avait le sentiment de renouer le temps de quelques instants avec ce passé.
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MessageSujet: Re: When the past is coming back (with James) Ven 11 Mar - 19:47

Que lui arrivait il? C'était bien simple, il venait de secourir une personne qu'il pensait être une petite bourgeoise insignifiante mais qui se révélait, du moins il commençait à le croire, être la chère petite enfant de son camarade d'Eton. Une enfant qui avait été abandonnée à un vil joueur endetté à la limite de l'alcoolisme et dont il était résigné à ne jamais retrouver la trace.Si il avait eu une bonne vingtaine d'année de plus il en aurait sûrement fait une crise cardiaque!

Alors elle était bien de Meryton...Tout compte fait il était possible qu'il défaille en pleine rue, là, maintenant, heureusement qu'il était assez maitre de lui même pour supporter tout cela stoïquement, pour une fois, il devait reconnaitre les mérites d'une éducation telle que celle qu'il avait reçue. Cacher ses sentiments, donner cette impression de passivité. Il était devenu expert en la matière après toutes ses années.

Bouchée bée, il ne répondit pas à sa question, et il resta ainsi longtemps avant de pouvoir se décider à décrocher un mot. C'était bien elle, oui, grandi, différente, mais c'était elle. Et elle lui parlait affectueusement, comme à un ami de longue date qu'elle aurait perdu de vue. Immobile, il hésita.. il hésita à la serrer fort dans ses bras, ce qui était très inconvenant, à lui faire un baise main, ce qui lui semblerait ridicule, à s'incliner légèrement, tout aussi étrange ou bien à ne faire aucun geste. La dernière option lui paraissait la plus convenable mais aussi la plus idiote qu'il puisse avoir.


- ....... Oublier? Seigneur non! J'aurais été bien stupide de rayer de ma mémoire la terreur qui s'amusait à me faire des grimaces et à me tirer la langue incessamment. J'ai poussé le vice, fou que je suis, jusqu'à demander à l'avoir plus souvent auprès de moi. Hélas il semble que la chance ne m'ait guère souri.

Il n'imaginait que trop bien ce qu'elle avait vécu. Son informateur lui avait décrit la jeune gouvernante comme aussi joyeuse qu'une gardienne de cimetière et affirmait ne l'avoir jamais vu esquisser une expression autre que la désapprobation ou l'indifférence. D'une façon ironique, la description peu flatteuse lui avait paru pouvoir lui correspondre. Mais il avait toujours été ainsi depuis ses études, elle par contre, il s'en souvenait comme elle était maintenant, souriante, lumineuse, il avait donc été surpris et inquiet à son sujet. Mais avec l'épidémie, il n'avait pu mener son projet à bien.

- Mais vous m'appelez Monsieur?! James et rien d'autre! Avec vous pas de cérémonie Gabrielle, n'oubliez pas que vous n'étiez pas encore en âge d'aller au lieu d'aisance par vous même quand je vous ai connu. Je dois dire que vous avez bien grandi et j'ai eu peine à vous reconnaitre, vous étiez aussi haute qu'un petit poney à l'époque, vous m'arrivez au nombril, alors vous voir devenu une vraie jeune femme, c' est un peu perturbant.

Toujours aussi coincé, il racla sa gorge afin de se détendre, encore un peu sous le choc.

- J'ai appris que vous étiez gouvernante, Gabrielle?! Les enfants ne vous mènent pas la vie dure?! Vous me semblez si pâle..
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MessageSujet: Re: When the past is coming back (with James) Ven 11 Mar - 23:16

S'il ne savait pas de quelle manière agir face à elle, elle l'ignorait tout autant. Habituée à se comporter conformément à la bienséance, elle n'entretenait la plupart du temps que des relations froides et courtoises. Comment agir alors qu'elle se trouvait aujourd'hui face à un ami perdu ? Un ami, mot qui prenait une saveur toute particulière. Elle n'en avait plus eu depuis bien longtemps, depuis l'école à vrai dire. Et il était lié à un passé si lointain qu'elle ne savait ce qu'il convenait de faire. Elle vit qu'il demeurait immobile, et elle l'imita.

Il ne l'avait pas oubliée, il le lui confirmait à présent, et elle en fut rassurée. Se pourrait-il qu'elle puisse avoir un appui désormais, une quelconque relation, elle qui avait depuis si longtemps l'habitude d'être seule ? Elle laissa échapper un sourire amusé à l'évocation de vieux souvenirs. Elle se rappelait n'avoir en effet pas toujours été d'une sagesse exemplaire. Comme tout avait changé depuis. Était venue un temps où elle n'avait plus pu s'offrir le luxe d'être autre chose que convenable. Il lui fit songer à ce qu'aurait pu être son existence, si elle avait grandi auprès de lui. Elle aurait souffert de la mort de ses parents, sans doute. Mais tout aurait été bien différent. Elle n'aurait pas eu à endurer tout ce qui s'était passé. Elle n'aurait pas eu à grandir bien plus rapidement qu'elle ne l'aurait dû. Elle baissa les yeux, l'air grave.


« En effet. Certains événements ne peuvent être prévisibles. Je suis malgré tout heureuse que vous vous soyez souvenu de moi. »

Elle avait soudainement réalisé que, peu à peu, des questions surgiraient. Il désireraient sans doute s'enquérir de ce qu'elle était devenue. Après tout, n'était-il pas étonnant qu'elle, fille d'un gentleman fortuné, se trouve réduite à devoir être employée en tant que gouvernante pour pouvoir survivre ? L'héritage qui lui avait été assuré aurait pourtant dû suffire à sa subsistance. Aurait-elle le courage de lui conter ce qui s'était produit, malgré son orgueil ? Sa fierté la poussait à garder le silence, et son amitié à tout avouer lorsqu'il le lui demanderait. Elle choisir de se taire, du moins pour le moment. Elle aviserait en tant voulu sur la conduite à suivre.

Il exigeait qu'elle le nomme par son prénom. Après tout, il était vrai qu'il l'avait connu alors qu'elle était bien jeune. Et pourtant, cela risquait de lui être difficile. Depuis longtemps elle s'était habituée à se considérer comme inférieure, et par le rang, et par la fortune. Il était un Lord. L'appeler par son nom allait à l'encontre de toute sa bonne éducation. Mais, avec un peu de bonne volonté, sans doute y parviendrait-elle sans avoir le sentiment d'être horriblement grossière.


« Bien Mons... James. Plus de dix ans se sont écoulés depuis notre dernière rencontre. Je suppose qu'il est normal que ma figure vous semble étrange. »

Les questions venaient, telles qu'elle les avait redoutées. Elle se savait bien pâle. Quelques semaines à peine après son arrivée à Bath elle était tombée malade, et restait souffrante depuis. Le manque de nourriture se faisait sentir, et, en tant qu'employée, elle était moins favorisée que la famille Tiddler. Mais elle venait à peine de le retrouver, et ne désirait pas l'inquiéter. Elle se força à arborer un sourire qui se voulait volontairement rassurant.

« Ne vous en faites pas, je me porte à merveille. En vérité, l'enfant la plus jeune dont j'ai la charge atteint peu à peu l'âge adulte. Il est fort probable que mes services ne seront bientôt plus nécessaire, et je devrai chercher une autre place. »

Elle n'ajouta pas que, considérant la situation actuelle dans tout le pays, il n'y avait que fort peu de chance qu'elle puisse trouver un autre emploi.
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MessageSujet: Re: When the past is coming back (with James) Sam 12 Mar - 20:30

Il sentait bien qu'elle était gêné de l'appeler par son prénom. C'était une chose qui se faisait peu, à part entre frères et soeurs, entre cousins et amis. Et il n'était rien de tout cela pour elle sans doute.... Pas plus un frère qu'un ami. Il n'était qu'une connaissance d'antan, un de ces gentils Messieurs qu'elle avait croisé durant son enfance et qui la gâtait outrageusement.
A sa naissance, il se souvenait d'avoir été furieux de ne pas avoir été choisi comme parrain, il avait même refusé de voir le couple Brawne pendant un mois. C'était un ami de Mrs Brawne qui l'avait emporté face à lui. Qu'était il devenu cet étranger?Il n'avait pas été là pour elle.. pas plus que lui remarque!


-Vous pouvez m'appeler Lord Worthington en présence de tiers si cela vous met plus à l'aise. Certains sont tellement mauvaise langue qu'il ne comprendrait pas que vous usiez de mon prénom et je vous confesse que je n'y avais pas pensé! By the way, je dois dire que je suis réellement flatté que vous m'ayez reconnu, je puis ainsi me complaire à penser que l'âge n'a pas fait subir trop de ravages à ma personne!

Narcissique..oui il devait donner cette impression à faire des réflexions si vaniteuses et si vides d'intérêt et de sens. Bien sûr qu'il avait vieilli, comme tout le monde,de là dire qu'il avait été comme un bon vin, se bonifiant avec l'âge.. Le temps qui passait l'obsédait. Il était toujours taciturne, seul et sans enfant. Si il avait été du genre à dramatiser toute situation, il aurait déclaré qu'il n'avait aucun sens à donner à sa vie et qu'il attendait la mort avec impatience. Mais heureusement pour lui James Worthington n'était pas homme à se plaire dans la commisération et à abandonner ses responsabilités. Il était droit, avait la tête sur les épaules, et surtout, n'était pas prêt à se décider à agir comme ceux qu'il considérait comme de parfaits idiots bons à noyer dans la Manche. Ne laissant rien transparaitre de ses pensées intérieures, il se concentra pour écouter ce qu'elle disait.

Elle était apparemment dans une famille respectable qui la traitait bien, oui.. les Tiddlers, il n'avait fait que les croiser brièvement sans pouvoir s'en former une opinion. Enfin, si elle disait qu'ils étaient parfaitement corrects à son égard, il ne pouvait que la croire . Elle parlait de rechercher une autre place, d'une élève qui vieillissait, qui n'aurait plus besoin d'elle. Il ne put se résoudre à lui proposer de l'aider financièrement. Sans doute penserait elle à une demande implicite, et puis elle semblait si indépendante cette brave petite. Il était sûr qu'elle prendrait mal toute proposition qu'il lui ferait, sa fierté l'empêcherait d'accepter quoi que ce soit. D'un autre côté lui se refusait à lui soumettre toute idée, il n'y avait rien qu'il ne supportait moins que la résistance à sa volonté.


- Je vois que vous semblez apprécier votre position. J'en suis heureux pour vous, mais étonné, je ne vous avais jamais perçu comme un petit rat de bibliothèque, avide de savoir et aimant à partager ses connaissances. En fait je me souviens même parfaitement de vous me lançant avec toute votre honnêteté enfantine que l'Illiade semblait vraiment être aussi intéressant qu'un de ces vieux livres poussiéreux qui gisait au sommet de la bibliothèque, oublié depuis des années.J' en avais été fort vexé, c'était comme si vous trouviez tous mes goûts exécrables à l'époque!Vous rendez vous compte, une gouvernante qui déteste Homère, LE grande classique.C'en est risible. Mais sans doute avez vous réviser votre opinion sur la chose depuis?!

Le voilà à parler littérature avec elle. Il aurait aussi bien pu parler de la pluie et du beau temps, elle l'aurait trouvé tout aussi intéressant. Il était temps qu'il retourne un peu fréquenter les bals, il retrouverait peut être ainsi la faculté de discuter intelligemment. La dernière personne avec qui il avait parlé aujourd'hui était la jeune Iris, une domestique.. et rien qu'à cela vous pouvez deviner qu'il n'avait pas dû décrocher plus de deux mots la journée entière!

-Au fait, si vous ne trouvez vraiment rien ,n'hésitez pas à venir frapper à ma porte, elle vous sera toujours ouverte. Vous êtes après tout tout ce qu'il me reste de mon plus cher ami d'autrefois. Vous me trouverez au Royal Crescent, enfin si je ne suis pas reparti dans mes terres d'ici là. Je ne goûte que peu à la vie urbaine, elle gâte le teint et manque de diversité.D'ailleurs, vous avez beau m'assurer, Gabrielle de votre bonne santé, je pense que vous feriez bien d'aller faire un tour dans un endroit plus vert!
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MessageSujet: Re: When the past is coming back (with James) Dim 20 Mar - 1:40

Elle craignait que son peu d'engagement à l'idée de l'appeler par son prénom ne l'ait offensé. C'était là la dernière chose qu'elle souhaitait. Il avait été un tel ami de sa famille, qu'elle était heureuse de le revoir, bien qu'elle ignore si cela se renouvellerait. Et pourtant, sa présence lui faisait d'autant plus sentir qu'elle n'était plus la même. Elle ressentait comme une sorte de malaise en sa présence, comme si un immense fossé s'était creusé entre eux, un fossé qu'elle ne parvenait à ignorer. Elle souhaita sur le champ corriger un éventuel malentendu.

« Ne vous méprenez pas surtout, le fait de vous revoir me ravie. Cependant, comprenez que ma condition ne me permets pas décemment de vous nommer de manière aussi familière. Vous être un Lord après tout, et je ne suis qu'une employée de maison. »

Il n'avait pas tort. Les années passées n'avaient que peu marqué leur empreinte sur ses traits. Bien sûr, il avait vieilli, mais il possédait toujours ce charme qui lui était si particulier. Oui, il lui avait manqué durant tant de temps. Elle le réalisait à présent. Combien de fois avait-elle rêvé qu'il ne vienne un jour frapper à leur porte, et l'emmener avec lui ! Peut-être n'avait-il pas eu l'envie ou le temps de se charger d'une enfant. Elle se serait fait si petite qu'il ne l'aurait pas remarquée. Et tout aurait été différent pour elle. Mais à présent, il était impossible de revenir en arrière. Elle avait grandi, et changé, au point qu'il ne l'avait pas reconnue.

« Ne vous en faites pas, je puis vous assurer que vous n'avez en rien changé. »

Elle n'avait pas perdu cette habitude de s'amuser à le flatter presque à outrance. Elle avait ainsi un peu le sentiment que tout était comme avant, du moins pour ces quelques minutes. Mais cela ne dura pas. Bientôt, il vint à s'étonner qu'elle ait pu prendre le parti de devenir gouvernante. Elle baissa les yeux, incapable de soutenir son regard. Savait-il seulement qu'elle n'en avait pas eu le choix ? Il lui avait fallu gagner sa vie, et devenir gouvernante était ce qu'il pouvait y avoir sans doute de moins vil. Mais elle n'en était pas moins humiliée qu'il lui soit rappelé qu'elle avait été réduite à servir d'autres, dans une maison où elle n'était considérée que comme une domestique, elle qui avait autrefois été fille de gentleman. Son orgueil en était touché, bien qu'elle tente de conserver une certaine humilité.

« J'ai en effet depuis révisé certains de mes jugements, Monsieur. »

Elle s'était sans s'en rendre vraiment compte remise à lui donner du Monsieur, plus consciente que jamais de lui être inférieure, et sans pour autant pouvoir lui faire partager ce qu'elle éprouvait. Elle avait une certaine fierté qui lui interdisait de se laisser aller, et cela même devant quelqu'un qu'elle avait autrefois connu. Parler de littérature lui convenait tout à fait, quel sujet plus innocent que celui-là ? Mais une fois de plus, elle n'en fut pas quitte à si bon compte. De nouveau, il s'intéressa à son état. Elle ne put dissimuler une certaine déception sur son visage en apprenant qu'il ne resterait peut-être que peu de temps à Bath.

« Bien, je tacherai de venir vous rendre visite lorsque je le pourrai. Il est vrai que l'air de la ville n'est malheureusement pas aussi sain que celui de la campagne. Pourtant, je vous assure que je m'y suis acclimatée. Il me serait d'ailleurs impossible de m'éloigner de Bath. Je suis au service de la famille Tiddler, et je dépend d'eux pour le moment, je ne puis les quitter... »

Son discours fut interrompue par une quinte de toux si violente qu'elle fut contrainte de s'arrêter. Son mensonge perdit alors en quelques instants toute sa crédibilité. Elle n'avait pas désiré l'alarmer en lui avouant qu'elle était en réalité plus mal en point qu'elle n'en avait l'air. Qu'elle n'avait ni ressource, ni relation et que dans le cas où elle perdrait son emploi, elle serait perdue.
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MessageSujet: Re: When the past is coming back (with James) Mar 22 Mar - 21:19

Se croyait elle si inférieure à lui que cela, avait elle honte?! Oui cela ressemblait bien à la petite Gabrielle, fière comme Artaban. Mais elle n'avait pas eu d'autres choix , le destin qu'elle avait embrassé était le seul qui s'était présenté à elle, il en était conscient. Il était orgueilleux, parfois condescendant, mais il ne méprisait pas les paysans et encore moins les gouvernantes. Il en avait eu une étant plus jeune, une femme ferme mais compréhensive et extrêmement cultivée. Elle était partie assez tôt car elle avait trouvé à se marier dans le voisinage. Les gouvernantes étaient très souvent des jeunes femmes issues de la bonne société mais à qui la fortune faisait totalement défaut, leur situation dans la société était donc étrange.

- Allons, allons, Gabrielle, je vous connais depuis tellement longtemps, vous êtes toujours la même petite fille espiègle à mes yeux, qu'importe le fait que vous soyez obligé de subvenir à vos besoins, votre identité reste la même. D'ailleurs je vous accorde que je suis Lord mais la noblesse n'est pas une chose naturelle, vous le savez comme moi. Je gage qu'un de mes ancêtres a dû fournir ses services à des grands de ce monde pour pouvoir me transmettre ce titre.

Il n'était pas peu content d'être aristocrate, il en concevait une sorte de supériorité sur les autres, mais avec la fille de son ami d'autrefois il abandonnait cette vilaine habitude qu'il avait prise de se croire mieux que les autres. Elle l'avait cotoyé alors lorsqu'il n'avait pas encore atteint ce degré de fierté excessive qui nuisait aujourd'hui à ses bonnes relations avec les autres.Il ne put retenir un sourire de satisfaction en l'entendant gentiment dire qu'il n'avait pas changé. Elle savait toujours autant s'y prendre avec lui, haute comme 3 pommes elle réussissait déjà à le mener par le bout du nez.

-Vous êtes bien la dernière à me faire ce compliment Miss Brawne.

Il avait pourtant changé, et pas seulement physiquement, moralement aussi. Il n'était plus le jeune homme accessible d'autre fois, un peu en retrait mais plein d'entrain. Il s'était renfermé, il était plus aigri, il avait perdu de sa spontanéité et ne montrait plus que rarement sa gentillesse naturelle. Une carapace qu'il s'était construite autour de sa personne, pour se protéger de toutes les atteintes possibles.

Elle ne semblait pas enthousiasmée à l'idée de pouvoir lui rendre visite et cela le chagrina. Il était persuadé que cette invitation lui aurait fait plaisir et il s'était déjà imaginé des après midi en sa compagnie. Cela aurait changé de l'ordinaire. Mais la demoiselle était très prise par sa position au sein de la famille Tiddlers. Elle n'avait pas de temps à consacrer à de vieux souvenirs comme lui.

Il pensait prendre congé mais en fut dissuadé lorsqu'il entendit l'horrible quinte de toux qui secoua l'austère silhouette de son interlocutrice. Worthington se précipita littéralement sur elle par peur qu'elle ne tombe soudain comme une vulgaire quille. Elle disait qu'elle n'allait pas si mal que ça, mais ça n'avait été qu'un stratagème pour se débarrasser de lui plus vite. Oh Dieu que la jeunesse était inconsciente parfois!


- Je me souviens encore de votre père vous enseigner que mentir était vilain. Apparemment la leçon n'a pas été assimilée!

C'était bien lui de faire des remarques moqueuses à des moments de ce genre.Reprenant conscience de la situation, il l'abreuva de questions, soucieux de son état plus qu'il n'aurait voulu le laisser paraitre:

-Oh que je suis bête.. vous...vous allez mieux? Vous faut il quelque chose, voulez vous que j'aille chez l'apothicaire pour vous? Je ne veux pas vous laisser mourir à petit feu devant moi! Dites moi ce que je dois faire.Je ne viens pas de vous retrouver pour vous voir disparaitre à nouveau!

Elle semblait se remettre, doucement mais sûrement, mais lui n'était pas rassuré, il pensait qu'elle couvait quelque chose de grave, abandonnant toute rationnalité qui l'habitait, il s'affollait.

-Je crois que je vais devoir vous forcer à accepter mon hospitalité .. je ne veux sous aucun prétexte que vous vous ruiniez la santé en vous occupant de cette fille pourrie gâtée qui ne vous mérite pas. Il ne sera pas dit que je n'ai pas fait mon devoir envers vous!
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MessageSujet: Re: When the past is coming back (with James) Jeu 21 Avr - 17:15

Jamais elle n'avait imaginé le revoir un jour. Pour elle, il n'était rien de plus qu'un fantôme du passé, un souvenir qu'elle ne cherchait pas particulièrement à raviver, mais qui parfois se rappelait à elle. Oui, elle avait été une autre autrefois. Une jeune fille de bonne famille, promise à un avenir brillant. Elle aurait sans doute épousé un jeune gentleman. Aurait-elle été heureuse ? Elle ne le saurait probablement jamais, et il était inutile de revenir là-dessus. Sa vie avait été au contraire bien différente. Elle n'avait plus ni famille, ni fortune, ni relation. Son instruction était désormais son unique possession, et la seule chose dont elle pourrait tirer quelque argent. Elle n'était plus Miss Brawne, de Londres, mais une toute autre personne. Et voilà qu'à présent, elle retrouvait devant elle cette homme, ce témoin du passé, qui était présent comme pour lui rappeler que ce passé avait existé, et que d'autres s'en souvenaient. Oui, elle avait honte de son statut, qui était bien bas en comparaison de celui de Lord Worthington. Le fait même qu'un noble lui adresse la parole lui était devenu inhabituel. En toute société elle avait appris au fil des années qu'elle serait toujours la plus humble.
Ce qu'il dit la rassura quelque peu, mais sans pour autant lui ôter cette impression qu'un véritable fossé s'était creusé entre eux, et peut-être de manière permanente.


« Vous êtes bien aimable. Je souhaiterais que davantage aient la même opinion que vous. »

Elle voyait bien que quelque chose en lui avait changé, malgré ce qu'elle avait affirmé. Bien sûr, il avait vieilli, mais il conservait malgré tout ce charme qu'il possédait déjà plus jeune. Il y avait quelque chose d'autre cependant qui l'intriguait, quelque chose qu'elle n'avait pas perçu auparavant. Elle l'avait connu par le passé ouvert et spontané. Bien qu'il semble toujours l'être en cet instant, il avait quelque chose de plus fermé. Une impression étrange, qu'elle avait du mal à définir clairement. Elle se sentit soudain curieuse à son égard, s'interrogeant sur la vie qu'il avait pu connaître ces dernières années, mais sans oser lui poser la moindre question.

Comment devait-elle réagir face à ce souvenir ? Devait-elle accepter de passer du temps en sa compagnie, malgré la menace d'un prochain départ de Bath ? Car elle savait ce qui se produirait, si elle acceptait. Elle se retrouverait plongée dans un univers qu'elle avait quitté depuis si longtemps. Son affection pour lui se réveillerait, aussi vive qu'elle l'était autrefois. Elle aurait soudainement l'impression d'être de nouveau cette jeune demoiselle, une jeune femme dont la compagnie pouvait être recherchée. Et puis, le jour où il partirait, elle se trouverait de nouveau seule, et ce serait un crève-cœur pour elle. Sans doute vaudrait-il mieux conserver une certaine distance. Voilà qui serait bien plus prudent. Peut-être lui rendrait-elle visite, une ou deux fois, sans trop profiter de ce plaisir.

Elle n'avait pas imaginé que cette entrevue puisse se prolonger bien longtemps. Elle ne comptait absolument pas sur le fait qu'il lui rachète une canne. Elle trouverait bien le moyen de s'en procurer une autre elle-même. Elle avait toujours su se débrouiller seule, et ne voulait pas qu'il s'y sente obligé. Elle n'avait pas non plus envie de l'inquiéter. Malgré les années passées, elle éprouvait toujours de l'affection pour lui, d'où son désir de le rassurer. Avec l'aspect qu'elle présentait ces derniers temps, la tâche promettait de ne pas être facile. Mais, s'il posait des questions, elle pouvait prétexter une fatigue passagère, cela suffirait bien. Mais il fallut que cette quinte de toux survienne, et fasse renaître l'inquiétude de James. Il savait à présent qu'elle lui avait menti, qu'elle n'allait pas si bien qu'elle avait voulu le lui faire croire. Il ne savait pas à quel point elle était malade. Elle devait prendre sur elle et tout faire pour minimiser la chose.


« J'ai vu un apothicaire, il y a quelques semaines, qui m'a suggérer de prendre l'air dès que je le pourrai. Mais ne vous en faites pas, ce n'est que passager, j'en suis certaine. Après tout, les temps sont difficiles pour tout le monde. »

Elle n'était pas certaine de s'être montrée suffisamment convaincante. Elle était hésitante et ignorait comment lui présenter son état de manière à ce qu'il en soit un peu rassurer et cesse de s'en faire pour elle. Elle eut cependant l'impression de ne pas y avoir très bien réussi.

« Miss Tiddler est une jeune fille absolument charmante, et l'une des élèves les plus douées que j'ai pu avoir ». Bien sûr, ce n'était pas le cas de Miss Shatterney, dont Gabrielle avait du à maintes reprises rattraper les frasques. « Mr Worthington... James. Ne vous inquiétez pas à mon sujet. Je saurai en prendre mon parti, comme je l'ai toujours fait. »


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MessageSujet: Re: When the past is coming back (with James) Ven 22 Avr - 20:32

Son visage se para d'un sourire s'étendant jusqu'à ses oreilles, il semblait presque se retenir d'éclater de rire. Oui, Gabrielle était une enfant rafraichissante, et elle était restée comme cela.

-Oh mais laissez moi vous dire que moi aussi j'aimerais que plus ait votre opinion de moi, me pensant aimable et encore pimpant. Encore que je me fiche assez de ce que de parfaits inconnus pourraient penser de moi.

Demie vérité que celle là! Si il était assez orgueilleux pour ne pas prêter attention aux opinions de n'importe qui, il n'en restait pas moins soucieux de respecter les convenances, et donc de n'attirer que des regards, sinon positifis, du moins neutres à son égard.On pourrait le critiquer pour son caractère mais pas pour ses manières.

Le regard des autres, qu'il le reconnaisse ou non, lui importait, même si il ne dictait pas toute sa conduite.Sans doute que si Gabrielle avait été une parfaite étrangère, il ne l'aurait pas traité avec autant de bonté et de gentillesse, sans doute l'aurait il traité avec une certaine distance et une froideur assez glaçante tout en la respectant et en lui offrant son aide. Mais elle était la fille de son bon ami et elle ne se jouait pas de lui, il n'en fallait pas plus pour qu'il soit sous son charme comme le grand frère bienveillant qu'il était. Cependant, cela ne l'empêchait pas d'être lucide et de juger les propos que la demoiselle lui tenait.


-Je ne sais pas quel charlatan vous êtes allée voir, mais le grand air n'a pas l'air de vous apporter la santé. Ils disent souvent que c'est passager, mais ce doit être pour ne pas affoler les gens. Peut être même que vous désirez vous même ne pas m'affoler et que vous déformez les propos de cet apothicaire. Vous ne me mentiriez pas Gabrielle, si?!

Il la jaugea du regard, la mine sérieuse et dure. Attendant une réponse claire et nette, une réponse limpide et sans mensonge. La maladie ne prévenait pas... et il avait une sainte peur de toutes ces épidémies qui sévissaient. Perdre ses deux parents ainsi laisse des traces.
En l'entendant dire qu'elle saurait faire face à l'adversité, ou ce genre d'âneries, il ne put s'empêcher de rouler les yeux au ciel.


- Pourquoi vouloir s'en sortir seule, lorsque vous avez un ami à vos côtés, tout disposé à vous aider et à améliorer votre quotidien?! Vous n'êtes plus seule Gabrielle. L'avez vous compris ? Serait ce que vous ne vouliez plus rien avoir à faire avec le vieil ami de votre père?

Si cela avait été le cas, il l'aurait compris. Il n'avait peut être pas évolué en bien après toutes ces années..après tout depuis qu'il avait passé le cap de la trentaine, tout le monde semblait fuir sa compagnie. Ce qu'il ne savait pas, c'est qu'il avait parfois un comportement frôlant l'impolitesse, affichant son dédain et son indifférence comme d'autres afficherait leur bonne humeur. Il avait atteint l'attitude détestable du gentilhomme blasé observant avec détachement ce qui se passait autour de lui et portant un jugement sur tout.

Sans doute les épreuves qu'il avait pu traverser, la mort de ses deux parents, la prise en charge de sa soeur, la perte de son meilleur ami d'antan, la fuite de sa soeur avec le vil Keith et toute la ribambelle de demoiselle qui avait joui de ses faveurs avec joie avant de se tourner vers d'autres prétendants plus enjoués que lui, l'avait poussé à se conduire ainsi et à ne plus chercher autant à s'attacher aux autres.


-Qu'importe votre réponse à cela, sachez que ma porte vous sera toujours ouverte Gabrielle. Que ce soit ici ou à Emergham ou même à Londres. Revoir votre charmante frimousse me fera toujours plaisir, quelle que soient les circonstances.

Sa pupille ne brillait plus autant. Il savait qu'elle allait très probablement refuser et qu'il ne la recroiserait peut être pas. Bath était grand et leur vie était différente. Il ne lui en voudrait pas, on ne recherchait pas la compagnie d'un homme célibataire de quarante ans presque. Cela faisait jaser.
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MessageSujet: Re: When the past is coming back (with James) Sam 7 Mai - 20:24

Il était inutile de se leurrer. Tous deux avaient changé. Bien qu'aucun d'entre eux n'ait conté à l'autre ce qu'il avait pu vivre durant tout ce temps, il était évident que ces années n'avaient pas été qu'heureuses, bien au contraire. Mais ni l'un ni l'autre n'étaient de nature à conter leurs malheurs. Gabrielle ressentait une sorte de pudeur à l'égard de Mr Worthington. Après tout, elle était si différente lorsqu'il l'avait connue, pleine de vie et d'entrain. À présent, cette enfance choyée était bien derrière elle. Aussi, malgré la joie qu'elle avait de le revoir, une pointe de tristesse venait s'insinuer en elle, avec la certitude, plus écrasante que jamais, qu'elle n'était plus cette petite fille à qui l'avenir semblait sourire. Et pourtant, de nouveau, elle le faisait rire, comme si rien n'avait changé. De nouveau, elle souriait, comme contaminée par l'insouciance de ce moment.

Mais rapidement, elle dut revenir à la réalité. Elle n'était que gouvernante désormais, et tout portait à croire que sa santé n'était pas au mieux. Elle ne craignait pas encore pour sa vie, mais son état ne présentait aucune réelle amélioration. Elle comprit très vite qu'il ne la croirait pas. Elle n'avait habituellement aucun mal à détourner un peu la vérité, mais à lui, il lui semblait que c'était impossible. Le regard qui lui lança, si dur, lui fit baisser les yeux. Elle était incapable de le soutenir et de le détromper. Elle se sentit comme une enfant prise en faute, et il était évident à présent qu'elle n'avait pas été tout-à-fait honnête avec lui.


« Je dois vous avouer que ma santé n'est plus ce qu'elle était depuis quelques temps. Mais cela est normal, je suppose, quand tout vient à manquer. Comme je le disais les temps sont durs pour tout le monde... »

Elle lui avait avoué la vérité, mais toujours en essayant le plus possible de minimiser son état afin qu'il ne s'affole pas. Que pourrait-il y faire ? Elle était certes la fille de son si vieil ami, mais voilà des années qu'ils ne s'étaient plus revu. Le fait qu'il se souvienne d'elle était déjà inespéré, elle n'aurait osé lui demander de l'aide. Il avait sans doute beaucoup d'autres affaires à régler. Elle ne se sentait pas le droit d'entrer dans sa vie après tant de temps.

Les paroles qu'il prononça sonnèrent étrangement à ses oreilles. Ne plus être seule ? Elle avait du mal à l'imaginer. Depuis la mort de ses parents, elle avait toujours dû lutter seule, jusqu'à croire que plus jamais elle ne pourrait s'appuyer sur l'aide de personne. Si elle n'avait pas si bien connu James, elle se serait sans doute méfiée. Mais elle le savait trop honnête pour se jouer d'elle de manière aussi cruelle. Son seul souci était de lui causer aussi peu d'embarras que possible, mais elle ne pouvait le laisser croire que sa présence n'était pas désirée. Elle releva brusquement la tête.


« Je vous en prie, ne vous méprenez pas. Vous êtes le premier visage amical que je rencontre depuis bien longtemps, et il n'y a rien que j'aurais pu souhaiter davantage que de vous revoir un jour, vous qui me rappelez tant les êtres que j'ai aimé, et perdu. Mais le fait de ne plus être seule est quelque chose qui m'est désormais si étranger que j'ai peine à me le figurer. »

Elle ne doutait pas de ses bonnes intentions, au contraire, ni même de l'affection qu'il éprouvait envers elle. Mais sans doute avait-il un foyer, une famille. Après tout, bien qu'il ait mûri, il était toujours bel homme. Elle ne doutait pas qu'il ait une épouse. Si réellement c'était le cas, que dirait celle-ci si jamais elle prenait soudainement une place bien trop importante dans son existence ? En revanche, en ce qui concernait l'invitation qu'il venait de lui faire, elle s'autorisait à la prendre au pied de la lettre. Elle pourrait bien le visiter, et elle en aurait tout à fait le droit, puisqu'il le lui permettait. De nouveau, son sourire reparut.

« Je vous remercie... James, rien de me ferait plus plaisir que vous rendre visiter. »
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MessageSujet: Re: When the past is coming back (with James) Mer 25 Mai - 21:20

Elle se décida finalement à lui avouer la vérité, une vérité très vraisemblablement atténuée, mais une vérité tout de même. Cela lui suffit, l n'en demanda pas plus étant heureux de la voir lui accorder sa confiance , de plus il trouvait assez amusant qu'au final elle ne réussisse pas complètement à lui mentir. Redevenait elle une enfant devant lui qui au fond ne représentait pour elle qu'une ombre bienveillante de son passé?!

Mais il prit par la suite réellement compte de leurs différences et du fossé qui les séparait lorsqu'elle affirma que les temps étaient durs, lui se prit à penser qu'ils ne l'étaient pas tant que ça si l'on mettait de côté les évènements de sa vie privée qui n'avaient rien à voir avec la conjoncture. Alors que lui restait un peu insouciant et flegmatique, Gabrielle, elle , parlait déjà avec le courage et la résignation des gens de classe modeste.

Frappé d'un coup par l'idée qu'ils ne se rejoindraient peut être jamais et qu'il n'était qu'un souvenir qu'elle chérissait, qu'elle ne l'apprécierait sans doute pas pour sa personne, lui l'arrogant aristocrate borné et sec vivant loin des réalités du monde, il lâcha d'un coup la petite main qu'il avait tenu jusque là sans s'en rendre compte, comme hanté par une apparition.


Il rattrapa l'étrangeté de son comportement par une vague expression de contentement qui naquit sur son visage lorsqu'il l'entendit dire qu ' elle avait été heureuse de le voir. Une réaction qu'il suscitait très rarement chez les gens. Pourtant ce fut d'une voix étrangement grave et froide, sa voix désabusée de tous les jours qu'il s'adressa ensuite à elle:

-Pour se faire à la compagnie et au soutien Miss, il faut s'y soumettre, s'y exercer je crois. Un peu comme le cheval, quand vous étiez petite, je me souviens encore de toutes les chutes que vous aviez dû faire avant de réussir à maitriser parfaitement votre poney.Et vous vouliez toujours remonter, recommencer, le pauvre garçon d'écurie qui vous accompagnait n'en pouvait plus de votre petite voix impérieuse! Si vous voulez vous faire à ma présence ou celle de quelqu'un d'autre, il faudra rester souvent en sa compagnie....A moins que vous ne veniez de me dire que vous chérissez votre totale indépendance au point que vous me trouviez un peu trop insistant.

Sur ce il remit son haut de forme tout en ajoutant(et en s'enfonçant un peu plus):

- Je vous prie de m'excuser. Je suppose que je suis un peu trop désireux de remettre un peu de vie à Emergham. Il n'y a guère que moi et ma soeur là bas, et parfois quelques amis, et pourtant c'est si grand que même lors de la venue d'invités j'ai l'impression d'y être bien seul. Maitre d'un cimetière humain.. Oh je dois vous paraitre bien lugubre à parler ainsi. Oubliez ce que j'ai dit Miss! Je crains de ne pas être la meilleure compagnie possible .

Un petit rire amer lui échappa à cette phrase. C'était le moins qu'on puisse dire. Il était bien pitoyable à se lamenter en public ainsi.D'autant qu'elle promit au final de venir le voir dans le Derbyshire, elle l'avait même appelé James spontanément.. et avec un grand sourire pour couronner le tout. Cette seule vision suffit à arracher un sourire gêné au Lord coincé.

-J'espère que mes stupides paroles ne vous feront pas changer d'avis Miss Gabrielle. Je vous promets d'être plus entrainant lors de votre, je l'espère très prochaine, visite, mais les vieilles habitudes ont la vie dure vous voyez!

Après un baise main de circonstance, et ce sans qu'il ait enlever son chapeau, il s'en alla en regardant une ou deux fois derrière lui si elle était toujours présente et n'était pas le fruit de son imagination.

Spoiler:
 
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When the past is coming back (with James)

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