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When people run in cercles... & Elizabeth

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Georgiana CleverleyMiss.
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MessageSujet: When people run in cercles... & Elizabeth Mar 22 Fév - 22:20


© Datura et LJ


La vie, la mort, la vie, la mort, la vie… et la mort. Inexorablement.
Une vie de plus, une vie de moins… Qu’est-ce que cela change à l’Univers ? Absolument rien. Qu’est-ce que cela change à son Univers ? Absolument tout.

Depuis que Georgiana avait appris que son père était mourant, elle était passée par presque tous les stades du deuil. Le choc de la nouvelle, qui l’avait paralysée et asphyxiée. La prise de conscience, quand elle avait compris qu’elle ne le reverrait plus jamais. Les premières larmes, celles qui brûlent la peau plus sûrement que n’importe quel tisonnier. La colère, contre l’injustice de ce monde de m**de. Le chagrin, qui arrache le cœur et laisse un trou béant dans la poitrine. Puis c’est là que le temps fait son travail, en réduisant cette peine en une immense tristesse. Mais le temps avait des ratés avec Georgiana. Il ne la consolait, ne la réconfortait que de temps en temps, lorsque son esprit était occupé à autre chose. Et quand ce n’était plus le cas, la douleur revenait aussi intense qu’auparavant.
Elle avait bien tenté de continuer sa vie comme si de rien n’était, mais elle avait lamentablement échoué. Elle avait même essayé de s’imposer une ligne imaginaire : dès qu’elle sortirait de son appartement, elle retrouverait le sourire et son caractère autrefois optimiste et enjoué. Ce genre de trucs bien beaux que l’on retrouve dans les livres avec des héros/ïnes faisant preuve d’un courage remarquable. Dans la vraie vie, ce n’était pas aussi facile et là aussi, elle avait échoué. Lorsqu’elle avait perdu sa mère, elle avait péniblement réussi à surmonter cette épreuve. Grâce à son père. Il avait été là pour la soutenir, il avait été là pour partager sa souffrance. Et maintenant, elle était seule. L’oncle qui était devenu son tuteur n’avait jamais été proche d’elle ou de sa famille, tout juste entretenaient-ils des relations de courtoisie. En outre, il n’était jamais présent chez eux, préférant vagabonder d’une ville à l’autre du pays, répondant à telle ou telle invitation d’une quelconque relation. Quand à son oncle pasteur, John Price, il l’avait tout simplement oubliée depuis qu’il avait appris qu’il ne toucherait pas un centime de la fortune de son beau-frère. C’est d’ailleurs une des raisons qui poussèrent Georgiana à s’acheter sa propre résidence. Comment vivre au même endroit que celui que vous aviez toujours cru bienveillant et généreux alors qu’il n’était attiré que par l’appât du gain ? Et en ce qui concerne ses amis, elles les avaient quasiment tous perdus de vue, à l’exception des Shatterneys avec qui elle entretenait toujours d’excellentes relations. Mais la plupart du temps, elle était seule. Elle était seule même lorsqu’elle était accompagnée.

Alors elle chercha un moyen de soulager sa peine seule. Elle se mit à écrire des lettres, toutes adressées à son père. Semblables à celles qu’elle avait envoyées chaque semaine de chaque mois qu’elle avait passé à Meryton. Elle n’y avait modifié qu’une seule chose : « Prenez soin de vous. Avec toute mon affection, Georgiana » était devenu « Prenez soin de vous et embrassez mère pour moi. Avec toute mon affection, Georgiana ». Maintenant il pouvait le faire. Dans ses lettres, elle y racontait ses journées, ses rencontres, ses sentiments ainsi que les dernières nouvelles concernant la zone contaminée. Et elle les envoyait à Latherney, le domaine de ses parents, son domaine à présent. Là où ils étaient tous deux enterrés.

Le temps était maussade aujourd’hui, le vent soufflait par fortes rafales et le ciel était gris, tout comme le cœur de Georgiana. Elle était sortie prendre un peu d’air malgré tout et s’était installée dans un salon de thé du Circus pour y écrire une nouvelle lettre. Celle-ci était si longue que son thé avait eu le temps de refroidir avant qu’elle l’ait achevée. Georgiana quitta alors le salon, sa lettre entre les mains, la relisant une dernière fois. C’était une très mauvaise idée car à peine avait-elle fait trois pas dehors que le vent l’emporta d’un seul coup, le papier coupant les doigts de la jeune femme au passage. Avant qu’elle ait pu faire un geste pour la rattraper, la lettre avait atterri sur quelqu’un. Plus précisément sur le visage d’une personne que Georgiana avait connu à Meryton. Elle en avait gardé un souvenir très boueux.

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MessageSujet: Re: When people run in cercles... & Elizabeth Sam 5 Mar - 1:17

Quelle merveilleuse journée pour sortir, enfin mis à part le temps maussade qui semblait régner en maitre. En vérité, Elizabeth était toujours heureuse de sortir, surtout depuis qu’elle était à Bath. Bon ce n’était pas encore à son hauteur, cela ne valait pas Paris, mais au moins elle y avait gagné quelques avantages. Plus de village, plus d’oncle ou tante, ainsi que cette multitude de cousin, tous aussi ennuyant les uns que les autres. Malheureusement pour elle, sa sœur était toujours envie, elle resterait à jamais une plaie pour elle. Pourquoi diable n’était-elle pas rentrée chez elle comme un petit chiot apeuré ? Pearl savait parfaitement qu’Elizabeth ne lui ferait plus aucun cadeau ! Enfin, elle n’avait plus à la supporter 24/24 heures et 7/7 jours, sauf quand elle devait aller prendre le thé chez son adorable tante.

Ce qui était le cas d’aujourd’hui, mais Elizabeth se sentait de bonne humeur, heureuse qu’elle était. Cela faisait bien longtemps qu’elle ne l’avait pas été. Habillée de ses plus beaux atours, juste pour agacer sa tante et quelques cousins ou cousines présentes, Elizabeth sortait de chez son tuteur. Cet homme, elle l’avait embobiné si facilement qu’elle s’en félicitait elle-même. Une domestique lui demanda si elle devait faire appel au cocher, Elizabeth lui répondit que non, qu’elle irait à pied jusque chez sa tante. Et pour cause ce n’était guère loin, cependant avant d’y aller, elle avait une course à faire, un petit achat pour son amie Harmony. La pauvre n’avait pas eu le bonheur de s’émanciper de leur oncle, son père étant moins indulgent que le sien. C’est ainsi qu’elle arriva jusqu’au Circus, un bel endroit ! Un endroit qu’elle aimait, rien à voir avec les malheureuses boutiques de Meryton. Enfin, mieux valait ceci que rien du tout. Elizabeth s’approchait du salon de thé, lorsqu’une femme en sortit, qui par mégarde laissa s’envoler sa précieuse enveloppe au gré du vent. Elizabeth l’attrapa, du moins cette dernière vint à sa rencontre. Attrapant l’enveloppe, elle dévisagea cette jeune femme, quelle curieuse coïncidence ! N’était ce pas cette souillon qui avait osé la trainer dans la boue ? Oui, il semblait bien que ce soit elle, cette femme qui l’avait entrainé dans la boue, qui avait lu la lettre qu’elle avait adressé à son père, qui l’avait traité de FOLLE !

Un sourire en coin, Elizabeth pensa que le hasard faisait bien les choses. Chaque fait devait bien se payer un jour ou l’autre, et voilà que sans avoir levé le doigt, Elizabeth tenait sa vengeance. A voir l’expression de cette femme, l’enveloppe semblait être un bien précieux. Une chance pour elle qu’Elizabeth l’avait récupéré, ou une malchance, allez savoir.

« Que le hasard fait bien les choses, voilà que les rôles sont inversés, et cela sans que je ne m’épuise. A qui donc est destinée cette lettre ? Un prétendant, un parent ? Non attendez, je vais lire moi-même, ainsi je serais. C’est bien ce que vous avez fait non ? Oui, la lettre que j’adressais à mon père, vous ne vous êtes pas gênez ce jour. Alors permettez que je lise ».

Machiavélique, elle faisait exprès de rappeler à cette femme l’erreur qu’elle avait commise. N’avait-elle pas promis qu’elle se vengerait ? N’avait-elle pas dit qu’un jour, si jamais elles se recroisaient, elle paierait pour son affront ? Oui, elle l’avait bien dit, elle le lui avait promis.

« Chose promise, chose due »

Elizabeth décacheta l’enveloppe et l’ouvrit. Dépliant la lettre, elle commença à la lire devant elle. Cependant, elle fut bien bonne avec elle de ne pas la lire à voix haute.


Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: When people run in cercles... & Elizabeth Mer 30 Mar - 0:21

Georgiana était mortifiée. De toutes les personnes sur Terre qui auraient pu rattraper cette lettre, il avait fallu que ça tombe sur elle. Non pas qu’elle ait conservé un souvenir amer de leur rencontre. C’est vrai que sur le coup, elle en avait eu gros sur la patate. Mais maintenant, elle se fichait complètement de ce qui s’était passé. Leur bagarre lui paraissait bien futile et puérile à présent. Elle s’étonnait même d’avoir pu s’énerver aussi facilement et pour si peu. Et pour tout dire, elle ne se souvenait même plus du comment tout avait commencé. Tellement de choses s’étaient passées depuis. Ce souvenir lui revenait d’une autre époque, d’un autre monde. Tout était différent maintenant. Non, ce qu’elle redoutait, c’était la réaction de celle qu’elle avait autrefois surnommée la garce. « Lady Elizabeth Forbes » avait-elle dit en quittant les lieux. La sœur de la blondasse. Telle sœur, telle sœur. Elle semblait être particulièrement rancunière. Et à voir la réaction qu’elle avait eue en apercevant Georgiana, elle n’avait pas oublié à quel point la boue pouvait être visqueuse.

Lady Forbes affichait un petit air satisfait, assorti d’un sourire goguenard. Elle devait bien s’amuser. Oui les rôles étaient inversés, quelle ironie du sort. De toute évidence, elle comptait profiter de ces retrouvailles pour se venger. Georgiana la vit avec horreur commencer la lecture de sa lettre. Là où elle se confiait à ses parents, où elle disait tout, où elle se mettait totalement à nu. Comment ils lui manquaient terriblement. Comment elle s’en voulait de ne pas avoir été là dans les derniers mois de son père. Comment elle regrettait d’avoir été une enfant si difficile avec sa mère. Comment elle cherchait désespérément une raison de poursuivre sa vie. Comment elle angoissait chaque jour de découvrir la mort d’un ami. Personne n’était censé lire ça. C’était comme son journal intime. Elle ravala donc le peu de fierté qu’elle avait et s’avança vers la jeune femme.

- Lady Forbes, s’il vous plaît.

Mais elle fit semblant de ne pas l’entendre. Georgiana s’imaginait déjà qu’elle allait lui faire passer un sale quart d’heure, commentant peut-être une phrase par-ci par-là d’un ton dédaigneux et concluant le tout par un rire méprisant. Si c’était le prix à payer pour pouvoir récupérer sa lettre, et bien soit. Rien ne comptait plus pour elle en ce moment précis. Pourtant, ce n’est pas ce qui se passa. Lady Forbes paraissait plus surprise qu’autre chose. Et lorsqu’elle eut terminé sa lecture et releva la tête, il n’y avait pas vraiment de trace de mépris dans son visage.

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MessageSujet: Re: When people run in cercles... & Elizabeth Sam 16 Avr - 1:16






Avec cette lettre dans ses mains, Elizabeth tenait sa vengeance, elle avait tout en possession pour la faire souffrir. Cette femme, cette petite idiote qui avait osé s’en prendre à elle, alors qu’elle venait à peine d’arriver à Meryton. Cet épisode lui avait valu un accueil des plus perturbants et des plus remarquables aussi. D’ailleurs, elle lui avait promis de se venger, elle lui avait donné son nom afin qu’elle se souvienne parfaitement d’elle. Pendant un temps, Elizabeth ne l’avait pas revu, mais là était l’occasion en or, une occasion qui ne se représenterait pas deux fois de surcroit. Elle devait donc saisir sa chance.

Elle commença ainsi la lecture de la lettre, à voix basse, si basse que même Georgiana ne pourrait l’entendre. Elle parcourut rapidement la lettre, une lettre des plus personnelles, des plus émouvantes et des plus tragiques. Elle aurait pu, par pure méchanceté gratuite, se moquer d’elle, l’humilier devant tout le monde. Mais ce qu’elle lut dans la lettre, ce qu’elle apprit sur cette jeune femme la toucha profondément. Un élan de surprise avait prit place sur son visage, remplaçant son air de satisfaction constante. Elizabeth apprit ainsi qu’elle avait un point en commun, un point commun de taille. Toute deux étaient orpheline, quoiqu’Elizabeth ait encore son père, même si ce dernier n’apportait guère d’attention à sa fille aînée, au contraire de Pearl. Elizabeth pensait qu’elle tenait son heure de gloire, que les rôles étaient inversés, qu’elle jubilerait devant cette pauvre créature, mais l’envie la quitta. Plus rien en elle, lui disait de se venger. Au contraire, elle avait pitié de cette jeune femme. Elizabeth leva les yeux et la regarda, elle était là à la supplier de pas lire la lettre. Elle lui avait ri au nez quelques minutes auparavant, lui rappelant sa promesse. Mais maintenant, son plaisir gâché, elle était elle-même prise d’une mélancolie. Elle repensa à sa mère, cette mère partit trop tôt. Cette mère en qui elle avait une confiance des plus grandes, en ces temps là, Elizabeth était des plus liées avec sa tendre mère et sa jeune sœur. C’était encore une époque, où elle vivait dans le droit chemin, avant de devenir aussi froide et distante. Elle en avait voulu dès ce jour à son père, cet homme faible qui n’avait rien fait pour sauver son épouse. Elizabeth se souvenait de ses longues séances de lectures, de ses longues conversations, tard dans la nuit, à la lueur d’une chandelle. Tous ses souvenirs la submergèrent, à un tel point, qu’une petite larme se dessina dans le coin de son œil. Elle l’enleva rapidement, l’écrasant du bout du doigt.

La lettre toujours en main, Elizabeth la replia et la remit dans l’enveloppe. Regardant encore une fois ce qui aurait pu être son trophée de victoire, de jubilation machiavélique, Elizabeth se rapprocha de Georgiana, lui prit les mains et glissa la lettre entre celle-ci.

« Tenez, Miss Cleverley, il me semble que ce bien vous appartient. Une chance que je l’ai attrapé. Je vous prie de m’excuser de l’avoir lu, la curiosité est très souvent un vilain défaut. »

Elizabeth avait prononcé ses mots d’une telle sincérité, qu’elle s’en étonna elle-même. Elle éprouvait un sentiment des plus bizarres vis-à-vis d’elle, mais jamais elle n’aurait su le décrire. Jamais, elle n’aurait pu dire ce qu’elle ressentait réellement. Une fois, la lettre entre les mais de Georgiana, Elizabeth prit le soin de continuer son chemin, passant derrière elle.

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